Skip to main content

Carte postale: Ostrava

La ville de l'Est de la République tchèque n'est pas surnommée le « cœur d'acier » pour rien

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

OSTRAVA, République tchèque - Mettons tout de suite une chose au clair : Ostrava est une ville de République tchèque, mais elle n'a absolument rien à voir avec la bucolique Prague - bien connue des touristes. On ne surnomme pas Ostrava le « cœur d'acier » de la Tchéquie pour rien.

À LIRE AUSSI : Cinq choses à retenir du CMJ: Jour 6 | CMJ: Le Canada se paie facilement la République tchèqueCMJ: Quand la chimie revient au galop

L'économie de la ville d'environ 300 000 habitants était basée en grande partie sur l'énorme usine de charbon, qui est toujours bien présente, mais inactive, à quelques kilomètres du Ostravar Arena - un amphithéâtre bâti à l'époque soviétique où est disputé le Championnat mondial junior.

Les restes - ou les ruines, c'est selon - de l'histoire industrielle de la ville sont toujours bien visibles sur le chemin menant à l'aréna, que l'on peut facilement faire grâce au système de tramway plutôt moderne, peu dispendieux et très efficace.

Malgré tout, la ville est toutefois plus accueillante qu'elle ne l'était la dernière fois que le tournoi y a été présenté, en 1994. Le collègue de RDS, Stéphane Leroux, y était et il se rappelle que les feuilles des arbres étaient couvertes de suie en raison des activités de l'usine.

C'est évidemment chose du passé. Le centre-ville a même un certain charme et c'est là que tout se passe pour la durée du CMJ. Particulièrement sur la rue Stodolni, où les débits de boisson sont aussi nombreux que les petits restaurants de kebabs ou de pizza servant à rassasier les fêtards après une longue soirée. L'activité n'y manque absolument pas.

Lors des célébrations du Nouvel An, mardi, les gens ont envahi la rue par centaines et ont déclenché de nombreux feux d'artifices artisanaux et des fumigènes au beau milieu des passants dès le passage à 2020. On donne la note de A+ pour l'ambiance, mais on repassera pour l'aspect sécurité!

Ci-bas, une photo prise lors d'une nuit beaucoup plus tranquille que celle du 31 décembre...

Il faut préciser ici que les bars ferment à 6h du matin et que la bière tchèque se vend moins cher que l'eau. On peut obtenir un demi-litre de bière pour l'équivalent d'un peu plus de deux dollars canadiens. Inutile de dire que les nombreux amateurs qui ont fait le voyage pour encourager l'unifolié en profitent bien.

Après un match impliquant le Canada, il n'est donc pas étonnant d'avoir l'impression d'être dans un bar de Kingston ou de Kitchener, en Ontario. On a même croisé un groupe de Québécois de Sherbrooke qui se servent du tournoi comme prétexte pour visiter quelques villes autour comme Cracovie, en Pologne, ou Vienne, en Autriche - des villes qui ne sont qu'à quelques heures de train ou de route.

La loi et l'ordre

C'est bien connu, les Montréalais sont reconnus comme étant les champions du « jaywalking », cette technique qui consiste à traverser la rue n'importe où, à n'importe quel moment, pour sauver quelques secondes d'attente au feu rouge.

Un petit conseil si vous visitez Ostrava ou la République tchèque en général : patientez un peu.

Une compatriote l'a appris à ses dépens en déambulant dans les rues. La police l'a interceptée à un feu rouge et lui a demandé d'embarquer dans leur voiture pour vérifier son passeport - qu'elle n'avait évidemment pas en sa possession.

Elle s'en est finalement tirée avec un avertissement bien sérieux, une petite frousse et une bonne mésaventure à raconter!

En voir plus

La LNH utilise des témoins, des pixels invisibles et d'autres outils technologiques similaires. En naviguant sur les sites web de la LNH et ses autres services en ligne, vous acceptez les pratiques décrites dans notre Politique de confidentialité et dans nos Conditions générales d'utilisation, incluant notre Politique sur les témoins.