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FORT LAUDERDALE – Le même phénomène se reproduit inévitablement année après année : Aleksander Barkov figure parmi les joueurs les plus sous-estimés de la LNH. 

Avec deux présences consécutives en finale de la Coupe Stanley – et peut-être même une conquête, cette fois – cette croyance pourrait bien s’arrêter ici. Surtout que le capitaine des Panthers de la Floride vient de museler coup sur coup certaines des grandes vedettes offensives de la Ligue. 

Après les Nikita Kucherov, David Pastrnak et Mika Zibanejad, lors des trois premiers tours, le défi ultime pour lui est incarné par Connor McDavid et Leon Draisaitl en finale. Sa prestation au premier match contre les Oilers d’Edmonton – une victoire de 3-0 – lui a valu de grands compliments de la part d’un certain Wayne Gretzky.

« Barkov est le meilleur joueur défensif que j’ai vu à l’œuvre depuis Bryan Trottier, a déclaré le légendaire attaquant sur les ondes de Sportsnet. Il est aussi bon offensivement, comme l’était Trottier. »

Considérant que Trottier a pris sa retraite au terme de la saison 1993-94 après une illustre carrière de 1279 matchs avec les Islanders de New York et les Penguins de Pittsburgh, il s’agit d’une analyse plutôt flatteuse pour Barkov.

« 'Wow', a répondu le Finlandais quand on lui a rapporté les propos de Gretzky. Venant de lui, ça signifie beaucoup. Tout le monde sait ce qu’il a fait pour notre sport. Quand tu entends des choses à ton sujet, surtout de sa part, ça veut dire beaucoup. »

Comme Gretzky l’a souligné, l’impact de Barkov se fait aussi sentir offensivement chez les Panthers. Il est à égalité avec Matthew Tkachuk au premier rang des pointeurs des siens grâce à sa récolte de 19 points, dont six buts, en 18 matchs éliminatoires.

Il en a de nouveau fait la preuve au premier match quand il a participé à la brillante mise en scène du but de Carter Verhaeghe – le premier des Panthers.

EDM@FLA: Barkov met la table pour Verhaeghe

« Je ne le qualifierais pas de centre défensif parce qu’il ne saute pas sur la glace avec l’idée que c’est tout ce qu’il a à faire, a observé l’entraîneur Paul Maurice. Il pense toujours à l’aspect défensif et au jeu d’équipe, mais il est aussi doué offensivement et dynamique sur la glace. Il a la pression d’être bon partout.

« On a besoin de lui pour allumer l’attaque, comme sur le jeu qu’il a fait sur le premier but. Il ne fait pas que défendre et se montrer responsable. Il est beaucoup plus utile que ça. »

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