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Le défi de Perron et des Blues : jouer comme quand ils étaient «ti-culs»

Afin d'éviter le stress lors du match ultime, les joueurs de St. Louis devront avoir du plaisir comme quand ils étaient enfants

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BOSTON - L'heure des entrevues avec les journalistes a été la plus longue de la journée pour les joueurs des Blues de St. Louis, mardi.

On était curieux qu'ils nous entretiennent de leur rêve de « ti-cul » de gagner la Coupe Stanley et de tous ces buts gagnants de septièmes matchs imaginaires de la Finale de la Coupe Stanley qu'ils ont marqués en prolongation dans les sous-sols de maisons ou les rues de leur quartier. Ils n'avaient pas la tête à ça, à la veille de livrer - pour vrai - le plus important match de leur carrière.

Les Blues sont si proches et si loin à la fois… rendus à leur 108e match cette saison -- le tout dernier en 2018-19 dans la LNH.

« J'en ai compté des buts gagnants en Finale de la Coupe Stanley avec mon frère et nos amis sur la rue Allard à Sherbrooke. J'espère en réussir un autre mercredi », a lancé l'attaquant David Perron, à l'issue de la séance d'entraînement de l'équipe au TD Garden.

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L'enjeu mercredi n'a rien à voir avec les parties de hockey de rue de son enfance, mais Perron a fait un lien avec le match no 7 que ses coéquipiers et lui s'apprêtent à disputer face aux Bruins de Boston.

« Quand nous étions jeunes, on jouait sans aucun stress et pour avoir du 'fun'. C'est ce que nous devons recréer mercredi, a-t-il avancé. D'ici là, c'est important de sortir les émotions de notre corps parce que ça draine de l'énergie inutilement. 

« Nous sommes rendus en fin de saison. Tout le monde est fatigué et/ou blessé, a continué Perron. Mercredi, nous viderons le réservoir et nous verrons le résultat. C'est un défi emballant et la meilleure façon pour que chacun soit à son mieux, dans le style combatif en échec-avant que nous déployons, c'est d'avoir le plus d'énergie possible. C'est pour cette raison que nous ne devons pas trop penser au match de mercredi. »

C'est évidemment plus facile à dire qu'à faire, mais Perron a ajouté à la blague qu'il allait continuer de se changer les idées en regardant des vidéos de pêche.

« Comme ça n'a pas marché pour le match no 6, je vais passer de l'achigan à la truite », a-t-il lancé, pince-sans-rire.

Le message de Berube

L'entraîneur Craig Berube a passé le message à ses troupiers de se détendre le plus possible pour le reste de la journée, mardi.

« Je leur ai dit de ne pas trop penser au match parce qu'il n'a lieu que mercredi, a-t-il mentionné. Nous ne changeons rien à la routine. C'est normal d'être nerveux. Tout le monde l'est, c'est correct. Ça veut dire que vous prenez les choses à cœur, que vous voulez avoir du succès et bien faire. 

« Au début du match, après quelques présences, la nervosité s'estompera et on jouera librement. La meilleure équipe sur le plan de l'exécution l'emportera sans doute », a estimé Berube.

Video: Perron parle aux médias à l'aube du match ultime

Les Blues n'ont pas pu saisir l'occasion d'achever les Bruins dans le sixième match disputé chez eux. Heureusement pour eux, ils sont plus à l'aise à l'étranger (9-3) qu'à la maison (6-7) en séries cette année. Le défi de vaincre les Bruins pour la troisième fois dans leur antre ne les effraie aucunement.

« Notre approche est plus simple à l'étranger, a soumis l'entraîneur en guise d'explications. À domicile, nous modifions parfois notre style, mais à l'étranger nous gardons ça plus simple, plus direct. Nous connaissons du succès à l'étranger depuis longtemps. Nous sommes très à l'aise. »

L'expérience des Bruins

Perron ne souhaite pas revivre l'amère déception de s'incliner en Finale de la Coupe Stanley pour la deuxième année d'affilée. Il y a un an, il faisait partie des Golden Knights de Vegas qui ont baissé pavillon en cinq matchs contre les Capitals de Washington.

« C'est une autre pensée contre-productive que je tasse de mon esprit, a-t-il réagi. Je préfère me concentrer sur ce que je dois faire. J'ai aimé mon dernier match. J'avais de l'énergie et j'ai travaillé fort. Je veux faire la même chose, et même davantage. Je veux que notre trio (avec Ryan O'Reilly et Zach Sanford) soit des leaders et que nous entraînions l'équipe dans notre sillon. Si tout le monde embarque, nous aurons du succès. »

Perron a dit ne pas voir l'expérience des Bruins comme un atout favorisant les champions de l'Association de l'Est.

« C'est peut-être un avantage sur le plan de la préparation pour leurs vétérans, mais les Bruins ont également beaucoup de jeunes joueurs qui sont importants pour eux », a-t-il relevé.

L'importance de Barbashev

Le retour d'Ivan Barbashev pourrait s'avérer tout autant utile aux Blues que l'a été celui d'Oskar Sundqvist dans le match no 4. Barbashev est un rouage important du quatrième trio qui rend de précieux services à l'équipe.

« Ces trois-là s'entendent très bien ensemble, il y a comme une magie qui opère entre eux, a souligné Perron. C'est positif de les revoir ensemble. Nous avons vu l'impact négatif que l'absence des deux a eu sur nous. Je ne dis pas que nous avons perdu les deux matchs parce qu'il nous manquait un joueur, mais ils sont importants pour nous et ils jouent de l'excellent hockey. » 

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