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CMJ : Montagnes russes d'émotions pour les Lafrenière

La famille de l'attaquant québécois a fait le voyage jusqu'en République tchèque pour assister au Championnat mondial junior

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

OSTRAVA, République tchèque - Les Lafrenière auraient eu la possibilité d'écrire le scénario qu'ils n'auraient probablement jamais osé aller jusque-là. La petite famille se serait gardé une petite gêne.

Alexis leur avait cependant réservé une petite surprise - comme un cadeau de Noël livré avec une journée de retard au premier jour du Championnat mondial junior (CMJ) : un spectaculaire but gagnant dans une victoire de 6-4 face aux États-Unis et trois mentions d'aide. Une bonne soirée.

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« Il nous surprend encore et il nous surprend souvent », lance d'entrée de jeu Hugo Lafrenière, le père de l'attaquant québécois, lorsque rencontré à Ostrava. « On dirait qu'il réussit toujours à faire quelque chose quand le match est important. […] Quand il a marqué, c'était une sensation indescriptible.

« C'est écoeurant, je ne peux pas expliquer ça. Le nombre de textos que nous avons reçu, ça n'avait plus de sens. Tout le monde nous envoyait la vidéo comme si on ne l'avait pas vue! »

Le paternel, sa conjointe Nathalie Bertrand et leur fille Lori-Jane se seraient toutefois passés de la suite. Disons que l'euphorie du premier match a rapidement fait place à des moments d'angoisse dès le surlendemain, quand Alexis a quitté le match face à la Russie après s'être tordu le genou lors d'une chute.

Ils ont évidemment craint le pire pour la suite du tournoi, certes, mais surtout pour le reste de cette importante année d'admissibilité au repêchage de la LNH. Après quelques jours d'attente et de vive inquiétude, ils ont évidemment été très soulagés de le voir sauter sur la glace à l'entraînement, mercredi.

Le potentiel premier choix du prochain encan a finalement effectué un retour au jeu lors des quarts de finale contre la Slovaquie - une victoire de 6-1 au cours de laquelle il a amassé deux points.

Malgré cette mésaventure, le clan apprécie les moments que lui permet de vivre Alexis à travers ses succès sur la patinoire. Même s'il n'a joué que deux matchs et quelques minutes contre la Russie jusqu'ici, c'est déjà tout un contraste avec ce que la famille a vécu l'an dernier, alors qu'il s'était retrouvé dans la niche de l'entraîneur Tim Hunter.

« Je pensais à tout ça et je me disais que c'est complètement à l'opposé de ce qui est arrivé l'an passé avec son temps de jeu limité et les critiques de l'entraîneur à son sujet, a raconté sa mère Nathalie. En un an, il a pris de la confiance, de la maturité et du muscle. C'est complètement différent.

« Je suis contente pour lui, car il travaille fort. Tout ça, c'est le fruit de ses efforts. C'est toujours le même message depuis qu'il est ça de haut. »

Ce qui ne change pas, c'est aussi la manière dont le capitaine de l'Océanic de Rimouski gère ses succès. Les projecteurs sont tournés vers lui plus que jamais à ce CMJ - il fallait voir le nombre de médias s'étant déplacés pour le voir s'entraîner, mercredi - mais pour lui, c'est comme s'il n'y avait rien de plus normal. Il joue au hockey et il a du plaisir. Point final.

Et ses parents ne sont pas les seuls à penser ainsi. Pour les journalistes, c'est également tout un défi d'arriver à le faire parler de ses succès individuels - il ramène absolument tout à l'équipe. C'est à croire qu'il vanterait le travail de ses coéquipiers même s'il amassait dix points dans un match.

« Je ne dirais pas qu'il est naïf dans tout ça, mais je pense qu'il ne sait pas qu'il est bon de même, a commenté son père. Il doit le savoir au fond, mais il est tellement terre-à-terre, je n'ai jamais vu ça. Il n'est pas frais pour cinq cennes. Il n'aime pas se faire complimenter.

« Ce n'est certainement pas lui qui va commencer à se vanter d'avoir fait quatre points. S'il commence à faire ça, je vais me demander ce qu'il a mangé. Ce n'est vraiment pas son style. »

Étape par étape

Mine de rien, le passage à l'année 2020 signifie que le jour J approche de plus en plus pour la petite famille de Saint-Eustache. La première ronde du Repêchage de la LNH, l'évènement dont ils entendent tous parler depuis quelques années déjà, aura lieu le 26 juin au Centre Bell de Montréal.

Même si la fébrilité est présente - et que les demandes de billet commencent à se faire de plus en plus nombreuses - les Lafrenière préfèrent aborder les choses au quotidien, comme le fait Alexis.

« Je prends les choses étape par étape, a affirmé Nathalie. En ce moment, c'est le Mondial Junior, après c'est la fin de saison et les séries à Rimouski. On dirait parfois que tout ça n'est pas réel. C'est lui qui va être repêché et ça va se passer chez nous, dans notre cour.

« C'est sûr que c'est le fun parce qu'il y aura plus de membres de la famille qui vont pouvoir être là et des amis - Alexis était content pour ça. Je serai peut-être plus fébrile quand la saison va prendre fin. »

Même s'il reste encore beaucoup de hockey à jouer dans la LNH, ça n'empêche pas la famille de suivre attentivement les activités de la LNH. Ça n'a jamais été différent - le hockey a toujours été roi chez les Lafrenière - mais disons qu'ils portent une attention bien particulière au classement, surtout aux équipes qui ferment la marche.

Avec la loterie du repêchage, les 15 formations qui ne participeront pas aux séries éliminatoires auront une chance de sélectionner au premier rang - la dernière équipe aura 18,5 pour cent des chances. Pour l'instant, les Red Wings de Detroit « mènent » la course avec leur maigre récolte de 23 points en 41 matchs.

« On n'a aucun contrôle là-dessus, a fait valoir Hugo. Même que 18,5 pour cent des chances, ce n'est pas beaucoup. Il y a des équipes jeunes qui risquent d'être bonnes dans quelques années comme les Devils, les Red Wings et les Sénateurs. On verra bien ce qui va se produire. »

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