32 en 32 Devils main

Dans le cadre de la série 32 en 32, LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes du 1er août au 1er septembre. Aujourd'hui, les Devils du New Jersey.

Les Devils du New Jersey souhaitent transformer l’optimisme en quelque chose de plus concret cette saison avec un nouveau directeur général, un capitaine qui a réaffirmé son engagement envers l’équipe, et une formation remodelée qui mise sur plus de poids, de polyvalence et d’offensive. 

« Tout ce que nous pouvons faire, c’est de nous concentrer sur ce que nous contrôlons, et je crois fermement que nous sommes sur la bonne voie, a assuré le DG Sunny Mehta. Je suis persuadé que le processus décisionnel que nous avons commencé à mettre en place ici en est un dans lequel j’ai confiance, et j’ai hâte de voir les résultats qu’il va entraîner sur la glace. »

Après que les Devils (42-37-3) eurent raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley la saison dernière, Mehta a remplacé Tom Fitzgerald le 16 avril, 10 jours seulement après le congédiement de ce dernier après plus de six saisons aux commandes de l’équipe. Mehta a passé les six dernières campagnes avec les Panthers de la Floride, agissant notamment à titre de DG adjoint et de responsable des statistiques avancées de l’équipe. Il a aidé à bâtir la formation de la Floride qui a remporté deux titres consécutifs de la Coupe Stanley en 2024 et 2025.

Le New Jersey a fait l’acquisition de huit joueurs sur le marché des joueurs autonomes ou par voie de transaction depuis le 23 juin. La fondation de l’équipe a toutefois été consolidée lorsque le capitaine Nico Hischier a accepté une prolongation de contrat de cinq ans d’une valeur de 58,5 millions $ (moyenne annuelle de 11,7 millions $) le 1er juillet. Le centre de 27 ans a indiqué qu’il n’avait jamais vraiment douté de l’endroit où il voulait jouer, et que gagner avec les Devils demeure son objectif principal.

« Je fais partie de cette équipe et de cette organisation, et je veux faire partie de la solution, a-t-il martelé le 1er juillet. Je ne veux pas m’enfuir. C’était très important pour moi. Nous jouons au hockey pour gagner la Coupe Stanley. Mon plus grand objectif est de gagner la Coupe avec le New Jersey, et ça n’a pas changé. » 

Arseny Gritsyuk a de son côté paraphé un contrat de trois ans d’une valeur de 9,75 millions $ (moyenne annuelle de 3,25 millions $) le 30 juin. L’attaquant de 25 ans a amassé 31 points (13 buts, 18 passes) en 66 matchs à sa saison recrue, et a reçu des responsabilités de plus en plus importantes à mesure que la saison progressait.

La plus grosse prise de l’équipe est survenue le 15 juillet, alors que le New Jersey a accordé au joueur autonome québécois Anthony Mantha une entente de deux ans d’une valeur de 9,5 millions $ (moyenne annuelle de 4,75 millions $). L’imposant attaquant de 6 pieds 5 pouces et 240 livres vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 64 points (33 buts, 31 passes) en 81 parties avec les Penguins de Pittsburgh la saison dernière, sa 11e dans la LNH. Mantha apporte un profil qui manquait aux Devils, soit un gros ailier capable de marquer et de compléter leurs centres talentueux. Ses 33 buts lui auraient conféré le premier rang du New Jersey la saison dernière, et ses sept buts en avantage numérique montrent qu’il représente une autre option à la disposition de l’entraîneur Sheldon Keefe aux côtés de Hischier, Jack Hughes, Jesper Bratt, Timo Meier et du défenseur Luke Hughes.

Le New Jersey a aussi mis la main sur les attaquants Evan Rodrigues, Jesper Boqvist et Ben Steeves dans une transaction avec la Floride en retour du gardien Jacob Markstrom et du centre Angus Crookshank le 30 juin. Rodrigues a amassé 31 points (11 buts, 20 passes) en 69 rencontres la saison dernière, et il va écouler la dernière année d’une entente de quatre ans. Il a remporté la Coupe Stanley avec la Floride en 2024 et 2025.

« Il était assurément une cible pour nous dans cette transaction, a assuré Mehta au sujet de Rodrigues. Evan est un joueur qui a été en quelque sorte sous-estimé tout au long de sa carrière. Il peut être inséré n’importe où dans la formation, il est un très bon joueur défensif qui peut aussi apporter sa contribution offensivement. »

Boqvist revient avec l’équipe qui l’a repêché en deuxième ronde (36e au total) du repêchage 2017. Il a disputé ses quatre premières campagnes dans la LNH (2019 à 2023) avec le New Jersey, et a récolté 13 points (quatre buts, neuf passes) avec 141 mises en échec en 73 matchs avec les Panthers la saison dernière. Boqvist sera un autre joueur imposant et difficile à affronter sur les deux derniers trios des Devils. Il a obtenu 23 points (12 buts, 11 passes) en plus de terminer au deuxième rang de la Floride avec 191 mises en échec en 78 parties en 2024-25 pour aider l’équipe à soulever la Coupe Stanley.

Le départ de Jacob Markstrom laisse un point d’interrogation devant le filet, alors que Jake Allen, Nico Daws et David Rittich sont les options de l’équipe. Mehta a indiqué qu’il n’avait pas été facile de se départir de Markstrom, mais a expliqué qu’il devait prendre cette décision afin de bâtir une formation plus équilibrée. Daws, âgé de 25 ans, a maintenu une moyenne de buts alloués de 2,96 et un pourcentage d’arrêts de ,898 en 55 matchs dans la LNH, répartis sur quatre saisons.

« Daws est un bon espoir de notre organisation depuis quelques années maintenant, et son parcours ne lui a pas donné la chance de se développer de manière optimale, a soumis Mehta. Je suis heureux de voir qu’il aura une véritable chance, puisqu’il n’a pas eu cette occasion jusqu’ici. »

Le New Jersey a aussi échangé le défenseur Simon Nemec aux Flames de Calgary en retour de deux choix conditionnels de première ronde, d’un choix de deuxième tour en 2026 (l’attaquant Matias Vanhanen) et du défenseur québécois Étienne Morin.

Le défenseur Luke Hughes, qui a raté les quatre dernières parties de la saison régulière afin de subir une intervention à l’épaule et de commencer sa réadaptation, devrait être pleinement remis pour le début du camp d’entraînement. 

« Je suis persuadé que nous sommes sur la bonne voie, a réitéré Mehta. Mais en fin de compte, les paroles ne comptent pas. Tout ce qui compte, c’est la victoire. »