MONTRÉAL – Nick Suzuki sait exactement la destination qu’il veut atteindre avec ses comparses Cole Caufield et Juraj Slafkovsky sur le premier trio des Canadiens de Montréal.
« Nous voulons nous établir comme un trio comparable à celui de (Connor) McDavid et celui de (Nathan) MacKinnon, a-t-il laissé tomber après la victoire de 4-3 des siens face à l’Avalanche du Colorado. On veut être les hommes de confiance en attaque et jouer de grosses minutes.
« C’est le fun d’être en mesure de grandir ensemble. Nos deux derniers matchs contre deux des meilleurs joueurs au monde prouvent que nous pouvons tenir tête à ces gars. Ça nous donne confiance. »
S’ils ne sont peut-être pas sortis victorieux de leur duel face aux Oilers d’Edmonton malgré une bonne prestation, samedi, le résultat a été plus positif contre la bande à MacKinnon, lundi.
Bien sûr, le jeune premier trio du Tricolore s’est souvent retrouvé dans sa zone à devoir défendre contre le trio de l’heure dans la LNH. Il a aussi été en mesure de générer des choses offensivement.
« Ils sont un peu plus rapides que tout le monde sur la glace, plus intelligents, a rigolé le Slovaque. Il faut simplement jouer de façon physique contre eux. C’est ce qu’on a fait. Ils vont avoir des chances, c’est certain. Ce sont les meilleurs de la Ligue. Mais on a fait du bon travail. »
Les buts de Slafkovsky et de Caufield sont venus sur le jeu de puissance, mais ils ont également généré de bonnes chances à forces égales. Slafkovsky a mené les siens avec un total de six tirs au but, suivi par Suzuki (4) et par Caufield (3).
On ne dit pas que le tour est joué, loin de là.
Reste que les signes sont encourageants pour une unité qui commence à peine à s’apprivoiser. Il était surtout ironique que cette brillante prestation survienne après le bilan de mi-saison du directeur général Kent Hughes au cours duquel le manque de talent offensif « élite » a été abordé.
« Ils sont dans ce processus en ce moment, a observé l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Ils ont les habiletés et le potentiel d’y arriver. Quand est-ce qu’on va les étiqueter comme des joueurs élites? Je ne le sais pas. C’est quoi, un joueur élite? Un gars qui fait des points? Un gars qui marque des buts?
« Si tu veux bâtir une culture gagnante, tu as besoin de joueurs élites, de joueurs qui vont jouer sur 200 pieds et qui vont adopter des habitudes gagnantes. On essaie de leur enseigner tout ça à la fois. Ils veulent faire partie de cette culture. Ils sont en train de devenir des joueurs élites, et ils le font de la bonne façon. »
Les deux derniers matchs représentent un mince échantillon. Il faudrait toutefois être de mauvaise foi pour ne pas voir les signes d’une chimie bien présente entre le franc-tireur, le fabricant de jeu et le joueur plus physique capable de dentelle à l’occasion.


















