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SUNRISE, Fla. - Eric Staal n'a pas trop réfléchi aux revirements quelque peu étranges des derniers milles de sa carrière dans la LNH, mais il reconnaît que son parcours est pour le moins unique.

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Le centre des Panthers de la Floride s'en va en finale de la Coupe Stanley pour la deuxième fois en trois ans, alors qu'il n'a pas évolué dans la LNH la saison dernière.

« Des circonstances uniques au plan personnel, a admis Staal. Mais je me retrouve là où je suis censé être et j'ai une occasion en or pour laquelle je suis très reconnaissant. Je suis vraiment content de faire partie de ce groupe et de cette équipe. C'est vraiment spécial. Et c'est une occasion que tu dois chérir et apprécier. »

Les Panthers ont obtenu leur billet pour la grande finale en balayant les Hurricanes de la Caroline avec une victoire de 4-3 mercredi. Ils attendent de connaître le dénouement de la série menée 3-1 par les Golden Knights de Vegas contre les Stars de Dallas en finale de l'Association de l'Ouest. Le match no 5 de cette série aura lieu au T-Mobile Arena samedi (20h HE; ABC, ESPN+, CBC, SN, TVAS).

Staal a signé un contrat d'essai professionnel avec les Panthers le 13 juillet dernier avant de s'entendre pour une saison avec la Floride le 21 octobre.

Il n'avait pas joué dans la LNH depuis la finale de la Coupe Stanley 2021, quand il portait les couleurs des Canadiens de Montréal.

La saison dernière, Staal n'a disputé que quatre matchs avec le Wild d'Iowa dans la Ligue américaine de hockey, après avoir accepté un contrat d'essai professionnel avec le club-école du Wild du Minnesota en janvier 2022. Il a ensuite joué cinq matchs avec le Canada aux Jeux olympiques de Pékin, le mois suivant.

Jouer pour les Panthers lui donnait également une autre chance de partager un vestiaire avec son frère cadet, le défenseur Marc Staal, qui avait signé un contrat d'un an avec les Panthers le 13 juillet.

Les deux frangins avaient été coéquipiers pendant 20 matchs avec les Rangers de New York en 2015-16. Mais c'était la première fois qu'ils pouvaient passer une saison entière ensemble.

« Avoir la chance de jouer avec lui était une des grandes raisons qui m'ont poussé à venir ici, avait dit Eric en octobre. C'est d'abord spécial de jouer dans la LNH, mais de pouvoir le faire en compagnie de ton frère au sein d'une équipe qui aspire à la Coupe Staley, c'est une chose dont tu ne peux que rêver. »

Le vétéran de 38 ans a joué un rôle important dans les aspirations des Panthers. En tant que centre du quatrième trio, il a récolté 29 points (14 buts, 15 passes) en 72 matchs et est devenu un pilier en infériorité numérique.

Depuis le début des séries, Staal a pris part aux 16 rencontres de la Floride et a inscrit un but et deux aides, tout en étant utilisé en moyenne 10:56 par match, pour aider les Panthers à accéder à la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 1996.

Il s'agira d'une troisième présence pour Staal en finale. Il a remporté la Coupe avec les Hurricanes en 2006.

« La conversation que j'ai eue avec lui cet été était à propos de ce qu'il avait envie de faire, a raconté l'entraîneur Paul Maurice. La première chose qu'il a m'a dit, c'est qu'il voulait gagner la Coupe Stanley, puis qu'il désirait décrocher un rôle. C'est ce qu'il a fait. Il est passé d'être le premier envoyé sur la glace en avantage numérique, d'être celui qui affronte les meilleurs de l'autre équipe, d'être utilisé 23 minutes, à un joueur qui écoule des pénalités, à un gars de quatrième trio, à être celui qui sait qu'à un certain point dans le match, il ne retournera peut-être pas sur la glace. Et malgré tout, il continue d'encourager les autres.

« Le résultat? Tous tes jeunes joueurs - nous allons inclure (l'attaquant) Patric Hornqvist - voient les anciens champions de la Coupe Stanley aimer venir à l'aréna chaque jour, faire du temps supplémentaire, travailler extrêmement fort. Alors personne dans ce vestiaire ne quitte la glace plus tôt. Tous les gars qui ont déjà des bagues de la Coupe Stanley sont encore sur la glace, alors ça te donne un incitatif. C'est génial pour un entraîneur. »

Les Hurricanes ont sélectionné Staal au deuxième rang au repêchage de 2003, tout juste derrière Marc-André Fleury. Les Penguins de Pittsburgh avaient conclu une transaction avec les Panthers pour passer du troisième au premier rang.

Avant le repêchage, toutes les rumeurs disaient que Staal était le joueur ciblé par les Panthers. Mais comme la Caroline a jeté son dévolu sur lui, les Panthers ont finalement sélectionné l'attaquant Nathan Horton.

Staal a fini par aboutir en Floride, mais 20 ans plus tard qu'il ne l'imaginait.

On pourrait dire que l'attente en a valu la peine.

« J'ai eu des entrevues avec toutes ces équipes. Je savais que j'allais être repêché assez tôt. J'ai eu des entrevues avec la Floride et la Caroline. Il y avait un grand intérêt pour Nate, et finalement nous avons été choisis l'un après l'autre. Mais j'étais excité de me retrouver [en Caroline], c'était mon rêve de simplement avoir une chance de jouer dans la LNH. Je ne me souciais pas vraiment de l'endroit ou de la façon, je voulais seulement en avoir la chance.

« Mais en repensant à tout ça et en voyant où j'en suis présentement, c'est assez unique et spécial. Je suis chanceux de m'être retrouvé avec ces gars-là et d'avoir réussi à les rejoindre de cette façon, surtout après la dernière année. Les choses arrivent pour une raison. Je suis très reconnaissant d'être ici. »