« Ç'a été une belle semaine. J'ai été comme une éponge », a affirmé la meilleure joueuse de hockey au monde.
« J'ai surtout été une observatrice et j'ai vraiment appris, a-t-elle continué. J'ai pu voir comment les jeunes apprennent et comment ça se passait à l'interne. Tout le travail qui se fait en arrière-scène, c'est fou. »
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Ce premier contact avec les jeunes joueurs a permis à Poulin de réaliser qu'elle va se plaire énormément dans ses tâches de mentore. Et qu'elle est sur son X professionnellement, pour son après-carrière.
« Ça m'a fait comprendre que je suis à la bonne place. J'ai le hockey dans la peau depuis que je suis toute jeune. C'est sûr que le 'coaching' représentera une belle option après ma carrière. »
Poulin a gagné en aisance à mesure que le camp progressait. On l'a vue donner quelques conseils à des jeunes.
« Ça m'a pris un petit moment, mais les gars étaient réceptifs, a-t-elle dit. Ils voulaient apprendre. J'ai l'habitude de travailler avec des petites filles dans des camps d'été. C'est différent qu'avec des gars matures, mais j'aime ça. »
La Beauceronne âgée de 31 ans a dit avoir été impressionnée par l'approche de l'entraîneur des aptitudes Adam Nicholas. Elle a confié qu'elle va intégrer dans son jeu quelques-uns des trucs qu'il a transmis aux jeunes.
« J'ai hâte d'essayer des choses que j'ai apprises cette semaine. Comme joueuse, ce genre de camp me permet de prendre une vue de recul et de voir le jeu différemment. »
Deux organisations, un même objectif
Poulin a été questionnée au sujet de la naissance d'une équipe professionnelle féminine à Montréal, qui a été annoncée mardi.
La venue d'une concession dans la Premier Hockey Federation (PHF) vient peut-être contrecarrer les plans de la Professional Women's Hockey Players Association (PWHPA), qu'épousent Poulin ainsi que plusieurs des autres meilleures joueuses au monde.
« On voit que le soutien pour le hockey féminin est là. Ça va permettre à plus de filles de continuer de jouer au terme de leur carrière universitaire », a prudemment commenté Poulin, avant d'exprimer le souhait que les deux organisations finissent par unir leurs efforts.
« J'espère que nous embarquerons dans le même bateau. C'est ensemble qu'on fera avancer le hockey féminin. »
Dans les derniers mois, la PHF et la PWHPA n'ont pas été en mesure de s'entendre sur la création d'une ligue dans le cadre de négociations initiées par le commissaire de la LNH Gary Bettman.
Poulin a dit continuer de croire au projet de la PWHPA. Elle ne compte donc pas joindre l'autre circuit en formation prêt à entreprendre ses activités en 2022-23. La PWHPA doit voir le jour en janvier, mais aucune confirmation n'a été faite jusqu'à maintenant.
« J'aimerais vous en dire beaucoup sur le sujet, a affirmé Poulin. C'est une joute de patience. Je dis souvent que de grandes réalisations mettent du temps avant de voir le jour.
« Nous avons créé notre association dans le but de créer une ligue viable à long terme », a-t-elle conclu.