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TAMPA -Ça me faisait drôle dimanche d'écrire un texte sur la confrontation en Finale entre les deux anciens des Tigres de Victoriaville, Yanni Gourde et Phillip Danault.

C'est que je connais bien les pères des deux. Je les ai connus avant que Yanni et Phillip ne soient dans leurs projets d'avenir, dans une autre vie.
LE BLOGUE DE BOB: 27 juin | 26 juin
À l'âge de 17 ans, dans mon patelin de Sainte-Agathe de Lotbinière, j'ai joué dans le junior avec le père de Yanni, Jean-Guy Gourde. C'était même mon ailier gauche et on faisait des flammèches ensemble. Regardez le fils aller, et dites-vous que le paternel c'était pas mal ça. Un petit vite sur patins ben fatigant.
L'année suivante, comme j'étais étudiant au cégep de Victoriaville, j'ai porté les couleurs des Tigres juvénile AA et le père de Phillip, Alain Danault, faisait partie du groupe d'entraîneurs.
Ç'a été mes deux plus belles années de hockey.
Le monde est petit, hein?
Près de 40 ans plus tard, d'être témoin d'une Finale de la Coupe Stanley qui oppose les rejetons de deux bonnes connaissances, ça me fait… beaucoup vieillir!
À Tampa lundi, j'ai lâché un coup de fil aux deux papas, à quelques heures du match no 1 au Amalie Arena.
Pas pour faire des entrevues, juste pour jaser. Pour se remémorer des souvenirs de la belle époque.
« T'étais un joueur honnête, un joueur d'équipe », m'a dit Alain avec un sourire dans la voix.
« Okay, je vais prendre "joueur d'équipe"… », que je lui ai répondu en pouffant de rire.
Alain m'a souligné ce que je n'avais jamais su depuis toutes ces années, soit qu'un autre joueur de l'équipe dans le temps, Sylvain Beauvillier, est le père d'Anthony Beauvillier des Islanders de New York.
C'est un petit monde, je vous le dis.
Et je ne peux pas m'empêcher de penser, cher Alain, que je devais être un pas si pire joueur que ça… Toi, tu étais un « players coach », toujours à l'écoute et prêt pour aller prendre une bière au bar Le Christophe!
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Mon attachement à la famille Gourde est de très longue date. C'est une grosse famille de Saint-Narcisse de Beaurivage, village presque voisin de mon Sainte-Agathe natal. Dix enfants : huit garçons, deux filles. Les gars ont tous été des joueurs de hockey, de très bons à part ça, vous l'aurez deviné.
Quand j'étais « ti-cul », mon père Marcel était un des dirigeants de l'équipe senior du village. Avec le même flair qu'au eu Gilles Léger pour les frères Stastny, Marcel a contribué au recrutement des frères Gourde de Saint-Narcisse. Ghislain, Gaston et Gilles ont fait partie de mes premières idoles dans le hockey dans les années 1970. Avec Gérald, alias « pee wee », qui poussait derrière.
À l'adolescence, j'ai joué avec les quatre autres frangins, Gervais, Guimond, Gaétan et Jean-Guy, et j'ai passé avec eux des soirées d'après-match mémorables.

NYI@TBL, #7: Cirelli rejoint Gourde en I.N.

On s'est perdu de vue pendant toutes ces années, mais là on se retrouve grâce à la progéniture.
Pour connaître Yanni et Phillip, ils perpétuent les valeurs familiales à merveille. Ce sont deux petits gars de bonnes familles.
Ça me fend le cœur juste à penser qu'un des deux ne pourra pas soulever la Coupe Stanley, très bientôt.
P-S. -Les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que les huit oncles de Yanni ont tous des prénoms en G. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que ses deux tantes s'appellent Ghislaine et Gisèle.
Yanni a encore la chance d'avoir sa grand-mère, Thérèse Fillion, qui, à 90 ans, a de l'énergie à revendre.
« Elle tient toujours à partir la dernière quand je reçois de la famille à la maison », m'a dit Jean-Guy.
On sait maintenant un peu plus d'où vient toute l'énergie de lapin Energizer du petit-fils hockeyeur.