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MONTRÉAL - L'attaquant Brendan Gallagher a pris quelque temps ce jeudi après-midi afin de discuter avec des journalistes.

Possédant 8 ans d'expérience dans la LNH, le vétéran a discuté de tout entre sa situation contractuelle jusqu'à la carrière de son ancien coéquipier Andrei Markov, en passant par sa créativité sur TikTok.

Voici quelques extraits de sa session de Q&A.

Questions de Martin McGuire, Cogeco Média

Je suis curieux, avec la situation actuelle, quel aspect de ta vie de joueur de hockey te manque le plus?

C'est définitivement d'être avec les gars. Tu ne réalises pas à quel point tu es dépendant de ses interactions sociales, à quel point tu as du plaisir à l'aréna. C'est définitivement l'aspect dont tu t'ennuies le plus. Évidemment, on aimerait travailler et jouer comme le reste du monde. Je crois que l'ennui, la solitude et le fait de ne pas pouvoir interagir avec différentes personnes sont les aspects dont tu t'ennuies le plus.

Avec une seule année restante à ton contrat, la prochaine pourrait être la plus importante de ta carrière. As-tu déjà pensé à ce qui serait le mieux pour Brendan Gallagher?

Bien sûr. Je pense que c'est ce que tu dois faire. Tu dois aussi imposer tes priorités, tu dois comprendre ce qui est important pour toi. C'est toujours une question de gagner pour moi. C'est ce qui est le plus important. Évidemment, tout le monde aime avoir de l'argent, tout le monde aime vivre dans une belle ville et ce sont des choses importantes, mais tu dois comprendre ce qui est le plus important. Pour moi, c'est de gagner, et quand tu te retrouves dans une position où tu peux décider de ces choses, ce sont des décisions que tu vas prendre. C'est évidemment quelque chose auquel je n'ai pas beaucoup pensé durant l'année. Je fais juste jouer. Maintenant qu'il y a un peu plus d'incertitude, je ne sais pas si nous allons rejouer ou si la prochaine fois qu'on va jouer, ça va être la dernière année de nos contrats, donc ce sont des décisions que je vais devoir prendre à un certain point. Mais c'est vraiment juste d'avoir des priorités, de savoir ce qui est important pour toi, et pour moi, ça a toujours été d'être un gagnant.

Question de Guillaume Lefrançois, La Presse

Andrei Markov a annoncé qu'il prenait sa retraite la semaine dernière. Tu as fait partie de ce groupe de leadership avec lui, il y a quelques années. Je me demandais, quels en sont tes souvenirs, et comment c'était d'interagir avec Andrei à ce niveau?

Il a fait ce qu'il a fait pendant tellement longtemps, en plus de gérer plusieurs blessures, et il était l'homme et la personne qu'il était à cause des choses auxquelles il a fait face au fil des années dans sa carrière. Il était quelqu'un qui devait travailler et pousser fort pour chaque opportunité, et il ne l'a jamais oublié. C'est resté avec lui dans sa personnalité. Je crois, vous le savez évidemment quand vous deviez faire affaire avec lui, avec les médias, il ne donnait pas grand-chose, il ne disait pas grand-chose, il était plutôt du genre « montre-moi ce que tu sais faire plutôt de ce que tu sais dire ». Ce n'était pas quelque chose auquel il croyait beaucoup, mais lorsqu'il se levait et qu'il disait quelque chose, cela avait beaucoup plus de valeur. Je me souviens spécifiquement d'une fois en Arizona. C'était tout près de la date limite des transactions et on ne jouait pas notre meilleur hockey, et ça a été une de ces fois où il s'est levé dans le vestiaire et c'était très silencieux jusqu'à ce qu'il parle. Il parlait, et il avait une de ces façons de se faire entendre, et de faire comprendre aux gars ce qui était important et ce qu'on devait faire. Je crois qu'après cela, après qu'il se soit levé et qu'il ait parlé, on a été capable de partir sur une lancée. C'est le genre d'impact qu'il avait. Il est quelqu'un qui est très admiré au niveau de son style de jeu parce qu'il était très talentueux, il était tellement bon, qu'il a gagné le respect de tous ses coéquipiers. Quand il disait quelque chose, tu devais être prêt à écouter car tu savais que tu devais bien comprendre.

