Florian Xhekaj badge Chaumont

TROIS-RIVIÈRES – Florian Xhekaj a un ADN différent des autres attaquants. La carte du papier sablé, une valeur recherchée par les Martin St-Louis, Kent Hughes et Jeff Gorton, fait partie de son jeu. Et cette qualité pourrait justement lui ouvrir les portes du vestiaire des Canadiens de Montréal. 

En visite au Colisée Vidéotron de Trois-Rivières dans le cadre du match Kraft Hockeyville contre les Sénateurs d’Ottawa, Florian Xhekaj a rapidement exposé l’une de ses principales forces. 

Le numéro 63 a frappé solidement le défenseur Nikolas Matinpalo derrière le filet des Sénateurs pour générer de la confusion. Ridly Greig, qui venait de récupérer la rondelle, a bousillé sa sortie de zone en y allant d’un relais parfait pour Jayden Struble. 

Même s’il n’a rien d’un marqueur naturel, Struble a déjoué le gardien Samuel Ersson pour créer l’égalité 1-1. Mais ce jeu ne serait jamais survenu sans l’intensité en échec avant du plus jeune des frères Xhekaj.  

Auteur du but égalisateur en troisième période et de celui de la victoire dans ce gain de 3-2 en prolongation, Cole Caufield a offert une bonne note à son coéquipier.

« J’aime beaucoup de choses dans le jeu de Flo, a dit Caufield. Il joue à un rythme élevé. Il exerce une grande pression sur ses rivaux. Il est assez intimidant. Mais il a aussi de bonnes habiletés avec la rondelle et il gagne en confiance. »

Dans un corridor de l’amphithéâtre après le match, Martin St-Louis a tenu un discours semblable. 

« Tu sais ce qu’il amène, a affirmé l’entraîneur en chef. Il est constant dans ce qu’il peut amener. Il a encore une fois joué un match physique. Il a patiné et il a une présence quand il est sur la glace. »

À son premier match préparatoire contre les Maple Leafs, samedi à Toronto, Florian Xhekaj a livré un furieux combat contre le défenseur Marshall Rifai. Si cette scène a fait le tour de la LNH, l’attaquant a également gagné des points en n’hésitant pas à frapper les gros noms des Leafs, comme Auston Matthews et William Nylander. 

Pour cette première audition à ce camp, Xhekaj avait joué à l’aile gauche de Phillip Danault et de Josh Anderson. Il avait récolté une passe en plus d’obtenir quatre mises en échec.

À Trois-Rivières, l’Ontarien a hérité d’un autre mandat, celui de jouer au centre d’un quatrième trio avec deux joueurs destinés à se retrouver avec le Rocket de Laval : Sasha Pastujov et Brett Berard. Il a une fois de plus passé le test. En plus de son implication physique, il s’est très bien débrouillé en infériorité numérique contre les Sénateurs. 

« Je me sens bien, a mentionné Florian. J’ai aimé notre jeu dès le début de la rencontre. Je trouve que nous avons accompli un bon travail. J’ai obtenu plusieurs présences en désavantage numérique à mes deux dernières saisons avec le Rocket. J’ai ajouté cette corde à mon arc. J’aime obtenir cette mission. »

Sur papier, il n’y a pratiquement pas de place au sein du top 12 à l’attaque chez le CH. Mais si la porte semble se fermer, un jeune attaquant doit trouver une façon de la défoncer. Florian Xhekaj n’a pas encore atteint cette étape, mais il se dirige dans le bon chemin. 

« Je crois en mes chances, a-t-il répliqué. Je dois continuer à jouer mon style. Je sais ce que je dois faire pour y arriver. Je dois forcer la main des dirigeants de l’équipe. Je fais un bon boulot dans ce sens. »

« Je suis un joueur robuste, mais j’ai aussi d’autres forces, a-t-il poursuivi. J’ai gagné des mises en jeu lors de ce match. Je jouais pour une première fois au camp à la position de centre. Comme centre, je dois lire encore mieux le jeu et j’ai plus de responsabilités dans mon propre territoire. » 

St-Louis ne dirait pas non à l’ajout d’un attaquant robuste au sein de son quatrième trio. 

« On veut toujours ajouter du papier sablé, a-t-il convenu. Ce n’est pas juste un gars, je trouve qu’on s’améliore dans ce département comme équipe. Mais Florian ne fait pas juste chercher ça, il reste calculé. »

Florian a porté l’uniforme du Tricolore pour cinq matchs l’an dernier, obtenant une passe. À sa deuxième saison avec le Rocket, il a récolté 29 points (17 buts, 12 passes) en 64 matchs, tout en passant 182 minutes au banc des punitions. 

Deux fois Caufield

Caufield a joué deux matchs préparatoires à ce camp. Il a marqué déjà trois buts, dont deux en prolongation. 

« Avant le match, mon frère (Brock) m’avait dit que je ne pouvais pas marquer plus d’un but à Trois-Rivières. Quand il évoluait dans la ECHL, il avait marqué une fois en visite contre les Lions de Trois-Rivières. Je ne l’ai pas écouté. »