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MONTRÉAL – Dylan Larkin n’a participé qu’une fois aux séries éliminatoires depuis son arrivée dans la LNH, et c’était lors de sa saison recrue en 2015-16. Après une disette de neuf saisons sans prendre part au tournoi printanier, on pardonnera au capitaine des Red Wings de Detroit de ne pas s’exciter outre mesure de voir son équipe trôner au sommet de la section Atlantique après 46 matchs.

Il reconnaît toutefois que chaque point récolté contre un rival de section vaut son pesant d’or, peu importe à quel moment de l’année ces points sont obtenus.

« Il est tôt dans la saison pour dire qu’il s’agit d’un match crucial, mais j’ai déjà fait partie d’équipes qui ont raté les séries par un seul point, ou encore par trois ou quatre victoires », a noté Larkin après la victoire de 4-0 des siens contre les Canadiens de Montréal au Centre Bell, samedi.

« Le classement est tellement serré dans l’Association de l’Est en ce moment que chaque victoire est importante. Il faut mettre en banque tous les points possibles, puisqu’il est difficile de savoir combien de points seront nécessaires pour participer aux séries. »

Grâce à cette victoire, les Red Wings vont se réveiller dimanche avec 58 points au classement en vertu de leur fiche de 27-15-4. Pour illustrer à quel point il y a congestion au classement dans l'Est, ce troisième gain consécutif, et un huitième à leurs 11 derniers matchs, leur confère une avance d’un point sur le Lightning de Tampa Bay, de deux sur les Canadiens au classement de la section Atlantique, mais aussi de seulement sept points sur les Penguins de Pittsburgh et le neuvième rang de l’Est.

Larkin sait que pour retourner en séries éliminatoires, le jeu d’ensemble de l’équipe devra continuer à aller dans la bonne direction, et que tous les joueurs devront pousser dans la même direction, sans exception. Il se réjouit donc de voir que les membres du noyau des Red Wings, dont font notamment partie le défenseur Moritz Seider et les attaquants Lucas Raymond, Alex DeBrincat et Patrick Kane, ne sont plus les seuls responsables des succès de l’équipe.

DET@MTL: Larkin marque sur réception de l'enclave en A.N.

Contre les Canadiens, John Gibson a réalisé son troisième blanchissage de la saison grâce à 27 arrêts. Depuis le début du mois de décembre, Gibson est le meneur parmi tous les gardiens de la ligue avec 12 victoires, et il montre une moyenne de buts alloués de 2,01 et un pourcentage d’arrêts de ,932 au cours de cette séquence.

« Sa fiche parle d’elle-même, tout comme sa manière de se comporter devant le filet », a louangé Larkin en parlant de Gibson. « Il demeure calme, même quand les choses ne vont pas bien. Il savait que les choses allaient se replacer pour lui. Il est un bon vétéran qui ne s’emporte pas quand les choses vont bien et qui ne se morfond pas pendant un creux de vague. »

Dans la catégorie des vétérans qui devront montrer le chemin aux jeunes joueurs de l’équipe ne pouvant compter sur de l’expérience des séries éliminatoires, on retrouve l’attaquant James van Riemsdyk. Avec plus de 1100 matchs d’expérience en saison régulière au cours de ses 17 saisons dans la LNH, et de 82 parties de plus en séries éliminatoires, van Riemsdyk sait qu’il doit servir de modèle, même s’il n’est plus appelé à noircir la feuille de pointage aussi souvent que par le passé.

« Je dois simplement tenter de donner le bon exemple chaque jour avec mes actions, jouer de la bonne manière, et conserver une approche constante, a mentionné van Riemsdyk. J’ai joué au sein d’équipes plus âgées et d’autres plus jeunes, mais ce que j’ai remarqué, c’est que les vétérans doivent toujours faire preuve de constance. »

Douce vengeance

Si la victoire de samedi était particulièrement satisfaisante aux yeux des joueurs des Red Wings, c’est qu’ils ont pu remettre la monnaie de leur pièce aux Canadiens. Ces derniers avaient ruiné leur match d’ouverture cette saison avec un gain convaincant de 5-1, au cours duquel Gibson avait été retiré de la rencontre.

L’entraîneur Todd McLellan a eu peur que son équipe tombe dans les mêmes travers en début de match, mais a bien aimé la manière dont ses troupiers ont répondu par la suite.

« Sur leur première chance ce soir, nous avons répété les mêmes erreurs que lors de ce premier match », a souligné McLellan en faisant référence à un deux contre un mené par Nick Suzuki dès la première présence du match. « Nous savions que nous devions faire certaines choses pour nous donner une chance de gagner, et j’ai été très heureux de voir les joueurs adhérer au plan de match. »

Ce plan de match était bâti en fonction de neutraliser les principales forces des Canadiens.

« Ce qui les rend si dangereux, c’est leur talent, leur vitesse et leur puissance offensive, a énuméré Larkin. Ils en ont fait la preuve dans notre match d’ouverture. Ce soir, nous avons réussi à les empêcher d’exploiter ces forces, du moins pendant la majeure partie de la soirée. Nous avons parfois joué de chance, ils ont raté de belles occasions, mais il y a des soirées comme ça. »

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