Les Sens ont refusé de s’apitoyer sur leur sort, tout au long de la saison. Chaque blessure a offert une nouvelle opportunité. Mardi soir, à Détroit, on va pousser cette façon de penser un peu plus loin.
Les blessures à Thomas Chabot (bras droit) et Lassi Thomson (bas du corps) ont forcé l’équipe à compléter le match de lundi soir avec seulement quatre défenseurs. La direction a rappelé la recrue de 20 ans Carter Yakemchuk et l’espoir de 21 ans Jorian Donovan de Belleville, mardi. La brigade défensive, amochée, doit déjà se débrouiller sans Dennis Gilbert, Nick Jensen et Jake Sanderson.
« Soyez prêts à gagner », a dit Travis Green, après le match, quand on lui a demandé comment son groupe défensif allait répondre à Détroit. « Nous allons rappeler deux nouveaux joueurs. Ce sera un gros match. Nous serons prêts. »
Les Sénateurs auront la chance de compléter la soirée dans le portrait des séries éliminatoires. Il s’agirait d’une première, pour eux, depuis le mois de novembre. Bien sûr, pour que cela se produise, il faudrait une victoire, et une défaite en temps réglementaire des Islanders de New York contre les Blackhawks de Chicago.
Au cours des derniers mois, l'équipe a abordé chaque match de façon individuelle, surmontant les difficultés pour afficher un bilan de 14 victoires, trois défaites en temps réglementaire et deux autres en prolongation lors de ses 19 derniers matchs, ce qui lui a permis de se rapprocher de la dernière place parmi les équipes repêchées dans l’Association Est.
« Tout ce qu’on peut faire, en ce moment, c’est y aller un match à la fois », a dit Warren Foegele après le match. L’attaquant venait de contribuer à la victoire en inscrivant son cinquième but en neuf matchs dans l’uniforme d’Ottawa.
En dépit de l’adversité à New York, les Sénateurs n’ont alloué que 10 tirs au but aux Rangers.
« Quand nous jouons à haute vitesse, et quand nous jouons ensemble, il n’y a pas beaucoup d’espace libre sur la patinoire pour nos adversaires », observe Foegele. « Nous provoquons des revirements et nous passons beaucoup de temps en zone d’attaque. J’aime beaucoup ce qu’on fait. »
En défensive, Jordan Spence a passé 26 minutes et 44 secondes sur la patinoire. Il s’agit d’un sommet en carrière.
« Je vous l’ai déjà dit lorsque Sandy s’est blessé. Tout le monde doit élever son jeu d’un cran », a dit Spence après la rencontre.
« Ça ne se limite pas à notre brigade défensive. Les cinq joueurs qui sont sur la glace travaillent ensemble en défensive. Je pense qu’on forme une équipe bien soudée, et ça se voit vraiment. Au cours des cinq ou dix derniers matchs qu’on a disputés, on a très bien joué. Surtout en zone défensive, mais aussi en zone offensive, aussi. On crée beaucoup d’occasions, on fait circuler la rondelle dans la zone adverse, et on crée de nombreuses occasions. »
« Il nous reste 13 ou 12 matchs à jouer. Nous sommes dans une course pour une place en séries. Il faut continuer à faire ce que nous faisons. »




















