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WASHINGTON – Alex Tuch savait que la question allait être posée, celle qu’il a qualifiée de « question que j’ai tenté d’éviter pendant longtemps ».

Ce n’était pas à propos du raisonnement de l’attaquant de 30 ans pour ne pas renouveler son association avec les Sabres de Buffalo, ou encore sur son nouveau contrat suivi d’une transaction aux Capitals de Washington mercredi avec en poche une entente de huit ans d’une valeur de 84 millions $ (moyenne annuelle de 10,5 millions $).

Cette question portait sur « l’arrêt ».

Tuch était celui qui s’est retrouvé du mauvais côté de l’un des plus grands moments de l’histoire des Capitals – l’arrêt désespéré en plongeant de Braden Holtby avec son bâton alors qu’il restait 1:59 à écouler en troisième période du match no 2 de la finale de la Coupe Stanley 2018 qui permettait à Washington de conserver sa priorité de 3-2 en route vers une victoire contre Tuch te les Golden Knights de Vegas pour créer l’égalité dans cette série quatre de sept.

Washington a finalement remporté les trois matchs suivants pour décrocher un premier championnat de la Coupe Stanley.

« Quel est le dicton? Si on ne peut les battre, aussi bien les rejoindre, a demandé Tuch vendredi. C’était ma saison recrue. Cet arrêt était incroyable. J’ai parlé à Holtby au cours de la poignée de main, et il m’a dit qu’il s’agissait de son arrêt le plus chanceux à vie, alors il m’a fait sentir un peu mieux, mais pas beaucoup mieux, parce qu’il était en train de me serrer la main après avoir gagné la Coupe.

« Il s’agissait d’un arrêt incroyable, mais d’un autre côté, c’était aussi une expérience incroyable pour moi. J’ai détesté arriver à court de l’objectif. Ça me dérange encore aujourd’hui de ne pas avoir soulevé la Coupe Stanley. »

Remporter la Coupe demeure la motivation de Tuch, et il désire maintenant par-dessus tout que l’histoire se répète pour les Capitals. L’équipe a pris l’audacieuse décision de faire l’acquisition de celui qui a atteint le plateau des 30 buts à trois reprises en retour d’un choix de troisième ronde en 2027 et de l’attaquant David Kampf (dont le contrat arrive à échéance), en plus de lui consentir un contrat d’une durée maximale de huit ans avant qu’il ne devienne joueur autonome sans compensation le 1er juillet.

Washington (43-30-9) a raté les séries éliminatoires cette saison, terminant à trois points des Flyers de Philadelphie et du troisième rang de la section Métropolitaine, mais Tuch est d’avis que les Capitals peuvent rebondir dès la prochaine saison avec le centre Pierre-Luc Dubois qui sera de retour en santé après avoir été limité à 29 matchs cette année, et l’arrivée de jeunes joueurs prometteurs comme les attaquants Ryan Leonard, 21 ans, et Ilya Protas, 19 ans, ainsi que le défenseur Cole Hutson, 19 ans, qui possèdent tous une année d’expérience supplémentaire.

En fait, Tuch croit que les Capitals, qui ont terminé au premier rang de l’association de l’Est en 2024-25 (51-22-9), se trouvent dans une situation similaire à celle des Panthers de la Floride, qui ont été minés par les blessures pour finalement rater les séries éliminatoires après avoir remporté la Coupe Stanley au cours des deux campagnes précédentes.

« Il faut parfois prendre un pas de recul pour faire deux pas vers l’avant, et je pense que c’est le genre de chose que les Capitals seront en mesure de faire, a affirmé Tuch. L’an dernier, ils ont été en mesure d’utiliser souvent leurs jeunes joueurs en raison de certaines blessures, et ils leur ont donné beaucoup d’expérience.

« Je crois que je vais pouvoir aider ces jeunes joueurs en arrivant ici, mais ils misent déjà sur un excellent noyau avec (Dylan) Strome, (Aliaksei) Protas, Dubois, (Tom) Wilson, tous des gars qui sont dans cette ligue depuis un moment et qui possèdent beaucoup d’expérience et qui ont connu du succès. Je pense que je vais bien cadrer ici. Ils ont aussi ajouté (Jordan) Kyrou, qui est à mon avis un ajout très important. »

Washington a fait l’acquisition de Kyrou, un autre joueur qui a inscrit au moins 30 buts à trois reprises, dans une transaction avec les Blues de St. Louis mardi en retour de l’attaquant Connor McMichael, de l’espoir en attaque Milton Gastrin et d’un choix de première ronde (16e au total) au repêchage 2026.

Un joueur que Tuch n’a pas mentionné est Alex Ovechkin, meilleur buteur de l’histoire de la LNH avec 929 buts. Maintenant que son contrat de cinq ans d’une valeur de 47,5 millions $ (moyenne annuelle de 9,5 millions $) est arrivé à échéance, Ovechkin, qui aura 41 ans le 17 septembre, n’a pas encore confirmé s’il allait revenir ou non pour une 22e saison.

Tuch fait partie de ceux qui souhaitent qu’Ovechkin soit de retour.

« J’aimerais apprendre à le connaître, a assuré Tuch. Il est une véritable légende. Il va entrer au Temple de la renommée, et il est le meilleur buteur de l’histoire. Si je peux apprendre un peu de lui, ce serait incroyable. »

Natif de Syracuse, dans l’État de New York, Tuch a grandi en tant que partisan des Sabres, et il a admis que de les quitter « a été l’une des décisions les plus difficiles de ma vie ». Il a disputé cinq saisons à Buffalo après avoir été acquis de Vegas en 2021, et il a aidé les Sabres à se qualifier pour les séries éliminatoires cette saison pour la première fois depuis 2011. Il a terminé au deuxième rang de l’équipe pour les buts (33) derrière Tage Thompson (40) et au troisième rang pour les points (66) en 79 matchs de saison régulière.

Cette transaction avec Washington a toutefois été conclue après que Tuch eut été incapable de s’entendre sur les modalités d’un nouveau contrat avec Buffalo. Par pure coïncidence, il passe la fin de semaine avec plusieurs de ses anciens coéquipiers des Sabres alors qu’ils assistent au mariage de Bowen Byram, qui a été échangé aux Blackhawks de Chicago mardi.

« Passer par ce processus, ce n’est que le volet affaires, et on réalise à quel point ce volet est omniprésent, a raconté Tuch. […] Je me suis vraiment concentré sur ce que je considérais comme la meilleure occasion pour moi, autant sur le marché des joueurs autonomes que sur le plan hockey. Je voulais aller avec une équipe qui allait être super compétitive pendant très longtemps, parce que je pense que je suis dans les meilleures années de ma carrière.

« Il y a aussi le fait qu’on ne profite pas de son autonomie souvent, alors il s’agissait d’une occasion que je ne pouvais pas laisser passer. Je devais faire ce qui était le mieux selon moi pour moi et ma famille. »