À seulement 24 ans, et avec encore moins de 200 matchs à son actif dans la LNH, Lapierre a déjà eu la chance de partager le vestiaire avec ses deux idoles de jeunesse. Après quatre saisons passées dans l’uniforme des Capitals, il a été échangé aux Penguins au cours de l’été.
Depuis plus d'un mois, donc, il découvre au quotidien ce que ça signifie d’avoir Crosby comme coéquipier.
« Il est incroyable », a confirmé Lapierre à une poignée de journalistes montréalais. « Tu lis beaucoup de choses et tu te demandes comment il est en personne. Il est tellement authentique, il rend tout le monde super à l’aise. Il travaille fort. Je pourrais parler de lui pendant plusieurs minutes.
« C’est un capitaine parfait, il est toujours sur la glace. Il n’y a pas de hiérarchie dans l’équipe. Ses habitudes de travail, sa joie de vivre, son amour pour la game… Ce sont toutes des choses vraiment contagieuses. »
Lui arrive-t-il encore de se pincer en prenant un pas de recul pour jeter un regard sur son parcours?
« Des fois, a-t-il répondu avec le sourire. Peut-être pas autant que quand je suis entré dans la Ligue et que tout était incroyable. Je me considère vraiment chanceux d’apprendre d’eux et de pouvoir côtoyer ces gars-là. Ce sont des mines d’or, ils ont tellement de vécu.
« J’essaie de les écouter, de leur parler le plus possible. C’est sûr qu’il m’arrive parfois de me pincer un peu, mais en même temps, ils restent mes coéquipiers. C’est vraiment spécial. »
Lapierre fait maintenant partie de cette jeune génération des Penguins qui a la responsabilité d'aider le noyau vieillissant de l'équipe – Crosby, Evgeni Malkin, Kristopher Letang et Erik Karlsson – à connaître encore de grands moments en séries éliminatoires. Peut-être les derniers de leur carrière.
Avec deux buts et six points en neuf matchs, principalement au centre du troisième trio, Lapierre remplit sa part du contrat. Mais il y a du sable dans l'engrenage. Les Penguins (5-6-2) n’ont que trois victoires à leurs dix derniers matchs (3-5-2) et n’ont amassé que 12 points en 13 rencontres.
« Dans un monde idéal, on gagnerait chaque match et on serait acheteurs à la date limite des transactions, a souligné Lapierre. Mais ça va arriver, des passes plus difficiles. Nous, les jeunes, on veut être avec ces gars-là pour longtemps, mais on ne pense pas à ça quotidiennement.
« On essaie de profiter de chaque moment avec ces légendes et on veut faire le travail pour eux. On verra ce qui arrivera. Peu importe la situation, on veut gagner. »