En entrevue dans le cadre de la Tournée européenne des médias des joueurs de la LNH, mercredi à Paris, l'attaquant n'a pas caché que la pilule avait été très difficile à avaler à la suite de l'élimination du Lightning de Tampa Bay en six matchs contre l'Avalanche du Colorado en finale de la Coupe Stanley.
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C'était la deuxième fois que Bellemare voyait le précieux trophée lui glisser entre les doigts. En 2018, il avait atteint la finale dans l'uniforme des Golden Knights de Vegas, qui disputaient alors leur première saison dans la LNH. Vegas s'était incliné en cinq matchs contre les Capitals de Washington.
« Celle-ci m'a probablement pris plus de temps pour m'en remettre qu'à Vegas, a-t-il souligné. Mais lorsque tu finis par avaler cette pilule, tu dois revenir dans un état d'esprit qui fait que tu veux être meilleur. Mais ça prend du temps pour y arriver, surtout à mon âge, à 37 ans. »
La frustration de Bellemare est compréhensible. Non seulement a-t-il atteint la finale à deux occasions depuis la saison 2017-18, mais depuis, il a évolué avec des équipes qui pouvaient aspirer aux grands honneurs chaque saison. Après deux campagnes à Vegas, il s'est joint à l'Avalanche du Colorado pour deux saisons, de 2019 à 2021. Lors de ce passage, l'Avalanche est l'équipe qui a amassé le plus de points dans la LNH. Mais le parcours du Colorado s'est chaque fois arrêté en deuxième ronde des séries.
La troisième chance, le 26 juin dernier, aura été la bonne pour l'Avalanche. Malheureusement pour Bellemare, il se retrouvait dans le camp adverse.
« Lors des trois dernières années, j'ai toujours fait partie d'équipes qui étaient censées aller jusqu'au bout, a-t-il dit. Et malgré tout, je n'y suis pas arrivé. Ça prend donc plus qu'une bonne formation, ça prend un peu de chance, un peu de timing et de petites choses pour y arriver. »
La page maintenant tournée, Bellemare estime que le Lightning a tout ce qu'il faut pour aller jusqu'au bout et signer un troisième titre de la Coupe Stanley en quatre saisons.
« Personne n'a dit que ce serait facile, et nous en étions conscients, a-t-il souligné. Le noyau est le même, le système va demeurer le même, et on sait que la recette fonctionne. C'est une question de faire les ajustements nécessaires et d'être compétitifs.
« La question est : comment allons-nous réagir? Comment allons-nous nous assurer d'être affamés après ne pas avoir gagné l'an passé alors que c'était l'objectif? »
La compétition sera forte à nouveau dans l'Association de l'Est, où huit équipes ont amassé au moins 100 points la saison dernière, dont 122 pour les éternels rivaux du Lightning, les Panthers de la Floride, qui ont remporté le trophée des Présidents à titre d'équipe championne de la saison régulière.
Le Lightning a conservé une formation relativement similaire, outre les départs de l'attaquant Ondrej Palat sur le marché des joueurs autonomes et du défenseur Ryan McDonagh par le biais d'une transaction. Sur la côte est de la Floride, les Panthers ont apporté des changements majeurs à leur formation en échangeant leur meilleur pointeur Jonathan Huberdeau et leur défenseur numéro deux MacKenzie Weegar aux Flames de Calgary en retour de l'attaquant Matthew Tkachuk. Ils auront aussi un nouvel entraîneur-chef en Paul Maurice.
Si les deux équipes devaient se rencontrer en séries, le Lightning aurait-il à nouveau le dessus comme ça avait été le cas au printemps dernier, quand il avait balayé les Panthers lors de la deuxième ronde?
« Je n'ai pas trop suivi leurs transactions parce que ça ne m'a pas pris beaucoup de temps pour les haïr, a-t-il lancé. Mais je me souviens que l'an dernier, je me disais qu'ils avaient une tonne de bons joueurs, mais qu'au final, tout allait dépendre de la qualité de ton vestiaire. Et c'est ce qui s'est passé. »