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Table ronde : Souvenirs du Concours d'habiletés

Les épreuves du tir le plus puissant et du lancer le plus précis ont marqué le panel de LNH.com, qui partage ses moments marquants de cette tradition du Match des étoiles

par LNH.com @LNH_FR

Tout au long de la saison, les experts du LNH.com participeront à des tables rondes pour répondre à diverses questions. En interagissant entre eux, nos experts donnent leur opinion sur plusieurs sujets chauds à travers la LNH. Aujourd'hui, on leur a posé la question suivante : Le week-end du Match des étoiles approche à grands pas, et si le Match des étoiles représente l'événement principal, le Concours d'habiletés est toujours très populaire. Quelle est votre épreuve préférée, ou quel est votre souvenir préféré lié à cet événement?

Nicolas Ducharme, journaliste LNH.com

Le baseball a son concours des coups de circuit, le Match des étoiles à son épreuve du tir le plus puissant.

Chaque année, avec l'avancement de la technologie dans les bâtons, mais aussi de la force physique des joueurs, on espère que le record établi par Zdeno Chara en 2012 (108,8 MPH) finira par tomber, mais depuis, il a résisté, malgré les efforts de Shea Weber qui a atteint la barre des 108,5 MPH en 2015.

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Pourtant, mon meilleur souvenir de cette compétition remonte à 1993 sur la glace du Forum de Montréal. Le défenseur des Capitals Al Iafrate avait épaté la galerie avec un tir de 105,2 MPH, soit 12,2 MPH plus rapide que le précédent record établi par Al MacInnis. Le visage des joueurs sur la glace en disait long… et certains devaient se demander si le radar n'était pas en kilomètres-heure, puisque la confrontation se tenait au Canada.

Surtout, c'était de voir le look d'Iafrate. Gros bonhomme au visage intimidant, avec un crâne dégarni, mais avec une coupe Longueuil - ou mulet comme on dit en Europe -, il avait le casting parfait pour réaliser un tel lancer, comme s'il était un robot. 

Même son nom avait quelque chose d'intimidant. Il faut dire que je n'avais que neuf ans à l'époque et je croyais qu'il s'agissait de son nom de famille… prononcé Aliafraty! Et je suis certain que je n'étais pas le seul à penser cela!

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Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com

Avec le concours du tir le plus puissant, je ne crois pas me tromper en avançant que l'épreuve des cibles marque l'imaginaire des amateurs de hockey. J'ai été fasciné dès les débuts de l'épreuve au Match des étoiles en 1990. Je me surprenais à tenter ma chance à la patinoire de mon village en utilisant mes bottes pour le haut du but et des boules de neige pour la partie inférieure. Je n'étais pas vilain. Je peux même me targuer d'avoir atteint les quatre cibles à l'aide du minimum de quatre lancers avant Raymond Bourque en 1992. Vous devez me croire sur parole parce que personne ne m'a vu! Blague à part, Bourque était le maître du compas dans l'œil au début des années 1990 dans la LNH. Le défenseur vedette des Bruins de Boston a répété l'exploit du 4-en-4 l'année suivante, avant d'être imité par Mark Messier en 1996 et Jeremy Roenick en 2004.

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Ducharme

Les succès de Raymond Bourque ont fait qu'au Québec, pour une génération complète, tu étais l'enfant le plus cool du quartier si tes parents t'avaient acheté des cibles en mousse pour fixer sur ton but de hockey de rue !

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com

Je trahirai peut-être mon âge en vous disant ça, messieurs, mais je n'ai pas beaucoup de souvenirs du 4-en-4 de Raymond Bourque! J'ai bien sûr vu les images d'archives, mais je dois avancer de quelques années pour identifier un souvenir marquant pour moi.

Je n'ai pas le choix d'y aller avec l'événement de 2009 qui se tenait à Montréal dans le cadre des célébrations du Centenaire. Je me souviens très bien d'avoir visité les installations de la Ligue où étaient exposés tous les trophées, dont la Coupe Stanley!

Je me souviens aussi que les amateurs avaient envoyé la moitié des joueurs des Canadiens de Montréal - j'exagère à peine - au Match par le biais d'un vote populaire.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est évidemment le concours de fusillades au cours duquel le public pouvait décider du vainqueur en se basant sur l'originalité de la prestation. Qui ne se souvient pas d'Alex Ovechkin, de son chapeau de touriste muni d'un drapeau canadien, de ses lunettes soleil et de sa feinte à deux bâtons?

Ovi avait certainement assuré le spectacle!

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Hugues Marcil, pupitreur LNH.com

Comme toi, Nic, je suis fasciné par le défi du tir le plus puissant, mais je dois avouer que l'épreuve dont je raffolais lorsque j'étais plus jeune était le concours d'échappées. J'adorais voir mes joueurs favoris s'éclater et y aller de feintes toutes plus extravagantes les unes que les autres… que mes amis et moi avions tôt fait d'essayer sur la patinoire de mon village. L'épreuve a quelque peu changé aujourd'hui pour mettre à l'honneur les gardiens lors du Défi de la série d'arrêts, et les tireurs doivent désormais respecter les mêmes règles de tirs de barrage que dans un match de saison régulière. Le résultat n'en demeure pas moins très impressionnant.

Cela dit, Guillaume m'a coupé l'herbe sous le pied, car j'ai exactement le même souvenir. Comment ne pas se rappeler cette mise en scène d'Ovechkin? Evgeni Malkin l'avait aidé à enfiler ses lunettes et son chapeau. Une petite gorgée de Gatorade, et il s'était mis en marche. 

