Si Tristan Luneau a été surpris de se voir offrir un contrat de six ans et 43,2 millions $ par les Ducks d’Anaheim avec seulement 14 matchs d’expérience dans la LNH, il assure qu’il n’en ressent pas une pression supplémentaire.
« Ça s’est conclu vraiment près de la saison, donc ma concentration est rapidement retournée sur le hockey et sur les matchs à gagner », a dit le défenseur de 22 ans samedi, deux jours après avoir signé l’entente qui lui permettra d’empocher un salaire annuel moyen de 7,2 millions $ à compter de la prochaine campagne.
« Peu importe s’il y a un contrat ou non, il y a une pression de se prouver dans cette ligue. Tu veux gagner chaque match, donc la pression est toujours la même. Je ne pense pas que ça en ajoute. »
Il s’agit néanmoins de la plus grosse entente jamais accordée à un joueur avec aussi peu d’expérience derrière la cravate. Luneau a signé ce lucratif contrat alors qu’il n’avait jamais disputé plus de sept matchs au cours d’une même saison (2023-24) et avec quatre points (deux buts, deux passes) au compteur.
« Ç’a été une surprise, je ne vais pas mentir, a ajouté Luneau. La partie qui est le fun, c’est que ça ne change rien à cette année. C’est quand même une saison pour faire mes preuves, car je suis encore sur mon contrat de recrue. C’est certain que j’étais surpris de la durée, mais j’étais bien content. C’est une belle récompense. »
La durée et le montant du contrat ont effectivement de quoi surprendre, mais ils s’inscrivent dans l’explosion des salaires à laquelle on assiste depuis le début de l’été aux quatre coins de la LNH.
Une tendance qui a été déclenchée par un coéquipier de Luneau, le joueur de centre Leo Carlsson. Ce dernier a signé une offre hostile de cinq ans et 90 millions $ (18 millions $ / année) avec les Flyers de Philadelphie le 3 juillet, offre qui a été égalée par les Ducks le 9 juillet.
Depuis, c’est l’effet domino. Et les directeurs généraux cherchent de plus en plus à offrir à leurs jeunes joueurs des contrats qui représenteront des aubaines à long terme, même si le salaire peut paraître élevé au départ.
C’est la logique qui a prévalu dans le cas de Luneau, d’autant plus que les Ducks ont vu leur marge de manœuvre se réduire sous le plafond salarial avec l’offre hostile à Carlsson et le contrat de six ans et 81 millions $ (13,5 millions $ / année) offert à Cutter Gauthier le 15 septembre dernier.
« Mettre Tristan sous contrat à long terme représentait une priorité, puisque nous le voyons comme un défenseur de notre top-4 pendant plusieurs années, a déclaré le DG d’Anaheim Pat Verbeek. En venir à une entente avant le début de la saison était un élément important de notre planification, pour le présent et le futur. »
Luneau devrait jouer un rôle important à la ligne bleue des Ducks dès cette saison. La brigade défensive de l’équipe a été décimée par les départs de Jacob Trouba (Sharks de San Jose), John Carlson (Lightning de Tampa Bay), Radko Gudas (Panthers de la Floride) et Olen Zellweger (Sabres de Buffalo) durant l’été. Les trois premiers sont droitiers comme Luneau, qui sera appelé à pallier leur perte sur ce flanc de la défensive.
Le natif de Victoriaville a d’ailleurs fait bien paraître son patron au premier match suivant la signature de son contrat, vendredi, dans une victoire de 4-3 contre les Golden Knights de Vegas en lever de rideau de la saison des Ducks.
Jumelé à Jackson LaCombe sur la première paire défensive, Luneau a participé au premier but du match, celui de Beckett Sennecke, et il a maintenu un différentiel de +3 en 26:58 – le deuxième plus haut total de la rencontre – en plus de bloquer cinq lancers.


















