MONTRÉAL – Chris Kreider a assez d’expérience pour reconnaître les ingrédients d’une équipe gagnante dans la LNH. Et à ses yeux, les Canadiens de Montréal ont construit une culture assez forte pour leur permettre de surmonter des obstacles, comme celui de perdre leur capitaine Nick Suzuki.
Pour un cinquième match d’affilée, le Tricolore jouait sans Suzuki. Pour un cinquième match d’affilée, le CH a signé une victoire.
Menés par un nouveau trio, celui de Jake Evans au centre de Kreider et de Josh Anderson, les Canadiens ont battu les Penguins de Pittsburgh 5-4, samedi, au Centre Bell.
Kreider, qui a marqué un but en plus d’obtenir une passe dans cette victoire, a décortiqué une portion de la recette magique des siens. À ses yeux, la formule ne réside pas uniquement dans la volonté du prochain joueur à saisir le flambeau.
« Oui, il y a un peu de cet aspect, c’est important de voir d’autres joueurs se lever (quand il y a des blessés), mais je crois plus que ça provient de notre culture, a expliqué le numéro 22. À 100 %. J’aime la culture au sein de cette organisation, du sommet jusqu’au vestiaire. Peu importe qui rentre dans ce vestiaire, il fera tout ce qu’il faut pour aider l’équipe à gagner. C’est facile de se retrouver sur la même longueur d’onde. Nous tirons tous la corde dans la même direction. »
Josh Anderson a symbolisé cette fameuse culture dans les dernières secondes du match. Avec une mince avance d’un but, le gros ailier a sacrifié son corps en bloquant une puissante frappe du défenseur Erik Karlsson.
« Son tir bloqué en fin de match était crucial, a rappelé Kreider. C’est ça que tu dois faire pour remporter un match de hockey. Il avait déjà deux buts dans ce match, il aurait pu essayer de lui retirer la rondelle pour en marquer un troisième dans un filet désert. Mais il n’a jamais pensé à cette option. Il s’est placé directement dans la ligne de tir. Il voulait les deux points. C’était génial comme jeu. »
Anderson, quant à lui, a parlé avec modestie de son geste courageux.
« Je désirais juste me placer devant lui. J’ai été chanceux qu’il me frappe. J’avais manqué deux blocs juste avant. Je n’étais donc pas trop heureux. Mais maintenant, je suis bien heureux de cette victoire. »


















