Kapanen Slafkovsky Demidov badge Chaumont

MONTRÉAL – Juraj Slafkovsky a un bon sens de l’humour, encore plus après une victoire. Le Slovaque avait toutes les raisons du monde de sourire et de rire après ce triomphe de 6-3 contre les pauvres Canucks de Vancouver, lundi, au Centre Bell.

Auteur d’un but et deux passes, Slafkovsky a servi de moteur offensif à son équipe, tout comme l’autre ailier au sein de son trio, Ivan Demidov, qui a étourdi le gardien Nikita Tolopilo avec trois passes.

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Oliver Kapanen, le centre du dynamique deuxième trio du CH, a quant à lui marqué un but. Le Finlandais a touché la cible en troisième période en inscrivant le sixième but des siens, mais aussi le troisième but en un peu plus de six minutes au début de la dernière période.

« Kapanen aurait pu marquer cinq buts ce soir, a répliqué Slafkovsky en parlant de l’impact de son centre face aux Canucks. Il se place toujours aux bons endroits dans le milieu de la glace. Il se libère souvent de ses couvreurs pour recevoir des passes. C’est une bonne chose pour ses ailiers. »

Avec 16 buts en 46 matchs, Kapanen se retrouve au sommet des meilleurs buteurs chez les recrues du circuit. Demidov n’est pas en reste dans la catégorie des jeunots puisqu’il domine la colonne des points (39).

« Demi (Demidov) veut faire la différence, a noté Slafkovsky. Il cherche toujours à accomplir le gros jeu ou à marquer le prochain but. Nous avons plusieurs joueurs avec cette mentalité dans ce vestiaire.

« Je souhaite aussi faire la différence, a poursuivi l’ailier de 21 ans. Je travaille fort, je me prépare pour mes matchs et je cherche à dominer mes rivaux. Je joue bien dernièrement. Mais je le dis souvent, il reste encore bien des matchs au calendrier. J’ai besoin de poursuivre dans la même direction. »

Slafkovsky n’a pas juste dominé contre les Canucks. Depuis le 17 novembre, date où il s’est retrouvé à l’aile gauche du deuxième trio pour une première fois, le gros attaquant a montré le chemin à suivre à ses coéquipiers avec 29 points (11 buts, 18 passes) à ses 28 derniers matchs.

« Il (Slafkovsky) a tous les outils, mais il a aussi le physique, a rappelé Martin St-Louis. Il a une bonne portée, il réussit de bonnes lectures et comme je l’ai dit il y a quelques semaines, on dirait que le jeu ralentit pour lui ou que son cerveau accélère. C’est le fun. Quand tu repêches un joueur comme lui, tu travailles avec lui pour lui permettre d’atteindre le niveau qu’on voit aujourd’hui. Tu ne sais pas combien de temps ça peut prendre. Mais c’est agréable de voir une aussi belle progression. »

Depuis la mi-novembre, Demidov et Kapanen ont aussi de bons chiffres avec respectivement 26 points (6 buts, 20 passes) et 17 points (10 buts, 7 passes) en 28 rencontres.

Le CH n’a plus juste un bon premier trio, mais deux bons premiers. Nick Suzuki et Cole Caufield n’ont plus à transporter l’attaque sur les épaules tous les soirs. Face aux Canucks, le capitaine a récolté deux passes et le numéro 13 a obtenu une passe. Mais ils demeuraient dans l’ombre d’Alexandre Carrier (deux buts), du travail des défenseurs (4 buts) et de la domination du deuxième trio (7 points).

Trois buts rapides en troisième période

Après 40 minutes, les Canucks et le Tricolore se retrouvaient à égalité 3-3. Au chapitre des tirs, les locaux dominaient 27-14. Jakub Dobes n’avait pas un grand match dans le corps après deux périodes et Arber Xhekaj avait cafouillé dans son territoire sur deux buts des visiteurs.

Mais les Canadiens ont gardé leur calme pour la troisième période. Ils ont joué comme une équipe expérimentée malgré leur jeune âge.

