Cette cohésion ne s’est toutefois pas installée naturellement.
Même s’il avait pu observer au cours des dernières saisons la chimie entre Scheifele et Connor, qui évoluent ensemble depuis longtemps, Perfetti a tout de même dû s’adapter à l’idée de jouer avec eux.
« Au début, il faut apprendre à se connaître et essayer de comprendre comment ils se lisent l’un et l’autre, quelles sont leurs tendances et comment je peux créer des jeux lorsque l’occasion se présente, a raconté Perfetti. Ça a pris un peu de temps pendant le camp pour m’y habituer, mais je trouve que nous nous améliorons à chaque match. »
Ils ont profité de chaque minute à leur disposition pour accélérer le processus.
Arniel a raconté que lorsque les Jets ont fait un voyage d’équipe au Colorado vers la fin du camp d’entraînement, Scheifele et Perfetti ont passé deux ou trois jours à travailler ensemble. Connor était quant à lui retourné à Winnipeg afin d’assister à la naissance de son deuxième enfant.
Scheifele a souligné que Perfetti avait fait « un travail formidable en posant des questions. »
« Gabe (Vilardi) a fait la même chose lorsqu’il a joué avec nous la saison dernière, a ajouté Scheifele. Il posait beaucoup de bonnes questions et voulait comprendre comment nous nous déplacions sur toute la surface glacée.
« “Fetts” a fait un travail remarquable. Il fait tellement de bonnes choses. Il a un bon bâton et il est bon dans les batailles pour la rondelle. Il est exceptionnel. Nous continuons de bâtir sur tout cela. Cette ligue est exigeante et chaque match est difficile, alors il faut continuer de travailler, mais “Fetts” fait ça à merveille. »
Le fait que Perfetti ait amorcé la saison en santé constitue également un avantage.
La saison dernière, il s’était blessé à une cheville lors d’un match préparatoire contre les Flames de Calgary, le 3 octobre. Il avait finalement repris l’action le 9 novembre, mais il avait eu besoin de temps afin de retrouver ses sensations.
« C’était vraiment difficile de devoir rattraper le temps perdu, et je n’avais pas vraiment confiance en ma cheville avant la dernière portion de la saison, a-t-il expliqué. C’est vraiment agréable d’avoir pu consacrer tout l’été à guérir, à récupérer et à faire tout ce qu’il fallait. Je suis arrivé pour cette saison en me sentant très bien. C’est agréable de bien me sentir, je touche du bois, et j’ai confiance en moi. »
Cette confiance arrive à un bon moment pour les Jets, qui disputeront un match en plein air dimanche contre les Canadiens de Montréal dans le cadre de la Classique Héritage Tim Hortons 2026 de la LNH, au Princess Auto Stadium de Winnipeg (19 h HE; TVAS, SN, TNT, truTV, HBO MAX).
Il s’agira du premier match extérieur de la LNH pour Perfetti.
« Certains de mes souvenirs les plus marquants de mon enfance sont liés aux matchs en plein air, a-t-il raconté. J’ai regardé Pittsburgh en disputer quelques-uns, Chicago aussi. J’en garde de très beaux souvenirs et je trouvais ça vraiment spécial. C’est extrêmement excitant d’avoir l’occasion d’en jouer un, surtout à domicile. Jouer devant nos familles, devant nos partisans, créera une ambiance extraordinaire. »
Les Jets (4-2-2) comptent sur cette ambiance pour donner un nouvel élan à leur quête d’un retour en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Winnipeg a raté les séries la saison dernière. Pourtant, les Jets avaient remporté le trophée des Présidents à titre de champions de la saison régulière en 2024-25.
« Nous savons quelle équipe nous formons et de quoi nous sommes capables. Nous savons que nous faisons partie des meilleures équipes de la Ligue et que nous pouvons l’être, a affirmé Perfetti. L’an dernier, les choses ne se sont tout simplement pas déroulées comme nous l’aurions voulu. Nous n’avons pas joué à notre plein potentiel. Beaucoup de gens nous écartent des favoris et ne nous accordent pas le crédit que nous méritons, à mon avis, mais ce n’est pas grave. Je pense que tout le monde est déterminé à prouver que ces gens ont tort. »