Panthers heureux

SUNRISE -Les joueurs des Panthers de la Floride sont aux anges, emportés au septième ciel par la séquence de six victoires qu'ils connaissent. Il n'y a que quelques mots pour leur faire perdre le sourire, comme « balayage » ou « finale de l'Est ».

Le visage de l'attaquant Anthony Duclair s'est durci, mardi, à la simple évocation de la participation plus que probable des Panthers à la finale d'association.

« On ne pense pas à ça. Ce serait la pire chose à faire que de se projeter dans l'avenir, a réagi Duclair. Pour nous, ce n'est pas fini. Les Maple Leafs demeurent une des meilleures équipes de la Ligue. Il faut respecter ça.

« C'est une bonne occasion, mais nous l'abordons en ayant la même mentalité que depuis le premier match des séries. »

Cette bonne occasion, c'est celle que les Panthers se voient offrir de compléter le balayage de la série de deuxième tour contre les Maple Leafs, mercredi (19h HE, TVAS, CBC, SN, TBS).

Dimanche, à l'issue de la victoire des Panthers 3-2 en prolongation, l'attaquant Sam Reinhart et le défenseur Aaron Ekblad avaient eux aussi affiché un air d'enterrement en présence des journalistes.

Autrement, les Panthers s'éclatent. Lundi, l'entraîneur Paul Maurice a affirmé que les joueurs avaient pris le contrôle du vestiaire, en s'autogérant.

« Nous savons tous de quelle façon nous devons jouer et ce que chacun doit faire », a commenté l'attaquant Matthew Tkachuk. « Nous sommes exigeants les uns envers les autres et il n'y a pas de problème à ce que nous nous fassions des commentaires constructifs entre nous.

« C'est un aspect très important, que nous ne faisions pas en début de saison. »

Les Panthers sont en mode séries depuis le mois de janvier. Après avoir accédé aux éliminatoires par la peau des dents, ils se sont serré les coudes en gagnant trois matchs de suite contre les Bruins de Boston, au moment où ils étaient acculés au mur au premier tour. Ils sont plus soudés que jamais après avoir vaincu les Maple Leafs trois fois d'affilée.

« Il n'y a pas de tension ou de nervosité, ce n'est pas le moment pour ça. Il faut profiter de ces moments privilégiés. Pourquoi jouer au hockey si on ne peut pas les savourer pleinement? », a demandé Tkachuk.

« Nous sommes un groupe très sérieux, mais ça ne nous empêche pas d'avoir du plaisir, même dans des moments cruciaux des matchs. Que ce soit tard en troisième période ou même en prolongation, les gars peuvent avoir des fous rires.

« C'est un environnement très amusant, a poursuivi Tkachuk. Il n'y a aucune pression et nous ne nous posons pas trop de questions. Ça ne veut pas dire que nous prenons les choses à la légère. Nous prenons simplement les moyens pour gagner des matchs. »

L'entraîneur Maurice a dit n'avoir aucun problème à ce que « la croisière s'amuse », pourvu que les victoires s'empilent.

« Nous avons discuté ouvertement de la notion de plaisir entre les périodes, a-t-il confié. Si vous vous privez d'en avoir, vous devriez faire autre chose.

« Pourquoi travailler comme des fous toute votre vie pour ne pas avoir de plaisir quand vous pouvez finalement en avoir? Ça aurait peu de sens. »