BOBROVSKY BADGE LAFLAMME

SUNRISE -Les Panthers de la Floride en ont finalement pour leur argent avec Sergei Bobrovsky, même s'ils n'ont pas à lui verser de salaire en séries éliminatoires.

Le vétéran gardien connaît peut-être ses meilleurs moments en quatre saisons en Floride depuis qu'on lui a confié la délicate mission dernièrement de sauver la saison des Panthers, au moment où ils faisaient face à l'élimination contre les Bruins de Boston.

Bobrovsky a relevé le défi avec éclat, en alignant cinq victoires, et les dirigeants des Panthers souhaitent le voir continuer de surfer sur la vague pendant encore… 10 autres victoires!

« C'est un rouage important pour nous et il a pris sur lui le fardeau du leadership », a dit l'entraîneur Paul Maurice au sujet du gardien de 10 millions $. « Il a été solide et constant. Son brio se reflète dans le jeu de l'équipe devant lui. »

Bobrovsky est en voie de racheter une décevante saison, au cours de laquelle il a conservé une fiche de 24-20-3, une moyenne de 3,07 buts accordés par match et un taux d'efficacité tirs-arrêts de 0,901. Le gagnant à deux reprises du trophée Vézina, en 2013 et en 2017, n'est pas à la hauteur de l'entente de 70 millions $ pour sept saisons qu'il a paraphée en 2019.

On doit en grande partie la présence des Panthers en séries cette année au gardien réserviste Alex Lyon, qui est venu tirer les marrons du feu en fin de saison.

« Alex a sauvé notre saison », admet d'ailleurs d'emblée Bobrovsky.

Lyon a été le gardien de confiance de Maurice au début des séries. Il amorcé les trois premières rencontres de la série face aux Bruins, avant de céder sa place à Bobrovsky qui a subi la défaite tout en accordant cinq buts à sa première sortie.

« Je suis simplement heureux de jouer en séries et de rivaliser avec les meilleurs joueurs au monde », répond Bobrovsky quand on l'interroge au sujet de son actuelle séquence de succès.

Peu enclin à souffler dans sa trompette, le mot « humilité » n'est jamais loin dans le détour de chacune de ses réponses. Il faut dire que Bobrovsky, à l'âge de 34 ans, a vécu son lot de déceptions en séries sur le plan personnel. Avant de s'enflammer, il lui en faudra davantage. C'est la meilleure occasion qui s'offre à lui d'accéder au troisième tour.

« Nous affrontons de bonnes équipes. Nous devons rester humbles et concentrés », l'entend-on souvent dire. « Tout peut arriver en un seul instant. C'est un match à la fois, une séquence de jeu à la fois. »

Bobrovsky est un bourreau de travail et, en ce sens, les succès qu'il connaît ne sont pas le fruit du hasard.

« Il est étincelant pour nous, et je suis très heureux pour lui, a affirmé le défenseur Radko Gudas. Il est le plus travaillant de l'équipe. Il est toujours le premier arrivé à l'aréna et le dernier parti. Ce n'est pas surprenant qu'il soit prêt à stopper tous ces tirs. »

L'entraîneur Maurice connaissait peu de choses au sujet de Bobrovsky avant d'arriver en poste cette saison, mais il a tôt fait de découvrir un athlète très dédié à son sport.

« Il est très méticuleux, il ne néglige aucun détail et il prend grand soin de son corps, a-t-il énuméré. Il s'est créé une routine au fil du temps et je le laisse faire. C'est toujours ma façon de faire avec les gardiens. Je me demande toujours pour quelles raisons on voudrait jouer à cette position.

« Pour tout le reste, les aspects technique et psychologique, je laisse ça à Rob Tallas et à Roberto Luongo, qui savent comme anciens gardiens toute la pression à laquelle est confronté un gardien dans la LNH », a conclu Maurice.