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Repêchage 2020 : Justin Barron veut s'amuser avant tout

Le défenseur des Mooseheads de Halifax applique à la lettre un précieux conseil de Bowen Byram

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Avant même le début de la nouvelle saison, Justin Barron savait qu'il aurait bien du pain sur la planche à son année d'admissibilité au repêchage de la LNH. 

Il devait maintenir la brigade défensive des Mooseheads de Halifax à flot jusqu'au retour au jeu du vétéran défenseur Jared McIsaac, aider l'équipe à tenir le rythme après des participations à la Finale de la Coupe du Président et à celle de la Coupe Memorial tout en tentant de gagner des points au point de vue personnel.

Gagner des points aux yeux des recruteurs des équipes de la LNH, mais aussi auprès des dirigeants de Hockey Canada qui l'épient en vue du Championnat mondial junior. Une saison assez exigeante, donc, pour celui qui est considéré comme un potentiel choix de première ronde par le Bureau central de dépistage de la LNH.

« Le meilleur conseil que j'ai reçu, c'est Bowen Byram qui me l'a donné, a amorcé le défenseur en parlant du choix de première ronde de l'Avalanche au dernier repêchage. Il m'a dit : ''Si tu n'as pas de plaisir à jouer au hockey, alors pourquoi tu jouerais?''

« Cette phrase est restée avec moi depuis ce temps. Cette année de repêchage ne survient qu'une seule fois dans une vie. C'est maintenant que ça se passe et j'essaie d'apprécier chaque moment. »

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Alors qu'il approche de la mi-parcours de cette importante année, les choses risquent de devenir encore plus intéressantes pour le jeune homme de 18 ans originaire de Halifax.

McIsaac sera rétabli de sa blessure sous peu, allégeant du même coup sa charge de travail avec les Moosheads, et il devrait en principe retrouver Byram au camp de sélection d'Équipe Canada junior, à la mi-décembre. Barron saura prochainement s'il obtiendra son invitation pour la dernière étape du processus de sélection.

En le jumelant avec Byram - le quatrième choix du dernier encan - au Défi estival du CMJ en juillet, Hockey Canada lui a laissé entrevoir de belles choses. Il faut savoir que Barron aurait été admissible au repêchage de 2019 s'il était né un mois plus tôt; il a donc presque le même âge que les joueurs de la dernière cuvée. 

« Ça m'a donné confiance, a reconnu Barron. C'était la première fois que je jouais avec les moins de 20 ans dans un évènement international. J'étais très satisfait de mon rendement. C'était une belle expérience de me familiariser avec les gars et avec le personnel d'entraîneurs. Je n'en ai retenu que du positif. »

Il est rentré à Halifax bien motivé à ramener les Moosheads vers les sommets avec lesquels ils ont flirté, l'an dernier. Menée par Jean-Jacques Daigneault - un troisième entraîneur en trois saisons pour Barron - la formation des Maritimes connaît toutefois des difficultés et affiche un rendement de 11-11-3.

Au sein d'une équipe qui compte sur plusieurs recrues après les départs de nombreux vétérans, le jeune droitier est confronté à une tout autre réalité de celle à laquelle il a été habitué au cours de ses deux premières campagnes dans la LHJMQ. Il a jusqu'ici récolté quatre buts et 13 aides en 25 rencontres.

« Il a un gros rôle cette année et il l'assume très bien, a fait valoir Daigneault. Il a connu un lent début, mais il trouve son rythme peu à peu. Il est pas mal à cheval entre le défenseur offensif et le défenseur défensif. Il a une bonne vision et il aime se porter en attaque. Il défend aussi très bien.

« Il a de bonnes aptitudes, mais il est comme bien des jeunes, il a souvent tendance à trop aller vers l'avant. Notre rôle est de lui faire comprendre à quel moment il peut le faire pour bien gérer son match. »

Jouer à la maison

Tous les éléments externes qui marquent cette saison unique sont quand même loin d'être de l'inconnu pour Barron. Il a non seulement pu voir de près comment se sont comportés les Filip Zadina, Benoit-Olivier Groulx, McIsaac et Raphaël Lavoie, mais son frère Morgan Barron a aussi été un choix de sixième tour des Rangers en 2017.

La grosse différence entre le parcours de Justin et celui de Morgan, c'est que l'aîné de la famille a emprunté la voie des collèges américains - il évolue désormais à Cornell - tandis que le plus jeune jouit encore du confort du nid familial.

« Nous étions dans des situations différentes, a expliqué Justin. Il s'est développé sur le tard tandis que j'étais perçu comme un haut choix de repêchage à 15 ans. Quand Halifax m'a repêché, c'était vraiment la meilleure option pour moi. 

« J'ai pu continuer de fréquenter mon école secondaire - l'éducation est très importante pour ma famille et moi - et le fait de jouer pour les Mooseheads, c'était un peu comme un rêve. C'est une grande organisation et j'ai en plus l'occasion de jouer pour ma ville natale. »

Et il a clairement du plaisir à le faire. Bowen Byram serait fier de lui.

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