MANALAPAN, Fla. -Réunis à l'Eau Palm Beach Resort & Spa, lundi, les directeurs généraux de la LNH se sont rencontrés lors d'une première journée de discussions à propos de potentiels changements aux règlements de la Ligue.
Réunion des DG: Les combats et la révision vidéo au coeur des discussions
Les directeur généraux pourraient revoir la façon dont la pénalité d'instigateur est appelée après une mise en échec légale

© Elsa/Getty Images
Parmi les sujets qui ont été abordés, il y a les combats qui éclatent après une mise en échec légale, le mécanisme de reprise vidéo pour des pénalités pour bâton élevé et pour avoir lancé la rondelle par-dessus la baie vitrée et la possibilité de forcer les joueurs à porter certaines pièces d'équipement.
Les 32 DG se sont séparés en sous-groupes de huit pour discuter de tous les sujets. Ils se rencontreront tous mardi afin de révéler le fruit de leurs discussions et d'y aller de recommandations qui pourraient mener à des changements au livre des règlements.
« Dans ces sous-groupes, on tente de voir s'il y a quelque chose que l'on puisse faire pour rendre le sport meilleur, sans vouloir tout recommencer à zéro parce qu'à notre avis il n'y a pas de problème majeur, a expliqué le DG des Coyotes de l'Arizona Bill Armstrong. Ce que tu veux avant tout quand nous sommes en groupes, c'est de s'assurer de ne pas dénaturer le sport qu'est le hockey. »
Un des sujets au menu était les inquiétudes reliées aux combats qui se produisent après une mise en échec considérée comme légale, et comment mettre en place des règlements pour les empêcher, si nécessaire.
« La pénalité d'instigateur existe, mais est-ce que les officiels appellent cette infraction autant qu'ils le devraient? », s'est demandé le commissaire adjoint Bill Daly. « Nous avons consulté des statistiques aujourd'hui qui démontrent que dans 89 pour cent des cas où une bataille éclate pour défendre un coéquipier, c'est à la suite d'une mise en échec propre. Seulement 42 pour cent de ces combats ont mené à ce qu'une pénalité d'instigateur soit appelée, ou une infraction du genre. Ça pourrait être une conduite antisportive. Ça pourrait être une rudesse. Ça dépend de ce qui est requis selon la situation. On se questionne pour savoir si notre réponse est appropriée sur ce jeu. Est-ce que nous voulons moins voir ces situations dans un match? Et comment peut-on y parvenir?
« Je ne vais pas avancer que c'est une problématique, puisque nous allons y revenir demain. Mais il y a un pourcentage élevé des combats dans notre ligue qui sont en réponse à une mise en échec légale. »
Rob Blake, le DG des Kings de Los Angeles, a indiqué que la possibilité que l'infraction d'instigateur soit accompagnée d'une double pénalité mineure ou une majeure était possible, afin de décourager les joueurs à jeter les gants dans un cas comme celui-là.
Actuellement, l'infraction d'instigateur entraîne une pénalité mineure de deux minutes, une majeure de cinq minutes et une inconduite de 10 minutes. Un joueur qui écope de trois pénalités d'instigateur en une saison est automatiquement suspendu pour un match.
« Chaque fois que nous avons instauré une pénalité plus mordante, les joueurs ont été moins tentés de le faire », a souligné Blake.
Mais Daly a raconté qu'un des groupes sous-groupes avait soulevé la possibilité que la pénalité d'instigateur n'était peut-être pas suffisamment imposée parce qu'elle est déjà accompagnée de 17 minutes de punition.
« Lors des discussions, on s'est demandé s'il y avait une possibilité que l'impact de cette punition rendait hésitants les arbitres à l'appeler, a dit Daly. Je ne sais pas si ça vaut la peine de changer la pénalité, de la réduire, mais ça fait partie de ce que nous devons évaluer. »
Modifier la pénalité entraînerait un changement au livre des règlements, ce qui devrait obtenir l'accord des DG, du comité de compétition de la LNH/AJLNH et du Bureau des gouverneurs.
« Je ne pense pas que c'est la solution, a dit Armstrong. Il faut davantage suivre quand la pénalité est appelée en ce moment. »
Les quatre groupes ont discuté de la possibilité d'étendre la révision vidéo aux pénalités pour avoir retardé le match après avoir lancé la rondelle au-dessus de la baie vitrée ainsi que pour les pénalités mineures pour bâton élevé où le coupable est un coéquipier de la victime, et non pas un adversaire.
La Ligue permet actuellement aux arbitres de revoir à leur discrétion toutes les doubles pénalités mineures où un tel scénario pourrait s'être produit. La salle de révision de Toronto n'est pas impliquée dans une telle situation.
Daly a soutenu qu'il était possible que la Ligue implante un système de révision différent pour les pénalités pour bâton élevé et pour avoir envoyé la rondelle par-dessus la bande, potentiellement à l'aide d'une contestation de l'entraîneur ou par le biais de l'intervention de la salle de révision.
« Mais une fois que tu vas là, où est-ce que cela peut mener? a demandé Blake. Le fais-tu dans le cas d'une pénalité pour avoir fait trébucher? Il faut qu'il y ait un équilibre. Plusieurs de ces discussions sont très générales. »
Il y a de plus en plus d'inquiétudes dans la LNH en ce qui concerne les joueurs qui pourraient potentiellement subir des lacérations catastrophiques liées à des lames de patin, les plus récentes victimes étant l'attaquant des Oilers d'Edmonton Evander Kane et à l'attaquant des Stars de Dallas Tyler Seguin.
Daly a fait savoir que le sous-comité conjoint de la LNH et de l'AJLNH travaillait sur ce dossier depuis un certain temps et qu'il est possible que la Ligue envisage de rendre obligatoires les sous-vêtements résistants aux coupures pour tous les joueurs.
Des sous-vêtements résistants aux coupures approuvés par la LNH, dont des protège-poignets et des chaussettes spéciales, sont déjà à la disponibilité des joueurs, mais ils ne sont pas obligatoires. La Ligue a également produit des vidéos éducatives à propos des lacérations et des bienfaits des matériaux résistants aux coupures.
« Ce qui reste à déterminer, c'est à quel moment tu les rends obligatoires si tu prends cette avenue, a dit Daly. Peut-être que tu n'empruntes pas cette voie. Peut-être que tout ce que nous faisons pour éduquer les joueurs s'avère suffisant et que tout le monde est à l'aise avec ça. Nous sommes dans ce processus depuis un moment et nous continuons à analyser la situation. »
Mike Grier, directeur général des Sharks de San Jose, est d'avis que les joueurs ne voudront pas, d'entrée de jeu, que ces pièces deviennent obligatoires en raison du degré de confort qu'ils éprouvent avec les autres sous-vêtements.
« Mais espérons qu'ils deviennent à l'aise à les porter et que ça puisse prévenir certaines blessures », a dit Grier.

















