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Émilie Castonguay rêvait de vivre à Vancouver et de profiter des charmes de la bucolique ville côtière de l'Ouest canadien depuis fort longtemps. Malgré le fait qu'elle y est installée depuis maintenant quatre mois, elle a dû repousser l'exploration de son nouveau chez-soi à plus tard.

La cause? Son nouvel emploi. La directrice générale adjointe des Canucks de Vancouver est entrée en poste à deux mois de la date limite des transactions - deux jours avant la nomination de Patrik Allvin au poste de directeur général.
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Nul besoin de spécifier que l'ancienne agente de joueurs avait du pain sur la planche et peu de temps pour se familiariser avec ses nouvelles fonctions. Encore moins pour découvrir Vancouver.
« J'étais prête à ce que ce soit intense », a-t-elle affirmé en entrevue avec LNH.com. « Quand ça fait dix ans que tu travailles comme agente, tu connais la routine et les différentes situations. Ça change toujours un peu, mais il n'y a plus rien de surprenant.
« Le fait de commencer dans une période aussi intense, ç'a fait en sorte que notre nouvelle équipe s'est soudée vraiment vite. On a passé beaucoup de temps ensemble pour évaluer l'équipe rapidement et prendre les bonnes décisions. On dirait maintenant que ça fait des années qu'on travaille ensemble. »
Quelques jours après les nominations de la Québécoise et d'Allvin, Cammi Granato s'est jointe au trio de D.G. adjoints complété par Derek Clancey - l'une des premières nominations faites par le président des opérations hockey Jim Rutherford après son embauche, en décembre.
Mené par ce dernier, l'état-major revampé de la formation vancouvéroise n'a finalement procédé qu'à des transactions mineures. L'équipe effectuait une remontée au classement et les dirigeants voulaient lui donner un vote de confiance. N'empêche qu'il y a eu de longs débats et des discussions passionnées dans les bureaux.
Les Canucks (40-30-12) ont finalement été dans le coup jusque dans les dernières semaines du calendrier, ratant les séries par cinq petits points.
« C'est rassurant quand tu comptes sur un leader comme Jim qui a vécu tellement de situations différentes, a fait valoir Castonguay. Il n'avait aucun doute sur le groupe qu'il avait formé. Il n'y a jamais eu de panique malgré l'imposant défi que nous devions relever et nous étions tous confiants de pouvoir ajouter notre grain de sel dans le processus. »
Si la convention collective n'a plus de secrets pour l'avocate de formation, son apport ne se limite pas qu'au côté business de la gestion de l'équipe. Elle est aussi appelée à offrir son point de vue sur le plan hockey quand vient le temps de discuter de l'avenir des Canucks.
« Nous avons tous des pedigrees différents, et Patrik veut que tout le monde émette son opinion, a-t-elle précisé. Il va prendre la décision finale, mais il est vraiment à l'écoute. Il veut se faire convaincre et il nous force à nous questionner autrement. C'est exigeant en termes de préparation, mais j'adore ça.
« Nous travaillons vraiment en équipe. Ce ne sont pas des gens qui ont un ego à servir. Ils veulent avoir l'opinion de tout le monde sur tous les plans. Avec plusieurs points de vue différents, on s'assure de prendre la meilleure décision possible. »
Pas si loin
La saison a beau être terminée depuis un mois, la roue continue de tourner dans les bureaux des Canucks. Rutherford, Allvin et leurs collègues viennent de compléter une semaine de réunions avec les recruteurs de l'équipe en vue du repêchage de juillet prochain et de l'ouverture du marché des joueurs autonomes.
La formation compte sur un jeune noyau prometteur en Elias Pettersson, Quinn Hughes et Thatcher Demko, et les nouveaux dirigeants ne veulent pas manquer l'occasion de bien les entourer.

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« Ils veulent gagner et il faut dénicher les bons éléments pour les aider à y arriver, a expliqué Castonguay. Ça part aussi avec une bonne culture d'équipe. Nous ne sommes pas loin, mais il y a des choses à faire pour améliorer le club et faire en sorte qu'il soit compétitif en séries. »
Tout indique donc que la Québécoise devra attendre encore un peu avant de jouer à la touriste dans sa nouvelle ville. Mais ça ne la dérange pas. Elle est sur son X et elle fait ce qu'elle aime.
« Je fais du hockey à longueur de journée, a-t-elle conclu. Je ne compte pas les heures, j'adore ça. Si je prenais une pause, je ferais du hockey quand même. Il faut que je me force à arrêter et à faire autre chose parfois. Tout revient à la notion de faire ce qui te passionne dans la vie. »