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Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis la dernière fois qu'Anthony Duclair a foulé la glace pour un match éliminatoire. C'était en 2015, le vétuste Colisée Pepsi était sur ses derniers milles et on rêvait plus que jamais au retour des Nordiques de Québec dans la vieille capitale. Les temps ont changé.

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L'attaquant québécois et les Remparts avaient vu leur tentative de soulever la Coupe Memorial prendre fin en demi-finale du traditionnel tournoi. Depuis ce match disputé il y a presque six ans, Duclair n'a jamais eu le moindre espoir de soulever un quelconque trophée.
Cette année, le refrain va changer.
« Quand j'ai signé un contrat avec les Panthers (de la Floride), c'était précisément pour participer aux séries », a-t-il déclaré en entrevue avec LNH.com, jeudi. « J'avais vu l'opportunité avec tout le talent qu'il y a au sein de cette équipe. Je sais à quel point c'est difficile d'atteindre les séries, alors je vais en profiter. J'ai très hâte. »
En même temps, ce n'était pas un pari si évident. Malgré la présence de vedettes offensives comme son compatriote Jonathan Huberdeau et Aleksander Barkov, la formation floridienne n'était pas entrée en séries par la grande porte depuis la saison 2015-16.
Mais quelque chose a opéré cette saison. Surtout grâce aux acquisitions de la saison morte du directeur général Bill Zito, comme Duclair, Patric Hornqvist, Alex Wennberg et Carter Verhaeghe. Rien d'extravagant, mais tous des joueurs qui avaient des choses à prouver à leur façon.
La formule a été éprouvée par le passé - pensez aux Golden Knights de Vegas - et tout indique qu'elle est toujours aussi efficace. Les Panthers (35-14-5) font bonne figure en occupant le quatrième rang du classement général malgré le fait qu'ils évoluent dans la section Centrale Discover - l'une des plus compétitives de la Ligue avec la présence des Hurricanes de la Caroline et du Lightning de Tampa Bay.
« On avait tous quelque chose à prouver, et quand tu apportes ce genre de motivation dans un concept d'équipe, ça pousse tout le monde vers le haut, a indiqué Duclair. […] C'est pour ça qu'on a surpris des observateurs et des équipes avec notre bon début de saison.
« À un certain moment, on a réalisé qu'on formait une bonne équipe et on l'a prouvé tout au long de l'année. Quand on regarde notre formation, on a beaucoup de profondeur et on a des jeunes qui peuvent prendre la relève des blessés. Ils seront d'une aide précieuse pour les séries. »
Le Québécois le sera lui aussi. Il a connu un début de saison tout à fait respectable, mais il vient de s'enflammer en récoltant sept buts et 10 aides à ses 14 dernières rencontres pour porter son total à 31 points en 41 matchs. Au ratio, il s'agit de la meilleure saison offensive de sa carrière.

« J'ai profité de la plus longue saison morte de ma carrière pour m'entraîner fort et je suis arrivé au camp en forme et plein de motivation, a-t-il avancé. Je voulais bien faire et j'ai eu l'occasion de jouer avec de gros joueurs comme Barkov dès le début de la saison. Ce n'était pas arrivé souvent dans ma carrière. »
Duclair a peut-être finalement trouvé sa niche à son sixième arrêt dans la LNH. À 25 ans et après quatre contrats consécutifs d'une saison, il peut sans doute aspirer à un peu de stabilité. Mais ça, c'est un dossier sur lequel il se penchera après la vraie saison.
« C'est sûr que la stabilité était un de mes objectifs, a-t-il conclu. J'adore ça ici et je suis très confortable. Je me vois en Floride dans le futur, mais on va parler de ça plus tard. Pour l'instant, mon focus est sur les séries et les séries seulement. »