Questions d'Alexis Champagne, La Presse Canadienne

Tu as mentionné que tes coéquipiers sont une des choses dont tu t'ennuies le plus. Je suis curieux, de quelle façon as-tu gardé contact avec certains de tes coéquipiers? Nous avons vu que tu étais actif sur les réseaux sociaux. Est-ce que tu joues à des jeux vidéo avec eux, participes-tu à des entraînements en ligne, des choses du genre?

Quand j'étais encore à Montréal, nous avons joué à Call of Duty tous ensemble. Nous avons joué pratiquement toute la journée, mais j'étais très mauvais. J'étais horrible. Maintenant, nous avons plusieurs discussions de groupe. Nous avons évidemment notre discussion d'équipe principale, après tu jases avec les gars. Je parle avec Paul à chaque jour parce que Pauly et moi, on aime débattre, et on s'ennuie de cela, donc on se provoque des débats sur tout ce qui se passe dans le monde. Je m'ennuie de cela avec lui. Je parle de choses stupides avec Lehky et Tuna. Nous sommes dans une discussion de groupe à propos du soccer. C'est principalement la même chose, les mêmes plaisanteries amicales qui continues. Et évidemment, Webs… Tu parles avec tout le monde. Au fil des jours, je crois que tout le monde ressent la même chose. Si quelque chose se passe, c'est plaisant de savoir que tu peux t'appuyer sur ces relations et sur ces gars, avec qui tu peux avoir des conversations, et ça fait du bien à ta santé mentale.

La LNH a annoncé aujourd'hui qu'elle organisera un tournoi du jeu viédo NHL 20. Nick Suzuki et Victor Mete y participeront. Es-tu curieux de voir comment ils performeront, et où penses-tu te situer par rapport à eux?

On m'a demandé de jouer et je leurs ai dit, « Afin de bien représenter l'équipe, vous ne voulez pas de moi parce que je suis terrible ». Je sais que Meat joue tout le temps. Il est bon. Je sais qu'il est bon. Suzi, je suis certain qu'il est bon. Tu sais, ces jeunes, ils jouent constamment. Il va probablement bien nous représenter. J'espère qu'ils vont gagner!

Les Canadiens de Montréal jouent à NHL 20

Question de Jean-François Chaumont, Le Journal de Montréal

Je sais que tu as parlé de ton contrat, mais j'aimerais simplement savoir, Montréal aurait probablement raté les séries éliminatoires cette année et pour la troisième année consécutive, et tu as dit que tu aimerais faire partie d'une équipe gagnante. Penses-tu que ça pourrait être le cas de Montréal dans le futur?

Je le pense réellement. J'ai toujours été optimiste à chaque année. Évidemment, les choses n'ont pas vraiment fonctionné les dernières années, mais c'est une des choses en laquelle j'ai entièrement confiance en Berg. Ce sont des joueurs comme Suzi qui peuvent se joindre à l'équipe cette année, tu peux voir l'impact et tu peux voir le potentiel. Tu comprends que ce sont ce genre de gars qui vont t'aider à réaliser ce que tu veux réaliser. Mais certainement, de participer aux séries éliminatoires est extrêmement important pour moi, donc c'est dur d'imaginer une situation dans laquelle tu ne te bats pas pour la coupe Stanley, années après années, et c'est frustrant en tant que joueur. C'est important pour moi, c'est important pour chaque joueur. Tu veux te retrouver dans un vestiaire rempli de gars qui croient en cette idéologie gagnante.

Question de Jessica Rusnak, CBC Radio

Durant la saison morte, tu t'entraînes avec ton père. Es-tu en quarantaine avec lui? Est-ce qu'il t'aide à rester en forme? Comment cela se passe, comment se passe ta quarantaine?

