MONTRÉAL – Il est déjà difficile d’affronter le Canada dans un tournoi de hockey sur la scène internationale, mais le faire en territoire canadien ajoute au défi; un défi que la Suède devra relever dans le match inaugural de la Confrontation des 4 nations au Centre Bell, mercredi (20 h HE; TVAS, SN, ESPN).
La réputation des partisans montréalais n’est plus à faire, et le domicile des Canadiens est réputé être l’un des plus bruyants de toute la LNH. Les joueurs et les entraîneurs de la Suède s’attendent à ce que le Canada bénéficie d’un formidable soutien de la part de la foule dans le cadre de ce premier tournoi international réunissant les meilleurs joueurs de la LNH, une première depuis les Jeux olympiques de Sotchi en 2014.
Existe-t-il un moyen de diminuer l’impact que la foule aura sur le déroulement du match?
« Oui, il suffit de marquer quelques buts rapides dès le départ, a lancé en souriant l’entraîneur de la Suède Sam Hallam. J’ai vraiment hâte de voir l’ambiance qui va régner dans l’amphithéâtre demain.
« Je me souviens des Jeux olympiques de Vancouver, et du soutien dont le Canada bénéficiait. C’est la même chose pendant le Championnat mondial junior, on voit à quel point les partisans sont passionnés par leur équipe nationale ici. Une foule bruyante fera toutefois en sorte que nous allons, nous aussi, être motivés. Nous souhaitons serrer le jeu et leur compliquer la tâche, et ainsi nous pourrons peut-être calmer la foule un peu. »
Les joueurs de la Suède consultés à ce sujet n’entendent pas se contenter d’une diminution du niveau sonore. Ils ont bien l’intention de plonger le Centre Bell dans le silence.
« J’ai hâte d’affronter chacune des équipes du tournoi, mais ce premier match, ici contre le Canada, sera très plaisant, a mentionné Rasmus Dahlin. Nous aurons la chance de réduire les partisans au silence.
« Chacun de leur trio est un premier trio, ce sera différent et assurément difficile. Nous devrons nous assurer de bien jouer défensivement, et de bien gérer l’espace que nous allons accorder à leurs attaquants. »
« Ce sera cool de jouer ce match à Montréal, qui est une grande ville de hockey, a renchéri l’attaquant Leo Carlsson. Ce sera un super environnement.
« Ça ne me dérange cependant pas de jouer le rôle des méchants. C’est bien de pouvoir compter sur le soutien de la foule, mais c’est aussi agréable de réduire les partisans adverses au silence. »
Le gardien Filip Gustavsson, qui sera d’office mercredi, avance qu’une foule bruyante pourrait aider ses compatriotes et lui-même à s’immerger plus rapidement dans l’ambiance du tournoi.
« J’espère qu’ils seront très bruyants, ça va nous permettre de ressentir l’ambiance et de nous plonger dans tout ça, a-t-il expliqué. Tout le monde veut que le Canada gagne. Nous souhaitons donc amorcer le match du bon pied, et faire en sorte que l’on entende de moins en moins la foule à mesure que le match avance. »
Le défenseur Victor Hedman a aussi joué assez souvent à Montréal pour savoir que la foule sera un facteur non négligeable dans le tournoi.
« J’ai joué ici en séries éliminatoires, alors je sais à quel point ça peut être bruyant, et comme il s’agit d’un tournoi international, je ne m’attends pas à ce que ça change, a-t-il dit. Ce type de tournoi fait ressortir les émotions et l’intensité, alors il faudra égaler la leur, surtout en début de match. »
Il n’y a pas que sur les partisans du Centre Bell que Hedman souhaite avoir le dessus. Il entend aussi conserver sa fiche parfaite d’une victoire et aucune défaite contre son entraîneur du Lightning Jon Cooper. La Suède s’était imposée en tirs de barrage contre le Canada en finale au Championnat du monde en 2017.
« Chaque fois que j’entre dans son bureau, je peux voir sa médaille d’argent qui y est exposée. De mon côté, j’ai la médaille d’or à la maison », a déclaré l’imposant défenseur en riant.



















