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MONTRÉAL – L’idée est venue au détour d’une conversation estivale chez les Kopitar.

Neza et Jakob ont demandé à leur père Anze, accessoirement le capitaine des Kings de Los Angeles, quel était son amphithéâtre favori à travers la Ligue. Même s’il n’y avait joué que 13 fois – le match de mardi était son 14e et tout dernier – il n’a pas hésité une seconde avant de nommer le Centre Bell.

Quelques instants plus tard, l’idée d’un voyage familial à Montréal pour son dernier match en carrière dans la métropole commençait à prendre forme.

« L’histoire, la culture et l’ambiance… Il n’y a rien de mieux qu’ici », a répondu le Slovène de 38 ans, qui a annoncé qu’il prendrait sa retraite au terme de la saison. « Quand j’ai dit aux enfants que c’était Montréal, ça leur a pris environ 15 secondes pour convaincre leur mère de réserver le voyage. »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ç’a été un séjour plutôt réussi. Les Kings ont facilement signé une victoire de 5-1 face aux Canadiens, et papa a amassé une aide devant plus de 25 autres convives.

Mais les Kopitar ont aussi pu profiter pleinement du Centre Bell en famille. Et pas seulement pour le match.

Lundi, lors de la journée de congé offerte par l’entraîneur Jim Hiller, Jakob – 9 ans – a chaussé les patins pour sauter sur la glace montréalaise avec son père. Sa sœur Neza – 10 ans – s’est elle aussi jointe à la fête même si elle n’avait que des bottes.

« J’ai patiné avec mon petit gars, a souri Kopitar. Il arrivait d’un tournoi de hockey à Chicago, c’est la raison pour laquelle il avait son équipement. On a été chanceux d’avoir une journée de congé… et la glace toute fraîche nous attendait. Je ne sais pas encore s’il réalise à quel point c’est cool, mais moi, j’ai profité de chaque seconde. »

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Avant la rencontre contre le Tricolore, les deux petits Kopitar ont assisté à la période d’échauffement sur le banc des Kings, vêtus du chandail no 11 de leur joueur préféré et armés d’une pancarte où l’on pouvait lire : « Let’s go Kopi ». De quoi réchauffer le cœur du grand attaquant, qui a bien sûr pris le temps d’immortaliser le moment.

C’est d’ailleurs ce qu’il compte faire, concrètement ou mentalement, à chacun des arrêts de sa tournée d’adieu cette saison. Il avoue sans détour que le fait d’avoir annoncé sa retraite avant le début de la campagne lui permet de voir les choses d’une tout autre perspective.

Après 20 saisons, plus de 1200 points et bientôt plus de 1500 matchs à son actif dans la LNH, Kopitar peut savourer les petits moments, comme ceux de mardi, dont il se souviendra pendant fort longtemps.

« On n’est pas beaucoup à pouvoir atteindre la LNH, et parfois tu te laisses prendre par les victoires, les défaites, les points et tout le reste qui t’empêche d’en profiter, a-t-il philosophé. Cette année, un de mes objectifs est de profiter de chaque match. Je veux m’amuser dans cette saison.

« Je vais trimer dur et je veux gagner, bien sûr, mais je ne veux pas perdre cet aspect de vue. Nous sommes chanceux et choyés d’être dans cette position. Beaucoup de gens paieraient pour être à nos places pour un match ou deux. Nous avons la chance de jouer tous les jours. C’est très spécial. »

Neza et Jakob rentreront à Los Angeles avec leur mère, mercredi, et ils pourraient bien accompagner leur père au mythique Madison Square Garden plus tard cette saison. Avec le sourire qu’ils affichaient dans les coulisses du Centre Bell pendant que leur père s’adressait aux médias, ils ne refuseront sans doute pas l’offre.

« Pour le reste, on risque de garder ça plus local », a rigolé Kopitar.