En fait, j'habite à mon domicile personnel, mais ce sont les seules personnes que je vois, donc je ne vois pas mes amis ou d'autres personnes. Je me rends chez eux et nous soupons ensemble. Donc nous pouvons aller nous entraîner. Quand je suis au gym, nous pouvons être en sécurité, donc je suis en mesure d'aller à son gym. Nous y avons mis beaucoup d'efforts et de travail des deux côtés, donc si jamais on se retrouve dans une situation que nous devons retourner sur la glace, si c'est à la dernière minute, je vais être prêt. Ce n'est pas un problème.

Une journée d'été dans la vie de Brendan Gallagher

Question de John Lu, TSN

Qu'est-ce qui a inspiré tes imitations de « Brooklyn Nine-Nine » et « The Office » que tu as partagées sur TikTok?

Lehky et moi, on est des grands fans de « Brooklyn Nine-Nine », et nous avons déjà imité cette scène de nombreuses fois en auto en se rendant à l'aréna, donc c'était assez facile. Et quand j'ai vu que tout le monde le faisait, je me suis dit « Oh, ça va être facile, donc je vais continuer ». C'est un peu addictif, je ne mentirais pas. C'est une application très addictive. Dès que je me suis inscris, je me suis dit « Je vais probablement en faire quelques-unes de plus, et encore d'autres », et j'ai décidé que c'était simplement quelque chose qui allait me faire passer au travers de cette quarantaine, mais dès que je vais pouvoir sortir dehors, je vais probablement prendre ma retraite de TikTok.

Et qu'as-tu pensé de la danse d'oiseau de Nick Suzuki, lorsqu'il a perdu le pari que vous vous étiez lancé sur TikTok?

C'était assez bon. Il a géré cela mieux que ce que j'aurais fait. J'aurais probablement mis un plus grand cadre, j'aurais probablement négocié un moyen de m'éviter de danser. Mais cela a demandé beaucoup de courage, donc je le lui donne. Il a plus de courage que moi.

Questions d'Eric Engels, Rogers Sportsnet

Tu as dit que gagner était la chose la plus importante pour toi. Je crois que c'est assez évident, selon ta façon de jouer. Selon toi, quelle est la chose la plus importante qui doit se produire pour que les Canadiens de Montréal deviennent rapidement des candidats sérieux à la coupe Stanley?

Au niveau des pièces à rajouter, cela ne fait pas partie de mon travail. Ce n'est pas ce que je dois faire ici. Je crois que, en tant qu'équipe, tu t'occupes de, et pour nous, ce que nous avons est une équipe qui a démontré qu'elle était capable de le faire, mais qu'elle n'est pas constante. Dans le vestiaire, nous devons être plus constant, apprendre de nos erreurs et s'assurer de ne pas répéter les mêmes erreurs qui nous ont coûté cher durant l'année. Au niveau des pièces à rajouter au groupe, ce n'est pas mon travail, ce n'est pas à moi de commenter là-dessus. Je crois que notre devoir en tant que joueur et est de faire un meilleur travail.

Téléconférence en confinement: Brendan Gallagher

Tu as dit que tu aimais ce que Marc fait et ce qu'il construit. Qu'est-ce que tu aimes de cela?

Je vais parler de Suzi encore. Tu peux voir le genre d'impact qu'il a eu lorsqu'il a rejoint l'équipe. Il a probablement été le meilleur joueur en avantage numérique cette année. Sa vision, sa prestance, et son jeune âge. Je me souviens que l'année d'avant, où il était au camp d'entraînement, et il est loin du joueur qu'il a été cette année, et l'amélioration qu'il a eue. Tu prends cela en considération, l'habileté du joueur à comprendre ce qu'il doit améliorer, et c'est là que tu vois le potentiel de croissance. C'est ce qui t'excites en tant que joueur, quand tu vois des gars qui vont devenir des bons joueurs, ils y mettent l'effort, et ils sont capables de faire les changements nécessaires. Nous possédons différents joueurs qui gravissent les échelons, et tu comprends que tu ne les as pas encore vu, tout ce qu'on entend provient des médias. Mais c'est un endroit où nous pourrions avoir plus de gars, nous pourrions avoir de compétition là, et c'est un joueur qui pourrait avoir l'opportunité de le faire. Le potentiel est une chose, mais tu dois le voir. Mais je crois qu'il y a beaucoup d'espoir et d'optimisme ici.