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30 en 30: Les grands enjeux chez les Canadiens

Le fond du baril a été atteint la saison dernière et l'équipe ne peut que remonter vers la surface

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 30 équipes de la ligue pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les principales raisons d'être optimiste et les grandes questions entourant les Canadiens de Montréal.

L'aspect positif pour les Canadiens de Montréal, c'est qu'ils ne peuvent pas descendre plus rapidement et plus bas qu'ils l'ont fait, la saison dernière, après avoir connu un départ-canon (19-4-3) qui a été suivi d'une abrupte dégringolade (15-32-3) dans la foulée de la perte du gardien Carey Price.

Dans ce contexte, les changements apportés par le directeur général Marc Bergevin vont bien paraître en début de saison, même sans P.K. Subban.

Il reste à voir jusqu'où le CH va remonter du fond du baril. Est-ce que ce sera suffisant pour revenir dans le groupe des huit équipes de l'Association de l'Est qui prendront part aux séries éliminatoires? Ce serait à souhaiter pour Bergevin et surtout pour l'entraîneur Michel Therrien qui pourrait ne plus être à son poste à la fin de la saison régulière.

Voici quatre raisons d'être optimiste cette saison.

1. Le retour en santé de Carey

Les Canadiens disent que Price a complètement récupéré de la blessure à un genou qui lui a fait rater presque toute la saison, à l'exception de 12 matchs.  

Si tel est le cas et que le gardien revient vite au sommet de son art, l'équipe va faire oublier sa dernière saison de misère et elle se qualifiera aux séries.

Price est incontestablement un des meilleurs gardiens de la LNH, sinon le meilleur comme il l'a démontré en 2014-15 en remportant quatre trophées: Hart, Vézina, Ted Lindsay et Jennings.

À l'âge de 28 ans, le nouveau papa d'une fillette est dans ses meilleures années comme athlète. Le Tricolore n'a pas de temps à perdre. Bergevin le sait pertinemment et c'est la raison pour laquelle il a posé plusieurs gestes cet été.

2. L'influence de Shea Weber

On en a que pour P.K. Subban depuis l'échange qui l'a envoyé aux Predators de Nashville, le 29 juin. Le défenseur acquis en retour Shea Weber a sûrement hâte de montrer qu'il n'est pas un pied de céleri.

Le vétéran Weber est tout le contraire de Subban sur le plan de la personnalité, c'est-à-dire posé et discret.

Il aura un effet apaisant sur le groupe, comme Price, uniquement en raison de sa « présence », comme l'a souligné Bergevin.

Les Canadiens seront davantage l'équipe de Price et de Weber que celle du capitaine Max Pacioretty, qui verra par conséquent sa tâche allégée.

Sur la glace, Price appréciera certainement d'avoir le géant Weber devant lui. Les rivaux vont y penser par deux fois avant d'aller le bousculer, en sachant qu'ils devront subir les représailles.

Le défenseur vedette devrait réanimer une attaque massive en panne depuis trois saisons, lui qui a réussi 14 buts en avantage numérique la saison dernière.

30 en 30 Canadiens: Aperçu de la saison | Meilleurs espoirs | Analyse pour les poolers

3. « Capitaine Kirk » le chaînon manquant

Bergevin a pris une décision accueillie très favorablement, le 2 juin, en rapatriant Kirk Muller dans l'organisation. Muller, ancien capitaine du CH, s'amène en renfort à Michel Therrien à titre d'entraîneur-associé.

C'est son deuxième passage au sein du personnel d'entraîneurs de l'équipe, après celui qui s'est échelonné sur cinq saisons entre les années 2006 et 2011. L'équipe avait participé quatre fois en séries éliminatoires et elle montrait un bien meilleur jeu de puissance.

Il était très respecté des joueurs, lui qui a une bonne écoute et qui peut bien faire le lien entre le groupe et l'entraîneur. En ce sens, il va combler le vide créé par le départ de Gerard Gallant chez les Panthers de la Floride après la saison 2013-14. Les deux hommes ont des qualités semblables.

Muller, âgé de 50 ans, possède un bagage de plus de 600 matchs comme adjoint dans la LNH et de 187 rencontres comme entraîneur chez les Hurricanes de la Caroline. Il a côtoyé Ken Hitchcock chez les Blues de St.Louis au cours des dernières saisons.

