« Montréal est un marché difficile, probablement encore plus pour un gardien, a-t-il poursuivi. Mais c’est aussi une ville géniale. Quand tu joues bien, les partisans te donnent beaucoup d’amour. Quand tu ne joues pas bien, ils te le disent. Ça fait partie du hockey. »
En 2010, Halak avait ravi le poste de numéro un à Carey Price, un autre jeune gardien à cette époque. Seize ans plus tard, le Tricolore mise encore sur deux jeunes loups en Jakub Dobes et Jacob Fowler.
Questionné à savoir s’il avait un conseil à offrir à Dobes ou Fowler, le Slovaque de 41 ans a opté pour un discours assez classique.
« Tu dois faire le même boulot, peu importe pour qui tu joues dans la LNH, a-t-il rappelé. Tu dois bloquer des rondelles. Ça ne sert à rien de se mettre trop de pression. C’est important de s’amuser. Ça peut sonner simpliste, mais c’est la réalité. Les saisons sont longues, il y a toujours des hauts et des bas. »
Un papa de deux gardiens
À la retraite depuis la fin de la saison 2022-2023, Halak habite maintenant dans la région de Boston. Et il ne reste jamais trop loin d’un aréna.
« Je coache mes enfants au hockey. J’ai une fille (Inna) de 13 ans et un garçon (Nathan) de 10 ans. Les deux jouent à la position de gardien. J’aime les regarder, mais je trouve ça stressant aussi. Je ne veux pas les voir se faire déjouer. »
« Comme ancien gardien, il y a une phrase que je ne voulais pas entendre de mes enfants: papa, je veux devenir un gardien! Mais ils me l’ont demandé. Mon garçon est un gardien depuis cinq ans et ma fille l’est depuis deux ans. Je peux leur enseigner bien des trucs. »
Après Montréal, Halak a joué pour six autres équipes de la LNH : les Blues de St. Louis, les Capitals de Washington, les Islanders de New York, les Bruins de Boston, les Canucks de Vancouver et les Rangers de New York.
Sa femme et lui ont décidé de s’établir au Massachusetts, mais ils retournent tous les étés dans leur pays natal, la Slovaquie.
Quand il pose les pieds à Bratislava, il saisit encore plus l’ampleur de Juraj Slafkovsky chez lui.
« Juraj est le meilleur joueur de la Slovaquie. Il a été choisi au tout premier rang du repêchage par Montréal (2022). C’était gros pour notre pays. Je ne lui souhaite que du succès. Il s’améliore, il reste un jeune attaquant. Mais à mes yeux, il a encore un potentiel encore inexploré. »