BLAIS BADGE LANDRY

MONTRÉAL – En cette journée de parade du père Noël au centre-ville de Montréal, l’entraîneur des Maple Leafs de Toronto Craig Berube ne s’est pas défilé pour expliquer sa décision d’insérer Samuel Blais dans sa formation en vue de l’affrontement contre les Canadiens au Centre Bell, samedi soir.

« Sa robustesse », a répondu le pilote.

On n’en aura pas la certitude, mais il est permis de croire qu’il y a une corrélation à faire avec la présence des deux frères Xhekaj dans la formation du CH pour une première fois dans un match de saison régulière.

La table est mise pour le premier duel entre les deux équipes rivales depuis le match d’ouverture du 8 octobre.

« Selon moi, ça va être un match difficile, un match physique, a poursuivi Berube. Je pense que Sammy peut les déranger un peu en se servant de son côté robuste. Et il fait de bons jeux avec la rondelle dernièrement. »

Laissé de côté lors du dernier match des siens contre les Blue Jackets de Columbus jeudi et pour 14 des 21 parties de l’équipe torontoise cette saison, Blais aura l’occasion samedi d’affronter l’équipe qui l’a retranché à la fin du camp d’entraînement.

« Un samedi soir à Montréal, les Canadiens contre les Leafs. Je pense que ça va être une bonne bagarre, a lancé le Québécois. Ils ont beaucoup de talent et ils sont aussi capables de jouer la game physique. Mais nous sommes également capables de jouer de cette façon, alors nous allons être prêts pour un gros match. »

Blais connaît son rôle. Réclamé au ballottage par les Maple Leafs le 6 octobre, il n’a joué que sept matchs jusqu’ici, mais il a distribué 27 mises en échec malgré un maigre temps d’utilisation moyen de 8:05. Il a également récolté trois points (un but, deux passes).

« J'ai quand même eu de belles opportunités de montrer ce que j'étais capable de faire, et je pense avoir bien fait lors des matchs où j’étais de la formation, a dit le no 79. J’espère continuer ça ce soir. »

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Pas d'amertume

Blais assure qu’il n’entretient aucune rancune envers le CH. Il aurait bien évidemment aimé se tailler un poste avec les Canadiens cette saison, mais il ne regarde pas en arrière.

« Je savais dès le départ au camp que ça allait être difficile de percer la formation, a-t-il mentionné. Je considérais avoir connu un bon camp, mais c’est la business. Toronto m’a réclamé et je suis content d’être ici pour les aider à gagner des matchs.

« Je n’ai vraiment rien de mal à dire à propos de l’organisation [des Canadiens]. J’ai aimé mon temps à Montréal, même si ce fut court. Je ne peux pas être fâché, ils m’ont offert un contrat à un volet dans la LNH. »

Ce contrat à un volet lui offrait la chance de faire un retour au plus haut niveau après une saison complète dans la Ligue américaine avec les Canucks d’Abbotsford.

Maintenant que c’est chose faite, l’attaquant de 29 ans se concentre sur les Maple Leafs et sur ce qu’il doit faire pour consolider sa place. À Toronto, Blais a retrouvé des visages familiers, à commencer par celui de Berube, qui l’a dirigé chez les Blues de St. Louis entre 2017 et 2021.

« C'est sûr que ça aidait de voir du monde que je connaissais, a admis le natif de Montmagny. Je connaissais un peu les Québécois (Nicolas Roy et Simon Benoit), mais je ne connaissais pas grand monde à part eux. Me retrouver avec Craig et les adjoints, qui étaient les mêmes que lors de mon passage à St. Louis, ç’a facilité la transition. Ça se passe bien jusqu’ici.

« Je suis encore dans la Ligue nationale, c’est ce qui compte. Dans les matchs que j’ai joués cette année, je pense avoir prouvé que j’ai encore ma place dans la LNH. »