« C’était important de rester patient et de ne pas forcer les choses, a affirmé le défenseur Mike Matheson. Oui, c’était 3-3 après 40 minutes, mais nous ne devions pas changer notre façon de jouer. Nous savions que le vent était pour tourner. »

Matheson et Slafkovsky ont tour à tour déjoué Tolopilo au début de la troisième période pour casser les jambes des Canucks. Ils ont chacun touché la cible dans un intervalle de 38 secondes. À 5-3 et avec une foule qui recommençait à faire la vague et à chanter des « Olé, Olé, Olé », le CH pouvait déjà penser à son voyage en direction de Washington.

Kapanen a porté le dernier clou quelques minutes plus tard en ajoutant un sixième but.

Canucks vs Canadiens | Résumé | 12/01/2026

EN PROLONGATION

Le chiffre du match : 20

C’est le temps que ç’a pris à Alexandre Carrier pour inscrire deux buts en deuxième période. Il s’est approché à une seconde de la marque de Larry Robinson (19) pour le moins de temps entre deux buts pour un défenseur dans l’histoire des Canadiens.

Dobes parle un peu trop

Ce n’est pas comme si sa prestation avait été convaincante au point de lui assurer de rester avec le grand club à long terme, mais Jakub Dobes s’est permis de discourir longuement sur son statut dans la hiérarchie des trois gardiens présentement à Montréal.

Le portier a beau avoir signé la victoire en repoussant 20 tirs à son premier départ depuis le 1er janvier, il a donné énormément de retours et a dû nager dans son demi-cercle à quelques occasions. Son sort aurait pu être différent s’il avait fait face à une équipe un peu plus talentueuse et opportuniste.

« Si j’étais renvoyé à Laval, je ne comprendrais pas, a lancé Dobes, qui a gagné quatre de ses cinq derniers départs. Ce n’est pas moi qui prends ces décisions. J’essaie toujours de prouver que les gens prennent les mauvaises décisions. Je veux prouver que j’ai ma place. Je dois continuer à gagner et je serai correct. »

Invité à commenter la déclaration dans son point de presse, St-Louis a plutôt désapprouvé le fait qu’un journaliste ait posé cette question à Dobes après le match.

Pas beaucoup d’expérience

Nikita Tolopilo en était seulement à son cinquième départ dans la LNH, son quatrième de la saison, devant le filet des Canucks de Vancouver. Le Bélarusse de 25 ans s’est joint à l’organisation des Canucks en 2023 et a passé les deux dernières saisons dans la Ligue américaine.

Le géant de 6 pieds 6 pouces et 229 livres, qui a joué quatre matchs entre la fin novembre et le début décembre, a été rappelé d’urgence en raison de la blessure qu’a subie Thatcher Demko à Toronto, samedi. Ce dernier est rentré à Vancouver pour y subir des examens et on ignore la durée de son absence.

Tolopilo n’a pas eu beaucoup d’aide de la part de ses coéquipiers, qui ont accordé pas moins de 41 lancers.

Une adaptation compliquée

Pierre-Olivier Joseph n’a pas été épargné par l’épidémie de blessures qui frappe solidement les Canucks depuis le début de la saison. Le défenseur québécois, qui en est à sa première saison à Vancouver, a raté la majeure partie du mois de novembre en raison d’une blessure à l’aine.

Il a confié en matinée que ç’avait été un mois difficile pour lui, puisqu’il tente toujours de faire sa niche avec sa nouvelle équipe – sa troisième en deux ans.

« Je retrouve mon rythme tranquillement pas vite, a-t-il expliqué. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs dans l’équipe. Je trouve qu’on va dans la bonne direction avec des joueurs qui arrivent ici avec la bonne mentalité. On voudrait gagner plus de matchs. J’essaie d’apporter ce que je peux apporter à l’équipe. »

- Avec la collaboration de Guillaume Lepage, journaliste principal LNH.com