OTTAWA – Travis Green plaidait mercredi que s’il devait déployer Jake Sanderson sur la patinoire plus de la moitié d’un match pour l’emporter, il allait le faire.
Bien mauvaise nouvelle pour le pilote : ses Sénateurs d’Ottawa tenteront d’éviter le balayage face aux Hurricanes de la Caroline samedi après-midi sans leur défenseur no 1, qui souffre d’une commotion cérébrale.
Sanderson a été frappé à la tête par Taylor Hall jeudi, en deuxième période d’un duel remporté 2-1 par les Hurricanes. Il est resté dans le match quelques minutes avant de retraiter vers le vestiaire pour de bon.
« Il est un membre important de cette équipe. Il est l’un des meilleurs jeunes défenseurs de la ligue. C’est dommage qu’il ne puisse pas jouer », a déploré Green.
« Sandy occupe un très grand rôle au sein de notre équipe, soulignait quant à lui le défenseur Jordan Spence, quelques minutes avant son entraîneur. Il grappille beaucoup de minutes. Il est un joueur spécial. Ça craint de le perdre, mais on ne peut pas s’apitoyer sur notre sort. Il faut se concentrer sur le prochain match et faire confiance au joueur appelé en renfort, comme on l’a fait en deuxième moitié de saison. »
Les joueurs des Sénateurs ont maintes fois rappelé cette semaine qu’ils ont l’habitude de devoir composer avec des absences à la ligne bleue, chiffres à l’appui.
Depuis la pause olympique, 12 défenseurs différents ont disputé au moins un match avec l’équipe ottavienne. Sanderson avait lui-même manqué à l’appel du 7 mars au 4 avril en raison d’une blessure au haut du corps, et ses coéquipiers avaient maintenu une très acceptable fiche de 8-4-1 en son absence. Reste à voir s’ils peuvent survivre une nouvelle fois à la perte de leur quart-arrière dans une série où le temps et l’espace sont des denrées rares.
Notez qu’on ignore toujours au moment d’écrire ces lignes qui pourvoira le dernier poste au sein de la brigade défensive des Sénateurs samedi, faute d’entraînement la veille. Lassi Thomson et Dennis Gilbert pourraient réintégrer la formation après avoir joué des matchs en Caroline il y a quelques jours, mais si Green veut combler la perte de Sanderson avec un arrière au profil offensif, le jeune Carter Yakemchuk est à sa disposition également.
Accoter le niveau d’intensité
Comme le dit l’adage, le quatrième match d’une série est souvent le plus difficile à gagner. En avance 3-0 contre Ottawa, les joueurs des Hurricanes ne devront pas tomber dans le piège de s’asseoir sur leurs lauriers.
« On doit amorcer le match avec le même état d’esprit que les trois premiers, a indiqué le défenseur Sean Walker. Ils seront désespérés, le dos au mur. Il faudra accoter leur niveau d’intensité, ou même connaître notre meilleur match de la série. Ce sera toute une bataille. »
Chez les Sénateurs, on a ressorti le bon vieux cliché de prendre un match à la fois. C’est ce que Claude Giroux et ses coéquipiers des Flyers de Philadelphie avaient fait lorsqu’ils avaient comblé un déficit de 0-3 au deuxième tour des séries de 2010, face aux Bruins de Boston – la deuxième plus récente remontée du genre dans la LNH.
« L’erre d’aller peut changer, a soutenu le franco-ontarien. Pour l’instant, on se concentre uniquement sur le match no 4.
« Il n’y a pas beaucoup d’espace pour les deux équipes. Ils sont bons. Ils sont en séries depuis quelques années, mais nous sommes une bonne équipe aussi. On sait que si on joue un peu mieux, on peut générer de l’offensive. »
C’est une obligation, sinon quoi les Sénateurs devront plier bagage.


