4. Un jeu de puissance revampé

Les Canadiens n'ont pas lésiné sur les moyens afin de revamper leur supériorité numérique. En plus de l'ajout de Kirk Muller dans le personnel d'entraîneurs et de l'acquisition de Shea Weber, la mise sous contrat du Russe Alexander Radulov s'inscrit dans cette mouvance.

L'équipe a été la plus efficace en supériorité numérique vers la fin des années 2000 et au début des années 2010 quand elle misait sur un tireur d'élite à la ligne bleue - de Sheldon Souray à Marc-André Bergeron en passant par Mark Streit. Subban avait plusieurs qualités, mais la précision de son foudroyant tir frappé n'était pas une de celles-là.

Il disait souvent que si les rivaux étaient prêts à se placer devant ses frappes, il leur ferait mal. Il a fait plus de meurtrissures à ses adversaires que de buts en supériorité numérique.

Weber possède un des plus retentissants lancers frappés de la LNH, et il est précis en plus.

Voici trois grandes questions auxquelles les Canadiens font face.

1. Le genou de Price tiendra-t-il le coup?

C'est LA question qui est sur toutes les lèvres et qui le sera pendant toute la saison. Les `fans' retiendront leur souffle à toutes les fois que Carey Price effectuera un déplacement latéral brusque ou qu'il sera bousculé. S'il fallait que le gardien vedette se blesse au même genou, ça pourrait même avoir des conséquences fâcheuses pour la suite de sa carrière.

Les premiers coups de patin que Price va donner au camp d'entraînement de l'équipe canadienne, au début de septembre, seront scrutés à la loupe.

Les partisans des Canadiens auraient préféré que Price renonce à sa participation au tournoi de la Coupe du monde de hockey, de crainte qu'il se blesse.

Tant qu'à faire, aussi bien vérifier au plus tôt si son genou peut tenir le coup.

Les Canadiens auraient davantage le temps de trouver une solution de remplacement parce que les espoirs pouraient difficilement reposer sur Al Montoya et Mike Condon.

2. Assistera-t-on au déblocage d'Alex Galchenyuk?

La fin de saison du tonnerre que le premier choix de l'équipe en 2011 (troisième au total) a connue était-elle un mirage ou plutôt annonciatrice de son éclosion attendue à l'attaque? Les dirigeants espèrent avoir finalement déniché le joueur de centre de premier plan tant recherché. Galchenyuk, qui a principalement patrouillé le flanc gauche au cours de ses trois premières saisons dans la LNH, a fait des flammèches quand Michel Therrien a retenté l'expérimentation au centre, sa position naturelle, avec Max Pacioretty. Il a répondu à l'appel en marquant 16 buts dans ses 20 derniers matchs afin d'atteindre le plateau des 30 filets. Le trio complété par Brendan Gallagher vers la fin de la campagne a été fort productif et les trois pourraient amorcer la saison ensemble.

L'émergence de Galchenyuk serait un facteur important dans la relance de l'équipe cette saison.

3. Le risque Radulov sera-t-il payant?

Marc Bergevin n'a pas eu de succès au cours des dernières années dans l'engagement d'ailiers droits à caractère offensif, avec les Daniel Brière, Tomas Vanek, Pierre-Alexandre Parenteau et Alexander Semin. Il n'a pas perdu son goût du risque, en tentant sa chance avec le Russe Alexander Radulov qui tente un retour dans la LNH, en provenance de la KHL. La dernière tentative de Radulov chez les Predators de Nashville en 2012 a été un fiasco.

S'il a effectivement mis de l'ordre dans sa vie personnelle, Radulov, âgé de 30 ans, pourrait s'avérer être un précieux atout pour le Tricolore.

Bergevin a accepté de lui verser un salaire acceptable de 5,75 millions $ pour une seule saison. Les Canadiens peuvent difficilement être gagnants sur toute la ligne en prenant ce pari. Parce que si Radulov connaît une mauvaise saison, Bergevin sera blâmer. S'il réussit son retour, il tentera possiblement de le monnayer par un lucratif contrat à l'équipe la plus offrante sur le marché des joueurs autonomes.

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