Artemi Panarin 12.4

GREENBURGH, New York -- Pour la première fois depuis longtemps, Artemi Panarin se réveillera à Columbus, jeudi. Mais ce ne sera pas à son domicile des dernières années. Ce sera dans une chambre d'hôtel.
Panarin disputera en effet son premier match face aux Blue Jackets de Columbus depuis qu'il s'est entendu avec les Rangers de New York le 1er juillet.

Ce sera assurément différent, peut-être un peu bizarre, pour l'attaquant, qui compte visiter son ancien quartier et visiter la ville en compagnie de sa copine, à quelques heures de l'affrontement entre les deux équipes au Nationwide Arena (19 h H.E.; ESPN+, FS-O, MSG2, NHL.TV).
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« Les mêmes rues, les mêmes endroits. Je vais essayer d'en profiter », a mentionné Panarin.
Les mêmes rues, peut-être, mais cette saison, l'attaquant a emprunté de nombreuses nouvelles avenues, lui qui se réveille maintenant au cœur du bourdonnement qu'est la ville de New York.
C'est unique, et c'est parfait en même temps.
Le Russe de 28 ans, qui en est à la première année d'un contrat de sept ans d'une valeur de 81,5 millions (11,64 millions $ par an), a indiqué qu'il était fasciné par le nombre de restaurants, de boutiques et la culture qu'on retrouve dans son nouveau port d'attache.
« Il y a beaucoup de possibilité à New York », a-t-il souligné.
En plus du Madison Square Garden, Panarin a adopté Central Park, où il peut marcher en compagnie de sa conjointe et de leur chien, mais il aime aussi prendre un café au Plaza Hotel sur la cinquième avenue, par exemple.
« J'aime l'atmosphère, la vieille musique, le jazz, a mentionné Panarin à propos du Plaza Hotel. Je connais probablement l'endroit à cause des films que j'ai vus dans ma jeunesse.
« Je suis vraiment heureux ici. »
Instagram from @artemiypanarin: Рыжий захотел хот-дог@mr\_riziy wanted a hot dog
Si Panarin a adopté rapidement New York, c'est la même chose pour les Rangers à son endroit, peut-être même plus. Avec 33 points, il est le meilleur marqueur de l'équipe, et on voit à peine l'impact qu'il sera en mesure d'avoir dans le futur avec sa nouvelle équipe, qui a utilisé huit joueurs de 21 ans ou moins cette saison. »
« Il a un super sens de l'humour, a mentionné le joueur de centre Ryan Strome. Il aime faire des blagues et s'amuser, mais il est toujours prêt pour un match. Il me demande toujours comment je me sens et si je suis prêt. C'est un gars qui se présente et c'est plaisant d'avoir un joueur comme ça avec nous. »
Les derniers souvenirs liés au hockey pour Panarin à Columbus remontent au 6 mai dernier, quand les Blue Jackets ont été éliminés des séries éliminatoires par les Bruins de Boston lors du sixième match de la deuxième ronde.
Les Blue Jackets sont demeurés sur la glace et ont salué la foule. Panarin a été l'avant-dernier joueur à quitter la patinoire, devant le capitaine Nick Foligno. Il a même applaudi les amateurs alors qu'il marchait vers le tunnel menant au vestiaire.
C'était sa manière de dire au revoir.
« Je savais que j'allais changer d'équipe et j'essayais de remercier les partisans. Peut-être pas à 100 pour cent, mais je savais que les chances étaient fortes. J'ai essayé de les remercier pour la saison, pour deux superbes années. Je voulais le faire parce que je n'allais peut-être pas avoir la chance par la suite. »
Moins de deux mois plus tard, Panarin participait à une séance photo devant le Madison Square Garden, avant de visiter le vestiaire des Rangers et de rencontrer les médias new-yorkais.
C'était le tourbillon de changements qu'il voulait vivre, et sa présence sur et hors de la glace a eu une forte influence sur l'organisation des Rangers.
« Il faut voir la réaction des joueurs sur le banc quand il fait quelque chose, a raconté l'entraîneur-chef des Rangers David Quinn. Tu les vois en train de se donner un coup de coude et se demander : ''as-tu vu ça?''. C'est le genre de joueur qu'il est et il n'y en a pas beaucoup du genre dans la Ligue.

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Henrik Lundvist, qui garde les buts de New York depuis 2005, affirme qu'il n'a jamais joué avec un joueur aussi talentueux que Panarin.
« C'est incroyable comment il trouve les ouvertures et comment il est précis pour passer la rondelle, a-t-il dit. Il y a plusieurs gars qui peuvent voir l'ouverture, mais leur passe ne se rend pas. Il trouve le moyen d'éviter les bâtons, de lancer entre les patins. C'est impressionnant. »
Strome, qui est le partenaire de trio le plus régulier de Panarin, croit qu'à part Patrick Kane des Blackhawks de Chicago, aucun autre joueur de la LNH peut contrôler le jeu comme Panarin.
« On dirait qu'il a toujours la rondelle! Ça en dit beaucoup sur son niveau de talent. Il a un instinct incroyable. Tu ne sais jamais ce qu'il va faire quand la rondelle est sur son bâton, s'il va y aller du revers ou non. Tu le vois faire tellement de manœuvres, et il est toujours ouvert et constamment au bon endroit. C'est impressionnant à voir », a ajouté Strome.
Mais il y a aussi l'éthique de travail de Panarin, qui commence à être considérée comme légendaire chez les Rangers.
« On connaît tous ses aptitudes, mais ce gars est tellement dynamique avec ce qu'il fait sans la rondelle, en bloquant des tirs, en étant responsable défensivement et en revenant dans sa zone, a souligné Quinn. C'est un gagnant. On s'inspire beaucoup des choses qu'il fait. »
« C'est un vrai! », a conclu Lundqvist.