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DENVER - L'Avalanche du Colorado est convaincue qu'elle est encore dans le siège du conducteur contre les Blues de St. Louis dans leur série de deuxième ronde, malgré un effondrement à la fin du match no 5 au Ball Arena mercredi.

« Nous sommes encore en très bonne posture », a assuré le défenseur Cale Makar jeudi, quelques heures après une défaite de 5-4 en prolongation. « C'est la seule chose à laquelle je pense. »
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L'Avalanche a deux parties pour signer une victoire, et ça commence avec le match no 6 au Enterprise Center vendredi (20 h HE; TVAS, CBC, SN, TNT).
« Nous sommes encore en bonne position, nous avons encore l'avance dans la série et la chance d'en finir de nouveau, a poursuivi Makar. Tu ne dois simplement pas tenir pour acquises ces occasions de mettre fin à la saison d'une équipe. »
C'est pourtant ce que l'Avalanche a fait dans le cinquième affrontement. De leur propre aveu, les joueurs du Colorado ont joué sur les talons et échoué à bien gérer la rondelle dans la deuxième moitié de la rencontre, ce qui a permis aux Blues de combler un déficit de 3-0, puis de 4-3 avec 2:46 à faire en temps réglementaire. Tyler Bozak a ensuite marqué à 3:38 de la prolongation pour prolonger la saison des Blues.
« Nous leur avons redonné vie », a souligné l'entraîneur du Colorado Jared Bednar. « Ils vont tout donner, et c'est ce à quoi nous nous attendions de toute façon. St. Louis est une équipe de hockey avec beaucoup de fierté. »
Les Blues ont encore une mince chance.
Les équipes qui détiennent une avance de 3-1 dans une série quatre de sept ont remporté la série dans une proportion de 90,5 pour cent (296-31) dans l'histoire. Les Blues ont tiré de l'arrière 3-1 dans une série à 14 reprises dans leur histoire et ils sont venus de l'arrière deux fois. Le Colorado a gagné 11 des 13 séries qu'il menait 3-1, mais ses deux défaites sont survenues dans des séries qui s'étaient amorcées à domicile comme celle-ci.
Si les Blues sont en quête d'encore plus d'espoir, ils peuvent regarder du côté des Rangers de New York en première ronde. Ils sont passés au tour suivant après avoir perdu trois de leurs quatre premières rencontres face aux Penguins de Pittsburgh.
« Tout le monde se dit tout le temps qu'il est possible de venir de l'arrière, mais tu dois passer de la parole aux actes et c'est ce que nous avons fait hier soir, a mentionné l'entraîneur des Blues Craig Berube jeudi. Ce match-là est terminé et nous nous concentrons sur le match no 6. Il faut tout recommencer. »
L'attaquant Robert Thomas, qui a marqué le but ayant créé l'égalité 4-4 mercredi, a indiqué après le match que les Blues n'ont rien à perdre et qu'ils continueront à jouer ainsi.
« C'est l'énergie du désespoir, a dit Thomas. Nous n'avions rien à perdre et nous avons tout donné. Nous avons eu des chances rapidement, mais nous n'avons pas su en profiter. Nous avons continué à travailler fort. C'est l'histoire du match pour nous. Nous avons travaillé fort et trouvé un moyen de gagner. »

STL@COL, #5: Thomas l'égalise tard en 3e période

La récente histoire pourrait peser lourd sur l'Avalanche, qui s'est inclinée au deuxième tour éliminatoire dans chacune des trois dernières saisons et qui n'a pas atteint la finale d'association depuis 2002.
Mais les joueurs ont rejeté cette affirmation jeudi, clamant qu'ils avaient suffisamment appris des échecs du passé pour rebondir après cette dernière embûche.
Makar a soutenu qu'il avait oublié le match no 5 à la minute où il a quitté la glace après la prolongation. Bednar a dit qu'il avait visionné la partie une fois, mais qu'il a aussitôt porté son attention vers la journée de vendredi.
« En fin de compte, nous n'avons pas vraiment le choix, n'est-ce pas? » a lancé Bednar. « Il suffit d'y croire. Le plus important pour nous est d'y croire. Nous croyons que nous sommes une très bonne équipe.
« Pour nous, la seule équipe qui peut nous battre, c'est la nôtre. Que ce soit vrai ou pas, j'aime cette attitude. Nous nous mettons beaucoup de pression pour être les meilleurs. Ce ne sera pas toujours parfait. Différents joueurs se sont levés à différents moments pour nous permettre de gagner. Hier soir, ce ne fut pas le cas tard dans le match. Il faut passer à autre chose. »
Bednar a indiqué qu'il allait considérer l'option d'apporter des changements à sa formation pour le match no 6, mais il a soutenu que c'est l'aspect mental qui allait être le plus déterminant vendredi et, si nécessaire, dimanche pour un match no 7. L'entraîneur a l'intention de transmettre ce message à répétition à ses joueurs durant le vol vers St. Louis, même si ceux-ci semblent déjà l'avoir bien compris.
« Tant que tu restes fort mentalement et que tu t'assures que rien n'a plus d'importance que le groupe dans le vestiaire, [ça va bien aller] », a-t-il dit. « C'est de cette façon que nous entrevoyons les choses et que nous abordons le prochain match. »