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NEW YORK – André Tourigny répondait à une question de routine à propos des modifications apportées à ses trios lundi matin au Madison Square Garden, quand il a fait valoir un point qu’il n’aurait pu faire valoir avec honnêteté au cours de ses deux premières saisons à titre d’entraîneur des Coyotes de l’Arizona.

« Nous avons 22 gars qui peuvent jouer chaque soir, qui ont connu un très bon camp d’entraînement, et que nous sommes à l’aise d’insérer dans la formation à tout moment », a affirmé le pilote québécois.

Ça semble si simple et nécessaire, mais quand tu fais partie d’une équipe en reconstruction, tu ne peux pas toujours compter sur 22 joueurs que tu es à l’aise d’employer dans n’importe quel match.

Les Coyotes ont entamé une reconstruction complète dès que le directeur général Bill Armstrong a été embauché le 17 septembre 2020. Trente-sept mois plus tard, ils ont une certaine profondeur et ils pourraient potentiellement demeurer dans la course pour une place en séries éliminatoires cette saison.

Tout cela leur permet de s'attirer du respect à travers la ligue.

« Il y a sans contredit eu un processus de reconstruction dans cette organisation, et ce qui est survenu ne survient pas en l’espace d’une nuit, a exprimé l’entraîneur des Rangers de New York Peter Laviolette. Je pense qu’on voit maintenant les morceaux tomber en place, et comme c’est le cas pour n’importe quelle équipe, on voit de jeunes joueurs arriver et avoir un impact. Ils comptent désormais sur d’excellents jeunes joueurs. Ils forment une équipe en pleine ascension. Ce n’est que le début pour eux. »

Les Coyotes ont donné du fil à retordre aux Rangers dans leur défaite de 2-1 au Garden lundi. Ils ont semblé quelque peu épuisés le lendemain, étant limités à 14 tirs au but dans un revers de 1-0 contre les Islanders de New York au UBS Arena, mais ils ont trouvé le moyen de rester dans le match.

Ces deux rencontres suivaient leur surprenante victoire de 4-3 en tirs de barrage aux dépens des Devils du New Jersey en lever de rideau, le 13 octobre.

Les Coyotes ont conclu leur périple de quatre rencontres sur les patinoires adverses pour commencer l’année avec une victoire de 6-2 face aux Blues de St. Louis, jeudi.

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Ils disputeront leur match d’ouverture à domicile contre les Ducks d’Anaheim au Mullett Arena du campus de l’Université Arizona State, samedi.

« Je pense que nous allons surprendre beaucoup de gens avec la qualité de notre équipe de hockey, a estimé la recrue Logan Cooley. Nous allons assurément nous battre pour une place en séries. »

Troisième choix du repêchage de 2022, Cooley est une vedette en devenir. Il n’a joué que quatre matchs dans la LNH et il attire déjà l’attention en raison de ses prouesses individuelles époustouflantes. L’attaquant totalise quatre passes jusqu’ici.

« Il est un joueur excitant pour nous, a admis le DG Armstrong. Il a une personnalité vibrante et il veut s’améliorer. C’est excitant pour l’organisation. »

Clayton Keller est déjà une vedette. L’attaquant en est à sa septième saison avec les Coyotes et il vient de connaître sa meilleure campagne avec 86 points (37 buts, 49 passes) en 2022-23. Il compte déjà cinq points (deux buts, trois passes) cette saison.

Mais ça va au-delà de Cooley et de Keller, même s’ils sont les joueurs qui sortent du lot quand il est question des Coyotes.

Les attaquants Mattias Maccelli et Barrett Hayton et le défenseur J.J. Moser sont tous âgés de 23 ans et on s’attend à ce qu’ils franchissent la prochaine étape pour devenir des joueurs d’impact cette saison.

Lawson Crouse et Nick Schmaltz, tout comme Keller, ont grandi à travers les hauts et les bas des Coyotes dans les dernières années. Ils représentent un élément important des succès qui commencent à se dessiner en Arizona.

« Ils ont certains attaquants vraiment rapides, a émis l’entraîneur des Blues Craig Berube. Ils adoptent un style très rapide, semblable à celui de Seattle. Ils sont toujours sur le qui-vive, prêts à relancer l’attaque. Keller et Schmaltz sont vraiment de très bons joueurs. Ils sont devenus d’excellents joueurs qui fabriquent des jeux et qui marquent des buts. »

Les Coyotes croient également qu’ils peuvent compter sur tandem solide devant le filet avec Karel Vejmelka et Connor Ingram.

« Dans le passé, nous n’étions pas trop reconnus pour ça à travers la ligue, mais nos gardiens ont été très bons dans les deux dernières années, a souligné Tourigny. Les statistiques n’étaient parfois pas en notre faveur en raison de la situation de notre équipe, mais nous les avons vus effectuer de petits miracles au cours des deux dernières saisons, alors nous savons ce qu’ils sont capables de faire. »

L’Arizona a amélioré sa profondeur cet été en faisant l’acquisition du défenseur Sean Durzi dans une transaction avec les Kings de Los Angeles et en mettant sous contrat cinq joueurs autonomes sans compensation, dont deux, l’attaquant Nick Bjugstad et le défenseur Troy Stecher, qui ont fait un retour avec les Coyotes après avoir été échangés la saison dernière. 

Bjugstad et l’attaquant Alex Kerfoot ont chacun accepté une entente de deux ans. Stecher et les vétérans Jason Zucker et Matt Dumba ont été embauchés pour une saison. 

Une profondeur qui plaît grandement à Tourigny. 

« Nous nous attendons à ce que nos adversaires ne nous prennent pas à la légère, a lancé l’entraîneur. Nous en parlons beaucoup, les équipes savent que nous formons une meilleure équipe. Nous sommes reconnus pour notre éthique de travail, mais nous nous attendons maintenant à ce que nos adversaires sachent que nous avons du talent. Nous avons des jeunes joueurs talentueux et des vétérans. Nous avons dorénavant de la profondeur et nous allons en tirer profit. »

Encore mieux, les Coyotes ont maintenant des attentes élevées à l’interne. 

Ils ne se disent évidemment pas que c’est la Coupe Stanley ou rien dès cette saison. Même Armstrong martèle régulièrement que les Coyotes ne représentent pas encore une équipe de séries. 

Mais les Devils n’étaient pas censés être une équipe de séries la saison dernière, et ils ont établi des records de concession pour les victoires (52) et les points (112). 

Armstrong en a pris note. 

« Ils avaient franchi un plus gros pas que nous, mais personne ne les attendait là l’année dernière. Et c’est semblable pour nous, a-t-il dit. Je pense que les gens ne savent pas à quel point nous pouvons être bons et que nous ne savons pas nous-mêmes à quel point nous pouvons être bons. 

« C’est un cas où les gens se demandent si nous allons continuer de bien faire ou si ce n’est qu’un mirage de début d’année. Nous n’avons pas encore la réponse. »

Les Coyotes ont peut-être suffisamment de bons joueurs sous la main pour trouver la bonne réponse.

Avec la collaboration du correspondant indépendant de NHL.com Lou Korac