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Le Finlandais de 22 ans n'est plus le même que celui qui a quitté l'équipe au terme de la saison 2018-19 pour retourner dominer dans la Liiga, dans son pays natal. Il est de retour, fin prêt à gravir les échelons et à devenir le joueur d'impact que les Oilers avaient vu en lui en le repêchant en 2016.
« C'est mon secret, je suis heureux et je souris », a-t-il lancé dans un anglais encore brut, mais amélioré. « Grâce à ça, je joue mieux et tout est mieux. Ce n'est pas toujours comme ça, bien sûr. Il y a 365 jours dans une année, alors c'est certain que tu ne souris pas toujours.
« Mais en ce moment, tout va bien, donc pourquoi ne pas être heureux? Je suis content d'être ici de nouveau et de jouer dans la LNH tous les jours. »
À lire entre les lignes, on en vient rapidement à la conclusion que l'imposant attaquant souffrait du mal du pays. Sa difficulté à maîtriser l'anglais n'a assurément pas aidé sa cause, puisqu'il avait de la difficulté à interagir avec ses coéquipiers et ses entraîneurs.
L'auteur de ses lignes se souvient même avoir eu toute la misère du monde à lui soutirer quelques mots d'anglais en entrevue dans le vestiaire des visiteurs au Centre Bell. C'était pour le moins étonnant puisqu'il disputait déjà sa deuxième saison en Amérique du Nord.
« Ç'a beaucoup à voir avec la langue », a confirmé Dave Tippett, qui n'était pas à la barre des Oilers à l'époque. « À son premier passage, il comprenait l'anglais, mais il ne le parlait pas très bien. Maintenant, il fait partie du groupe. Il n'est pas à l'écart parce qu'il ne sait pas comment parler la langue.
« Il blague avec ses coéquipiers au déjeuner et dans le vestiaire. C'est un jeune homme plaisant à côtoyer qui vient à l'aréna pour travailler fort, et qui se plait à le faire. Il est aussi plus mature qu'il ne l'était, il y a quelques années. Il est simplement plus à l'aise dans tous les aspects de son environnement. »
On devine aussi que Puljujarvi n'était pas très enchanté à l'idée de devoir faire la navette entre Edmonton et le club-école de Bakersfield, dans la Ligue américaine, même après des portions de trois saisons dans la LNH. Surtout avec le statut de quatrième choix au total, qui le suivra tout au long de sa carrière.
Il a d'ailleurs esquissé un large sourire quand un collègue lui a demandé s'il avait de la difficulté à comprendre ce que les entraîneurs voulaient qu'il fasse sur la glace, à l'époque à laquelle Todd McLellan était derrière le banc de la formation albertaine.
« Peut-être que c'était le cas à ma première saison, mais je ne m'en souviens plus », a-t-il répondu, en évitant ainsi de ressasser des souvenirs probablement un peu moins heureux.
Tout cela est derrière lui. Il évolue maintenant avec Kyle Turris et Joakim Nygard sur le troisième trio de l'équipe, et il a la ferme intention de faire ses preuves pour gagner la confiance de son nouveau pilote. Blanchi jusqu'à présent, il a tout de même dirigé sept tirs au but à son deuxième match de la saison.
À 6 pieds 4 pouces et 201 livres, Puljujarvi utilise mieux son gabarit pour parvenir à ses fins et pourrait éventuellement devenir un très bon complément aux gros canons de l'équipe.
« Je remarque qu'il a simplifié son jeu, a noté l'attaquant Ryan Nugent-Hopkins. Il est tellement imposant et c'est un bon patineur. Il peut facilement battre ses adversaires sur l'échec avant. Je suis persuadé que les occasions se présenteront à lui s'il continue de se servir de son gabarit et de sa vitesse. »