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Olivier Rodrigue n'a pu éviter de tomber dans la marmite

Le gardien des Voltigeurs de Drummondville a grandi en voyant son père garder les buts et savait qu'il voulait faire de même

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Olivier Rodrigue est tombé dans la marmite quand il était jeune. Avec un peu de recul, difficile de voir comment il aurait pu faire autrement. Disons simplement que la marmite était assez imposante.

Fils de Sylvain, un ancien homme masqué maintenant responsable du développement des gardiens des Oilers d'Edmonton, le jeune Rodrigue a commencé à jouer au hockey en tant que joueur jusqu'à l'âge de six ans « pour apprendre à patiner ».

Mais il savait déjà que c'était temporaire. Marquer des buts ne l'intéressait pas plus qu'il ne le fallait.

« J'ai vu mon père garder les buts toute mon enfance, a expliqué le gardien des Voltigeurs de Drummondville. Chaque année, il avait son école de hockey. J'y allais et j'avais hâte de commencer. La première fois que j'ai enfilé l'équipement de gardien, c'était à son école.

« Après une journée, c'était décidé. Je n'ai pas changé d'idée depuis. »

Sage décision. Maintenant à sa deuxième saison dans la LHJMQ avec les Voltigeurs, le Chicoutimien de 6 pieds et 159 livres est répertorié comme un potentiel choix de deuxième ou de troisième ronde par le Bureau central de dépistage de la LNH.

Il connaît d'ailleurs un fort début de saison, lui qui présente une fiche de 6-3-2 en 13 matchs, une moyenne de buts alloués de 2,46 et un pourcentage d'arrêts de ,897.

Doué techniquement, le gardien de 17 ans se montre fort confiant et calme devant sa cage. Cela n'est probablement pas étranger au fait qu'il a su guider le Canada vers la médaille d'or au Tournoi commémoratif Ivan-Hlinka au mois d'août dernier en conservant une étincelante moyenne de 1,00 et un taux d'efficacité de ,942 en quatre rencontres.

« Une expérience internationale, ça peut amener pleins de bonnes choses, a déclaré l'entraîneur des Voltigeurs, Dominique Ducharme. Il est entré dans le tournoi dans le deuxième match et n'est jamais sorti du filet. De jouer dans des moments de pression, de bien réagir, de bien se comporter et de bien performer, ça amène cette confiance-là. »

Il faut aussi dire que Rodrigue connaît maintenant bien la LHJMQ puisqu'il a une véritable année d'expérience derrière la cravate. Contrairement à d'autres jeunes gardiens qui doivent patienter derrière un vétéran avant d'obtenir le filet, ce dernier a obtenu la pole à sa première saison disputant 41 des 68 matchs des siens.

« Ç'a été une belle adaptation, nous avions un bon groupe de gars et du plaisir à jouer ensemble, a déclaré le troisième choix du repêchage de la LHJMQ en 2016. Nous pouvions compter sur de bons vétérans.

« Cette année, je veux forcer l'entraîneur à me mettre sur la glace. Ça va dépendre de mes performances, mais le but est de jouer le plus de matchs possible et de prouver à tout le monde que j'ai ma place. »

Et cette année d'adaptation, au cours de laquelle il a constamment travaillé avec l'entraîneur des gardiens Olivier Michaud, semble désormais lui permettre d'être considéré parmi l'élite de la ligue et de possiblement gagner des points aux yeux des recruteurs de la LNH.

« Il continue à travailler avec Olivier (Michaud) et ils ont une bonne relation, a expliqué Ducharme. Olivier est passé par là, il est arrivé dans la ligue à un jeune âge, il est passé à travers certaines étapes, donc ça facile la relation et la communication.

« Au-delà de ça, on voit qu'Olivier (Rodrigue) est encore plus rapide, qu'il a pris de l'expérience autant au niveau technique que sur l'aspect mental. On voit qu'il a progressé comparativement à l'an dernier et c'est ça le plus important. » 

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