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MINNEAPOLIS – À l’ère des réseaux sociaux, une déclaration peut se répandre comme une traînée de poudre en l’espace de quelques minutes. Jan Chovan l’a appris à ses dépens, vendredi.

L’espoir des Kings de Los Angeles n’avait pas exactement garanti une victoire de la Slovaquie contre le Canada dans ce match de quarts de finale du Championnat mondial junior, mais disons qu’il s’était donné un air très confiant en discutant avec le collègue Mark Masters, de TSN, quelques heures avant l’affrontement.

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« Nous nous sentons très bien, avait-il amorcé. Nous sommes prêts à jouer et nous allons battre le Canada. »

Cette déclaration a vieilli comme du lait. La formation canadienne l’a facilement emporté 7-1 pour obtenir son billet pour la demi-finale contre la Tchéquie. Et il semble que les paroles de Chovan, l’unique marqueur de son pays, ont fait leur chemin jusque dans le vestiaire de la troupe de Dale Hunter.

« Je dirais que ça se promenait dans le vestiaire, nous avons bien entendu ça, a confirmé l’attaquant Brady Martin. On a pris ça et on a anéanti leurs espoirs. Ça nous a beaucoup motivés. On avait de bons sentiments à l’approche du match et on a tué leur fierté rapidement dans le match. »

Les Canadiens ont inscrit cinq buts en l’espace de 5:49 en fin de première pour mettre la rencontre hors de portée de leurs adversaires, qui n’étaient manifestement pas de taille. La Slovaquie avait pourtant tenu tête à la Suède et aux États-Unis, s’inclinant par un seul but contre les deux nations en ronde préliminaire.

Chovan avait donc raison d’aborder les choses avec confiance, surtout que le Canada avait été battu en quarts de finale lors des deux dernières éditions de la compétition.

« Tout le monde veut gagner quand il embarque sur la patinoire, l’a un peu défendu Caleb Desnoyers. Chapeau à lui de l’avoir dit avec confiance. Il faut dire que le journaliste ne l’a pas aidé non plus en lui demandant de le dire quatre fois (rires). Il était un peu mal placé et ce n’est pas sa première langue.

« Au final, tout le monde veut nous battre; le Canada a le plus de médailles d’or dans l’histoire du tournoi. Il a exprimé qu’il croyait en leurs chances, mais ce n’était peut-être pas la meilleure manière de le dire. »

C’est bien la seule fois que l’attaquant québécois a excusé un joueur slovaque dans cette soirée. Il a amorcé la rencontre avec une percutante mise en échec et s’est fait aller le mâche-patate tout le match.

« J’essaie d’approcher tous les matchs de la même manière, mais c’est un quart de finale au Mondial junior, a-t-il observé. Sachant comment ça s’était fini lors des deux dernières années, on avait plus de choses à prouver. On voulait sortir en force. J’étais content de ma mise en échec, je la voulais vraiment. Ç’a donné le ton pour les gars. »

Desnoyers a continué de remuer la marmite tout au long de la soirée, se retrouvant souvent au cœur d’altercations verbales avec les Slovaques. Il était d’ailleurs au centre de l’action au terme de la deuxième période quand les bancs se sont vidés et que les esprits se sont échauffés.

« Il y a des choses qui n’auraient pas dû être dites de leur côté, a résumé l’espoir du Mammoth de l’Utah. On est vraiment un groupe de gars soudé et on s’est soutenus là-dedans. »

Pas de doute, les adversaires du Canada devront surveiller leurs propos à l'avenir.