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Tie Domi, le nouveau plus grand fan du CH

L'ancien dur à cuire des Maple Leafs n'a pas eu le choix de changer son fusil d'épaule quand son fils a été échangé aux Canadiens

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BROSSARD - Il aurait été difficile d'imaginer pareille situation il y a quelques années, mais tout indique que Tie Domi fait désormais partie de la grande famille des partisans des Canadiens.

Il pourrait peut-être même agir comme président du fan-club.
 

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L'ancien dur à cuire des Maple Leafs, qui se faisait toujours un plaisir de jouer les trouble-fêtes contre le Tricolore au tournant des années 2000, n'a pas eu trop le choix de changer son fusil d'épaule depuis que son fils Max porte le célèbre no 13 de son grand ami Mats Sundin dans l'uniforme bleu, blanc et rouge.

Il ne s'est pas encore affiché avec le chandail sur le dos, mais il a tout de même pu voir le rejeton inscrire son premier but avec les Canadiens mercredi face aux Blues dans une victoire de 3-2.

Video: STL@MTL: Domi inscrit son 1er avec les Canadiens

« Je l'ai reconduit au Centre Bell, a raconté Tie avant d'assister à l'entraînement de l'équipe, jeudi. Je n'ai pas parlé, mais je lui ai souhaité bonne chance. Je lui ai rappelé qu'il jouait contre une équipe qui comptait de bons centres. Il a marqué à sa première présence. J'imagine que je devrai le reconduire à tous ses matchs à Montréal.

« Je tente de voir le plus de matchs possible en personne. Max m'a demandé de venir mercredi, mais je n'étais pas certain. J'ai finalement choisi de venir et c'était la bonne décision. »

Jamais un petit vol d'une heure entre Toronto et Montréal n'aura été aussi payant et gratifiant pour papa Domi. Non seulement il a vu Max toucher la cible, mais il a vu sa nouvelle équipe préférée signer une quatrième victoire en six matchs (4-1-1) pour amorcer la saison.

« Nous sommes très près l'un de l'autre, il est venu à presque tous mes matchs cette saison, a raconté Max. Il est heureux que je sois plus près de la maison. […] Si nous gagnons, il est l'homme le plus heureux au monde. Si nous perdons, c'est comme s'il faisait partie de l'équipe. Tout ce qui lui importe, c'est que l'équipe gagne. Il veut que nous connaissions du succès, il est notre plus grand fan. »

Disons que l'ancien joueur de 48 ans a davantage de choses à se mettre sous la dent cette saison qu'il n'en a eu au cours des trois saisons que Max a disputées avec les Coyotes de l'Arizona.

Le Tricolore surpasse les attentes en ce début de saison et on ne sait trop combien de temps ces succès dureront, mais Tie aime bien ce qu'il voit pour le moment. Il aime surtout voir son fils avoir du plaisir et afficher le large sourire qu'il avait perdu dans les dernières années.

« Personne ne choisit où il se fait repêcher, où il joue, où il se fait échanger, a rappelé Tie. Il a appris assez vite que c'était une business. Il comprend maintenant. Il est dans une vraie équipe et dans un vrai marché. C'est excitant de le voir apprendre tout ça et au même moment de le voir aborder les choses un jour à la fois. C'est un jeune positif et c'est bien de le voir avec un sourire au visage. »

Pas nouveau

La réalité du jeune Domi a complètement changé au cours des derniers mois. Il est passé d'un relatif anonymat en Arizona à devenir l'une des coqueluches d'un des marchés les plus exigeants de la LNH.

C'est peut-être un aspect qu'il n'a pas eu à gérer depuis le début de sa carrière dans la LNH, mais l'ancienne vedette des Leafs a rappelé que tout ça n'était pas nécessairement nouveau pour son fils.

« Il était mon enfant à Toronto, a-t-il lancé en éclatant de rire. Il patinait au Maple Leaf Garden et les caméras étaient braquées sur lui. Il a toujours été un jeune qui aimait jouer et qui aimait être entouré. Il n'aime pas la défaite et c'était dur pour lui en Arizona. C'est un nouveau départ. »

Il ne faudrait pas non plus oublier que le jeune Domi a la plupart du temps été sous les projecteurs au niveau junior. Il a quand même remporté deux titres de la Ligue de hockey de l'Ontario, participé à trois tournois de la Coupe Memorial en plus de remporter la médaille d'or au Championnat mondial junior en 2015.

Pas surprenant que la pression du marché de Montréal ne l'affecte pas trop pour l'instant.

« C'est drôle parce que la pression, ça dépend toujours comment tu vois ça, a-t-il élaboré. Ça fait partie du jeu et ça fait souvent ressortir le meilleur de certains. Si tu es l'un de ces joueurs et que tu joues dans un marché comme celui de Montréal, tu vas avoir du bon temps. » 

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