Je me rappelle avoir suivi de très près le concours d'habiletés, car j'allais assister au Match du lendemain. C'était lors des belles années d'Alex Kovalev à Montréal, et lui aussi avait épaté la galerie avec la fluidité de ses feintes. Ce n'est pas pour rien qu'il a sorti un DVD dans lequel il enseignait ses habiletés. Un jeune Steven Stamkos avait également impressionné bien des gens en marquant à plat ventre sur la patinoire, poussant la rondelle de sa main droite vers sa palette.

Bref, ç'avait été une belle fin de semaine, et je me souviens qu'il y avait beaucoup d'ambiance au Centre Bell, car comme tu l'as souligné, Guillaume, le CH était bien représenté. Si ma mémoire est bonne, en plus de Kovalev, Carey Price, Andrei Markov et Mike Komisarek avaient été les joueurs du Tricolore invités.

Laflamme

C'est l'année que les partisans des Canadiens ont voté en bloc pour leurs favoris. Markov et Komisarek ont entre autres été choisis comme les partants en défense, et je soupçonne Guillaume et toi, Hugues, d'y avoir été pour quelque chose!

John Ciolfi, producteur senior LNH.com

Comme Bob, j'étais toujours fasciné par le Défi des tirs de précision, surtout par ceux qui excellaient à ce concours. Bourque semblait toujours gagner dans les années 90, puis Roenick dans les années suivantes. Après sa performance en 2018, je ne serais pas du tout surpris si Brock Boeser conservait le titre de champion-tireur à plusieurs reprises au cours des prochaines années. Mais si je peux faire une suggestion à la LNH: remettez les anciennes cibles. C'était tellement satisfaisant de voir des joueurs faire exploser les cibles avec un tir précis!

Je dois également ajouter mon nom à la liste de ceux qui s'ennuient du concours de fusillades. Ce défi a fourni aux joueurs une occasion de démontrer une créativité ou un sens de l'humour que certains amateurs ne voient que rarement. Il y a tant de moments dont je me souviens au cours des récentes fusillades : Brian Elliott prenant un «selfie» au beau milieu d'un tir; Ryan Johansen faisant appel à un jeune garçon pour marquer son but, avant de voir Jakub Voracek reproduire l'exploit avec un jeune Johnny Gaudreau; Patrick Kane se déguisant en Superman avant de détruire une rondelle avec son lancer; et Brent Burns imitant Chewbacca (ou peut-être est-ce Chewie qui imitait Burns… ?). Tant de moments qui provoquaient des rires et qui ont fait sensation sur les réseaux sociaux.

Tweet from @KidElls1: #NHLAllStar game Selfie!!!! pic.twitter.com/gWwGyT1kGa

Il y a pourtant un moment dont je me souviens plus que les autres de ce défi. Il est survenu en 2016 à Nashville, alors que le vénérable attaquant Jaromir Jagr participait à ce qui s'avérait son dernier Week-end des étoiles. Pendant la fusillade, P.K. Subban s'est rendu au centre de la patinoire au Bridgestone Arena entièrement déguisé comme Jagr : chandail no 68 des Panthers de la Floride, coupe Longueuil, casque JOFA, la totale. Et bien sûr, après son but, le salut aux partisans. C'était un hommage parfait de la part d'un des joueurs les plus charismatiques et dynamiques de nos jours à l'un des joueurs les plus charismatiques et iconiques de tous les temps.

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Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com

Tout comme Nic, j'ai toujours gardé une place spéciale dans mes souvenirs pour Al Iafrate (et sa coupe de cheveux un brin douteuse) quand je repense aux premiers Concours d'habiletés dont je me souviens.

C'est toutefois l'épreuve du patineur le plus rapide qui m'a le plus interpellé quand j'étais plus jeune, probablement parce que je me disais qu'il s'agissait de l'épreuve que j'avais le plus de chance de remporter…

Je me souviens de Mike Gartner qui avait amélioré son propre record en 1996, alors qu'il avait devancé Petr Bondra de justesse dans sa course avec un temps de 13,386 secondes, pour battre le temps de Sergi Fedorov de quelques millièmes de seconde. 

Son record a résisté aux années jusqu'à ce qu'une verte recrue l'améliore en 2016. Dylan Larkin a alors enregistré un temps de 13,172 secondes, mais les puristes ont souligné que Larkin avait pris quelques enjambées d'élan avant de franchir le départ à la ligne rouge. Peu importe, dans un sport qui est de plus en plus axé sur la vitesse, de voir des joueurs comme Connor McDavid, Larkin, Nathan MacKinnon, Mathew Barzal et compagnie donner tout ce qu'ils ont sur un seul tour de patinoire, c'est toujours quelque chose de spécial.

Cet événement est d'abord et avant tout destiné aux jeunes amateurs, qui ont la chance de voir leurs joueurs préférés dans un cadre différent, et qui vont ensuite tenter de les imiter à la patinoire du coin ou dans la rue devant chez eux. J'ai d'ailleurs eu la chance de participer à un tournoi de hockey mineur ou quelques joueurs de chaque équipe étaient invités à prendre part à un concours d'habiletés à la mi-tournoi. J'ai été l'un des représentants de mon équipe, et je me souviens encore de cette journée comme si c'était hier… même si mes rêves d'imiter Mike Gartner se sont envolés assez tôt parce que je n'ai pas entendu le coup de sifflet du départ lors de ma compétition de prédilection!

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