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« Gagner des matchs 5-1, 5-2, c'est beau, mais à un moment donné il faut sortir gagnant des matchs serrés », a fait remarquer l'entraîneur Claude Julien, en rendant hommage à la ténacité des Sénateurs.
« Ils ont joué dur dans les deux matchs contre nous. Ils ont travaillé fort et ils ont joué avec confiance. Je suis certain qu'ils sont en voie de retrouver le droit chemin, même s'ils ont connu dernièrement une séquence de neuf matchs sans victoire. Ils seront des adversaires très coriaces, a-t-il opiné. C'est positif d'avoir à relever des défis semblables parce que nous devons nous habituer à jouer des matchs serrés. »
« Enwouaille es… »
Un qui a été à la hauteur, c'est le jeune attaquant Nick Suzuki. Il a respecté la promesse qu'il avait faite de revenir plus fort après avoir qualifié sa performance d'exécrable, jeudi, dans le premier duel opposant les deux équipes, que les Sénateurs ont gagné 3-2.
Suzuki a participé au but gagnant de Josh Anderson au début de la troisième période, mais c'est principalement en fin de rencontre qu'il a affiché le plus de cran.
Malmené au rayon des mises au jeu dans les deux matchs face aux Sénateurs, il avait gardé le meilleur pour la fin. Il a vu à préserver la victoire des siens en remportant deux mises au jeu dans les derniers instants du match.
« J'étais à ses côtés sur la glace et je l'ai piqué un peu en lui disant : 'Enwouaille es…, sois affamé' », a lancé en visioconférence le joueur de centre Phillip Danault, en échappant presque un juron typiquement québécois.
« J'avais de la difficulté de ce côté-là aujourd'hui (côté droit en zone défensive) », a poursuivi Danault, dont ce n'est pas nécessairement son côté fort parce qu'il s'élance de la gauche, contrairement à Suzuki. « Je ne doutais pas de son effort. Il était plus affamé. Nick est bon sur les mises au jeu. C'est une affaire de confiance pour lui… et d'être plus affamé. »