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MONTRÉAL - Kaiden Guhle a toutes les raisons de sourire.

Après avoir été sélectionné 16e au total par les Canadiens lors du repêchage 2020 de la LNH, le défenseur s'est mérité une place au sein d'Équipe Canada afin de participer au Championnat mondial junior dans sa ville natale d'Edmonton.
Le jeune défenseur, âgé de 18 ans, a su attirer l'attention des Canadiens grâce à son jeu avec les Raiders de Prince Albert dans la Ligue de l'Ouest.
Guhle était l'invité de Marc Dumont dans le cadre de «L'histoire s'écrit», le balado des Canadiens, pour discuter de l'occasion qu'il a de représenter son pays sur la scène internationale, de son désir de gagner et de son partenaire de rêve en défense.
Lisez ci-dessous quelques extraits de la discussion avec Guhle qui est aussi disponible en intégralité sur votre plateforme de balados de choix:
MARC DUMONT:Je veux commencer par quelque chose de très important. C'est la chose la plus importante qui soit arrivée à Équipe Canada au Championnat mondial junior. Je parle bien sûr de la séance de peinture avec Bob Ross. As-tu gardé ta peinture?
KAIDEN GUHLE: Non. On a dû remettre les peintures. Je ne sais pas s'ils vont les mettre aux enchères ou sur les médias sociaux pour que les gens puissent les reproduire. Malheureusement, on a dû les remettre.
MD:Comment était ta peinture? Est-ce que Bob Ross était fier?
KG: Je ne sais pas. Je crois que j'ai encore du travail à faire. Je pensais que j'avais bien fait, mais plusieurs gars ont beaucoup mieux fait que moi.

MD: Ce fut une année importante pour toi. Tu as été sélectionné en première ronde, tu as participé au Championnat mondial junior à l'âge de 18 ans - ce qui, rappelons-le, est très rare, surtout pour les défenseurs. De plus, pour ceux qui ne le savent pas, Kaiden a grandi à Sherwood Park, en Alberta, à seulement 20 minutes de la patinoire, n'est-ce pas? Combien de matchs as-tu vus dans cet aréna?
KG: Je n'ai pas vu beaucoup de matchs au Rogers Place. Je crois que j'ai assisté à mon premier match au Rogers Place lorsque j'avais 15 ans, mais j'ai assisté à plusieurs rencontres au Rexall Place, probablement près de 50.
MD: Comment te sens-tu maintenant que tu représentes Équipe Canada sur cette même glace?
KG: C'est énorme. Depuis que j'ai entendu dire que le Championnat mondial junior se tiendrait à Edmonton, c'était en quelque sorte un de mes objectifs parce que c'est si près de chez moi. Je savais que la tâche serait ardue de percer cet alignement. Comme tu as dit, ce n'est pas courant de faire l'équipe à l'âge de 18 ans.
MD: Es-tu nerveux avant de sauter sur la glace?
KG: Je ne suis pas vraiment nerveux, mais c'est quelque chose de gros d'enfiler le chandail d'Équipe Canada et de jouer au Championnat mondial junior, surtout au Canada. Tu as cette pression supplémentaire, mais la pression est vraiment un privilège, surtout lorsqu'il s'agit d'un rêve d'enfant. C'est génial d'avoir la pression de tout le pays. On aime tous la pression et on utilise cette pression pour bâtir une énergie positive.
MD: Ton entraîneur Mark Habscheid m'a mentionné que tu es prêt à tout pour gagner, ce qui est formidable. C'est quelque chose que les Canadiens adorent entendre. Il m'a également expliqué que tu es un joueur très facile à diriger. Comment expliques-tu cela?
KG: Ça vient avec la mentalité de gagner à tout prix. Les entraîneurs savent évidemment ce qu'ils font. Ils sont dans la Ligue depuis bien plus longtemps que moi. Mark a dirigé plusieurs bonnes équipes. Il a dirigé Shea [Weber] à Kelowna. Il a remporté la Coupe Memorial et plusieurs championnats de la Ligue de l'Ouest. Pour sa part, l'entraîneur-chef d'Équipe Canada, André Tourigny, a toujours eu une bonne équipe avec les 67's d'Ottawa. Je les écoute et je fais ce qu'ils me demandent. Je ne me plains pas, je fais juste ce qu'il faut pour que l'équipe gagne.

Kaiden Guhle à propos de ce qu'il faut pour gagner

MD: Quelle est la dynamique dans le vestiaire d'Équipe Canada? Vous avez des joueurs de différentes ligues, beaucoup de leaders et plusieurs joueurs qui sont habitués de jouer de grosses minutes et qui doivent maintenant accepter un plus petit rôle. Comment est-ce que ça fonctionne en tant qu'équipe?
KG: Tout le monde doit laisser son égo de côté. Chaque fois que tu enfiles le chandail avec la feuille d'érable, on s'attend à ce que tu fasses partie d'une bonne équipe. Il y a toujours des joueurs qui vont jouer moins qu'à l'habitude. On a évidemment plusieurs bons joueurs avec autant de choix de premier tour cette année. Je suis convaincu que les gars savaient en arrivant au camp qu'ils pourraient devoir accepter un rôle différent. Tout le monde est heureux d'être ici et d'enfiler le chandail du Canada. Tout le monde laisse son égo de côté et fait tout en son possible pour aider l'équipe à gagner.
MD: Mark Habscheid m'a aussi dit que tu lui fais penser à quelques joueurs de la LNH. Tu t'inspires du jeu de Drew Doughty, ancien récipiendaire du trophée Norris, n'est-ce pas? Qu'est-ce que tu aimes dans le jeu de Drew Doughty?
KG: Il est tellement difficile à affronter. On voit sa rivalité avec Matthew Tkachuk des Flames de Calgary. C'est amusant à regarder. Il est difficile avec lui-même et il se donne à chaque présence sur la glace. Il joue également de grosses minutes et il est utilisé dans toutes les situations. Je pense que je m'inspire un peu de lui dans ma façon de jouer et j'aime la manière dont il bouge la rondelle.
MD:Comment penses-tu que ton expérience au Championnat mondial junior, surtout si vous gagnez la médaille d'or, va t'aider à atteindre la LNH? Est-ce que tu crois que ça pourrait t'aider à faire l'ajustement sur le long terme? Quel genre d'expérience pourrais-tu amener avec toi dans la LNH?
KG:Je vais apprendre à gagner. C'est un peu différent qu'un championnat de la WHL, comme un tournoi de courte durée, alors il y a moins de place à l'erreur. Tu dois y aller un match à la fois, tu dois jouer avec cette idée et toujours être sur tes gardes. Tu te dois d'être constant et il n'y a pas de place pour les erreurs. Je pense que c'est similaire à la LNH, surtout en séries éliminatoires. Il n'y a pas de place pour les erreurs. Une simple erreur peut mettre fin à ta saison, donc je crois que c'est quelque chose qui se transpose dans la LNH.
MD:Qui serait ton partenaire de rêve en défense si tu avais le choix?
KG: Peut-être Bobby Orr, mais je sais que les partisans des Canadiens ne vont pas aimer cette réponse. C'est un défenseur tellement emblématique. On entend encore beaucoup parler de lui. Je pense qu'il serait un joueur vraiment amusant à regarder. Je n'ai jamais eu l'occasion de le voir jouer, donc je pense que ce serait plutôt cool de faire équipe avec lui et observer ce qu'il fait.
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