10-12 Burns CAR feature no badge

MORRISVILLE, N.C. - Dès qu'il a été échangé aux Hurricanes de la Caroline par les Sharks de San Jose, le 13 juillet, Brent Burns a décidé de sauter à pieds joints dans cette nouvelle aventure.

Trois jours plus tard, le défenseur de 37 ans était rendu dans le gym du centre d'entraînement des Hurrricanes et il magasinait une nouvelle maison. La transition s'est donc faite tout en douceur pour sa famille et lui.
Il n'a peut-être pas eu le temps de dire au revoir à San Jose à ce moment, mais il pourra le faire vendredi, quand les Hurricanes disputeront leur deuxième match de la saison. Ils seront en visite au SAP Center pour se mesurer aux Sharks (22h30 HE; NBCSCA, BSSO, ESPN+, SN NOW).
Burns a immédiatement encerclé cette date lorsque le calendrier de sa nouvelle équipe a été publié.
« Habituellement, je ne regarde pas ce genre de choses, mais cette date-là, oui, a-t-il raconté. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise idée. Ce sera plaisant de revenir au [SAP Center], parce que l'ambiance va être incroyable. »
Ce sera la première partie à domicile des Sharks cette année, eux qui ont subi deux revers en lever de rideau contre les Predators de Nashville à la Série globale à Prague les 7 et 8 octobre. La soirée sera émotive pour Burns.
Le sympathique barbu est rapidement devenu un membre du noyau des Sharks après avoir été acquis du Wild du Minnesota en juin 2011, en compagnie de son frère de pilosité faciale Joe Thornton, ainsi que de Patrick Marleau et de Joe Pavelski. Ensemble, ils ont aidé San Jose à atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois en 2016, où ils se sont inclinés contre les Penguins de Pittsburgh en six matchs.
Les temps ont changé à San Jose. Thornton est joueur autonome, Marleau est à la retraite alors que Pavelski est rendu chez les Stars de Dallas. Tout de même, Burns s'attend à voir de nombreux visages familiers vendredi.
« C'est encore bizarre pour moi quand je vais à 'Minny', et ça fait 11 ans! Ce sera donc très bizarre », a souligné le défenseur.
Les Sharks sont en mode reconstruction, eux qui ont raté les séries éliminatoires lors des trois dernières saisons. Une des premières décisions du nouveau directeur général Mike Grier à la suite de son embauche, le 5 juillet, a été d'échanger Burns et l'attaquant Lane Pederson en Caroline en retour de l'attaquant Steven Lorentz, du gardien Eetu Makiniemi et d'un choix conditionnel de troisième ronde en 2023.
Burns, à qui il reste trois saisons à un contrat de huit ans, devait approuver la transaction afin qu'elle devienne officielle.
« Il avait trois équipes auxquelles il acceptait d'être échangé, et nous n'étions pas sur cette liste à l'origine, a expliqué le directeur général des Hurricanes Don Waddell. J'ai parlé avec les Sharks, ils ont parlé à son agent, et il a immédiatement dit qu'il allait accepter. C'était encourageant. Une fois que nous avons réglé les détails, j'ai pu lui parler quelques jours plus tard et il était en train d'acheter une maison. Il est retourné chez lui aller chercher sa famille et il a déménagé ici. Depuis, il est toujours dans le gym. »
Burns, qui a remporté le trophée Norris à titre de meilleur défenseur de la LNH en 2016-17, était excité à l'idée de jouer pour une équipe qui vise la Coupe Stanley. Il était aussi intrigué par la possibilité d'évoluer sous les ordres de Rod Brind'Amour, l'entraîneur de l'année dans la LNH en 2020-21.
« J'ai toujours entendu du positif sur Rod et sur ce qu'ils sont en train de construire ici, a-t-il expliqué. Ce n'est pas un secret. Je ne les ai pas affrontés souvent, mais tu savais que ce ne serait pas un endroit où c'est plaisant de jouer. Ils sont talentueux et travaillent fort. C'était quelque chose d'important pour moi. À San Jose, quand nous étions vraiment bons, c'était important aussi.
