Je suis persuadé que ça lui fait un petit quelque chose de partir de St. Louis. Il joue là depuis le début de sa carrière, il a gagné avec cette organisation et plusieurs de ses coéquipiers actuels, et il a développé un réseau là-bas, à l'aréna comme en dehors. Ce n'est jamais facile d'être déraciné de la sorte.
Par contre, le fait qu'il se retrouve avec l'un de ses meilleurs amis en Artemi Panarin chez les Rangers, ça aide assurément. Pour les joueurs européens, c'est toujours une bonne chose de se retrouver dans une équipe où évoluent des compatriotes. Pour faciliter l'intégration du joueur lui-même, oui, mais aussi pour le reste de sa famille. Bien souvent, les épouses de ces joueurs viennent du même pays, elles peuvent développer des affinités et passer du temps ensemble à l'extérieur de la patinoire, et c'est la même chose si ces joueurs ont des enfants. Ça aide beaucoup l'aspect mental du joueur quand les choses qui se déroulent en dehors de l'aréna se passent bien.
On peut dire que ça joue vraiment du coude dans la section Métropolitaine! Avec Bo Horvat qui a été acquis par les Islanders, deux des meilleurs joueurs disponibles sur le marché ont abouti dans la région new-yorkaise. Avec les Hurricanes de la Caroline et les Devils du New Jersey qui se distancent, les Rangers et les Islanders qui s'améliorent, ça place les autres directeurs généraux de la section sur la sellette. Ils doivent décider rapidement si ça vaut la peine de sacrifier certains actifs pour suivre la parade.
De gros noms sont déjà partis, mais je répète souvent que ce n'est pas nécessairement le meilleur joueur de hockey qui représente la meilleure acquisition, c'est le meilleur joueur pour remplir un rôle bien précis au sein d'une formation. Les meilleurs DG sont ceux qui sont capables de trouver le morceau du casse-tête qui manque à leur équipe, et ils font tout pour aller le chercher.
Parmi les exemples récents qui me viennent en tête, il y a les acquisitions de Brandon Hagel par le Lightning de Tampa Bay, ou encore d'Artturi Lehkonen par l'Avalanche du Colorado. On ne parle pas de joueurs qui font partie de l'élite de la LNH, mais ils étaient les joueurs parfaits pour remplir un rôle bien précis chez les équipes qui ont fait leur acquisition.
Une belle histoire à Montréal
Les Canadiens de Montréal vont renouer avec l'action samedi après la traditionnelle pause du Match des étoiles, et on va retrouver Rafaël Harvey-Pinard sur le premier trio en compagnie de Nick Suzuki pour entamer la fin de semaine.
Je connais un peu Rafaël puisqu'il s'entraîne avec Stéphane Dubé pendant l'été, et je peux vous affirmer qu'on entend que des bonnes choses à son sujet. C'est un joueur qui a certes du talent, mais il se démarque surtout avec sa ténacité, sa hargne et sa passion.
Des joueurs comme lui, ce sont des boules de passion et d'énergie. Tous les entraîneurs veulent les avoir dans leur formation, et ils sont appréciés de leurs coéquipiers. Avec Rafaël, on parle d'un joueur qui possède aussi beaucoup de talent, qui est capable de la mettre dedans, et il l'a prouvé à tous les niveaux, même dans la LNH.
Ne partons pas en peur, ce n'est pas parce qu'il a marqué cinq buts en sept matchs qu'il faut s'attendre à ce qu'il devienne un compteur de 50 buts dans la LNH. Ça demeure une belle histoire, une histoire dont on a besoin dans une saison comme celle que connaissent les Canadiens.