Raymond goal badge Chaumont

MONTRÉAL – Il y a des jeux de routines qui se transforment en or, mais aussi parfois en boulette. Jacob Fowler l’a découvert en deuxième période en sortant de son filet pour bloquer un dégagement de James van Riemsdyk.

Dans 99,9% des cas, on ne parlerait jamais d’un tel jeu. Fowler intercepterait la rondelle et il la redonnerait tranquillement à l’un de ses défenseurs. Mais l’Américain de 21 ans ne pouvait pas prédire que la rondelle bondirait contre une craque de la bande, à la hauteur de la porte de la surfaceuse, pour revenir directement sur le bâton de Lucas Raymond.

Raymond a hérité en cadeau de ce premier but. Même s’il venait de chuter sur la glace et qu’il avait les deux genoux sur la glace, le Suédois a trouvé la force nécessaire pour décocher un tir dans un filet désert.

Dans un vestiaire assez silencieux après ce revers de 4-0 contre les Red Wings samedi soir au Centre Bell, Fowler avait encore sur le cœur ce jeu malchanceux.

« C’est difficile, a dit Fowler en décrivant le but de Raymond. Tu veux réaliser le plus d’arrêts possible pour ton équipe. Je voyais bien la rondelle, je contrôlais bien mon match, mais c’est frustrant de voir le vent changer de côté en raison d’un mauvais but. Ça fait partie de l’apprentissage. »

Toujours très lucide dans ses propos malgré son jeune âge, le numéro 32 a analysé cette séquence dans son œil de gardien qui déteste perdre.

« Ultimement, je suis celui qui décide de rester ou non devant mon filet, a-t-il répliqué. Cette rondelle ne rentre pas si je décide de ne pas sortir. Je viens d’apprendre une autre chose. Mais ça craint d’apprendre à la dure. »

« Il y a des soirs où tu profites de bonds chanceux et d’autres soirs, c’est le contraire, a-t-il poursuivi. Mais les Red Wings ont travaillé fort, ils ont joué un bon match et leur gardien (John Gibson) a réalisé de gros arrêts. Ils ont une bonne équipe. Je considère que nous avons fait de bonnes choses. »

DET@MTL: Raymond profite d'un bon capricieux de la bande

Dans l’autre vestiaire, Raymond a décrit ce but comme un retour du balancier.

« C’est drôle la manière dont les choses peuvent se dérouler, a mentionné Raymond. J’ai joué de malchance en première période en frappant un poteau et une barre transversale. J’ai fini par marquer un but comme celui-là! »

Dans ce duel pour le sommet de la division Atlantique, le CH a cogné à la porte dans les premières minutes du match. Dès la 30e seconde, le capitaine Nick Suzuki a saisi une longue passe d’Alexandre Carrier pour foncer en territoire adverse, mais il a décoché un tir hors cible. Quelques minutes plus tard, Oliver Kapanen avait le premier but du match sur sa palette après un relais précis d’Ivan Demidov, mais Gibson a étiré la jambière gauche pour bloquer son tir.

Après deux chances de marquer tôt dans la rencontre, le Tricolore a perdu de son rythme en visitant le banc des punitions à deux reprises avant la fin du premier tiers (Carrier et Brendan Gallagher).

« Nous connaissions l’importance du match selon nos positions au classement et c’est décevant de terminer du mauvais côté, a noté Suzuki. Nous avons fait de bonnes choses, mais nous n’arrivions pas à marquer. Dans le camp des Wings, ils ont profité d’un bond chanceux sur leur premier but. »

Les Red Wings n’ont pas juste joué de chance dans ce match. Ils ont offert une rencontre à l’image de leur entraîneur en chef, Todd McLellan, en resserrant bien le jeu et en générant juste assez d’attaques.

Les gros canons ont aussi trouvé des façons de faire du bruit. Alex DeBrincat (1 but, 2 passes) et Dylan Larkin (1 but, 1 passe) ont déjoué Fowler de façons plus conventionnelles que Raymond.

Andrew Copp, qui a connu une très bonne soirée au cercle des mises en jeu à 65% (11 en 17), a marqué dans un filet désert en plus d’obtenir une passe.

Gibson, qui a bloqué 27 tirs, a signé son 16e gain de la saison et son troisième blanchissage.

« Ils ont eu un bond favorable pour leur premier but en deuxième période, a dit à son tour l’ailier Zachary Bolduc pour résumer ce match. Nous ne voulons pas nous trouver des excuses. Nous savons que nous pouvons mieux jouer. Les Red Wings ont joué de la bonne façon en nous gardant à l’extérieur. Ils traversent de bons moments et ils ont confiance. Je considère que nous aurions pu amener plus de rondelles vers le filet et créer plus de trafic devant Gibson. »

« Je veux donner le crédit aux Red Wings, a renchéri St-Louis. Leur gardien a aussi très bien joué, mais je ne trouve pas que c’était un match de 4-0. »

Red Wings vs Canadiens | Résumé | 10/01/2026

EN PROLONGATION

Le chiffre du match : 500

Nick Suzuki a participé à son 500e match dans la LNH. C’était un 500e match avec le CH, mais aussi un 500e match d’affilée.

« Ça sonne comme un beau chiffre, a affirmé Suzuki à ce sujet. Je suis chanceux de jouer dans la LNH. Je viens de franchir un plateau intéressant. »

Xhekaj a le numéro de Compher

Arber Xhekaj a utilisé ses grosses épaules contre les Red Wings. Le numéro 72 a mené les siens avec huit mises en échec. En deuxième période, il a étampé deux fois en quelques secondes seulement le centre J.T. Compher.

Au-delà de la robustesse, Xhekaj a offert une prestation des plus solides contre les Red Wings. Il a terminé le match avec un temps de jeu de 12:34. Il a également généré de l’offensive avec deux tirs et sept tirs tentés.

« Arber a un bon tir et il était impliqué dans ce match, a affirmé St-Louis. Il méritait cette confiance. »

Un premier test réussi pour Guhle

Kaiden Guhle a renoué avec l’action après une longue absence de 39 matchs. À son retour au jeu, le défenseur a principalement joué à cinq contre cinq à la gauche de Xhekaj. Le numéro 21 a obtenu un temps de jeu de 18:13.

« J’ai aimé mon match, a affirmé Guhle. J’ai fait mon boulot en gardant un style assez simple. Je dois améliorer des trucs, surtout pour mon rythme. Je trouvais le jeu rapide pour un premier match depuis longtemps. Mais dans l’ensemble, je dirais que c’était positif comme retour. »

L’implication physique du quatrième trio

Joe Veleno, Samuel Blais et Owen Beck ont joué à l’image d’un typique quatrième trio. Ils ont procuré de l’énergie avec de bonnes mises en échec.

Veleno a mené le bal parmi les trois attaquants avec quatre coups d’épaule. Blais a également frappé dur avec trois mises en échec.