« Et la ville m'attirait beaucoup. J'adore le plein air, et il y a énormément de choses à faire. »
Burns n'a pas perdu de temps pour s'immerger dans son nouvel environnement. Lui et son épouse Susan, sa fille Peyton, 12 ans, son fils Jagger, 11 ans et sa fille Olivia, 3 ans, ont habité dans le véhicule récréatif familial pendant environ un mois alors qu'ils attendaient de pouvoir déménager dans leur nouvelle maison. Cela leur a permis d'explorer la région, de trouver des écoles, des médecins et des sports d'équipe pour les enfants.
Jagger s'est enrôlé dans la même équipe de hockey que le fils de 10 ans de Brind'Amour, Brooks.
« J'ai pu passer beaucoup de temps avec lui et sa famille, a raconté Brind'Amour. Il est très énergique. C'est un bon moment pour changer d'endroit, que ce soit pour venir ici ou ailleurs dans la ligue, pour un joueur qui se trouve à ce stade de sa carrière. Je me souviens de cette étape pour moi. Ce n'est pas difficile, mais c'est comme une bouffée d'air frais quand vous arrivez à un nouvel endroit, et ça donne une énergie différente. »
Passer la saison morte en Caroline du Nord plutôt que dans son ranch du Texas a aussi permis à Burns d'apprendre à connaître certains de ses nouveaux coéquipiers, dont son nouveau partenaire à la ligne bleue Jaccob Slavin. Ce dernier habite la région à l'année avec son épouse Kylie et leurs deux enfants. Les Slavin se sont révélés être une source très utile de recommandations pour les courtiers immobiliers, les écoles et les médecins de famille.
« J'ai tenté de l'aider le plus possible, a mentionné Slavin. Il est également venu avec moi à l'église à quelques reprises, et nous avons passé du bon temps ensemble. C'est plaisant de voir sa passion pour notre sport, et en dehors de la patinoire, il est quelqu'un de très authentique, de très gentil et de très bavard, toujours prêt à parler de n'importe quoi. »
Le dévouement de Burns dans le gymnase avec le responsable de la condition physique Bull Burniston a immédiatement impressionné. C'est ce dévouement qui a aidé Burns à être productif et à faire preuve d'une remarquable durabilité au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH.
La saison dernière, Burns a amassé 54 points (10 buts, 44 passes) et a terminé au troisième rang de la LNH pour le temps de glace moyen avec 26:09 en 82 matchs. Il a atteint le plateau des 20 buts à trois reprises, ainsi que celui des 60 points à cinq occasions. Sa séquence de 680 matchs consécutifs en saison régulière le place au deuxième rang parmi les joueurs actifs derrière Phil Kessel (983) des Golden Knights de Vegas.
« C'est un animal, a commenté le capitaine des Hurricanes Jordan Staal. Il est simplement prêt à travailler. Il cadre parfaitement dans le moule des Hurricanes de la Caroline. »
Ajouter Burns sur une première paire de défenseurs, qui comptait déjà sur Slavin, ainsi qu'à la première unité du jeu de puissance était important pour les Hurricanes, mais l'équipe accorde autant d'importance à ce qu'il va apporter dans le vestiaire avec son expérience et sa personnalité.
« Il est imposant (6 pieds 5 pouces, 230 livres). Il est bon défensivement. Il peut amasser des points. Il n'y a rien qu'il ne puisse faire, a énuméré Brind'Amour. C'est déjà très bien. Ajoutez à ça ce qu'il apporte avec son caractère, son esprit d'équipe, et nous pensons que c'est ce qui permettra à notre équipe de passer à la prochaine étape. »
Toujours très motivé à l'idée de soulever la Coupe pour la première fois, Burns aimerait aider les Hurricanes à remporter leur premier championnat depuis 2006. Ils vont d'abord devoir composer avec les hauts et les bas d'une longue saison régulière, mais Burns a hâte d'entreprendre ce long périple.
Il se sent déjà à la maison.
« Je suis heureux d'être ici, a assuré Burns. Tout est super jusqu'ici. Ce ne fut pas une décision difficile lorsqu'on m'a proposé d'avoir la chance de venir ici et de jouer avec ces gars. C'est très excitant. »