Nylander_Matthews

Les textes de la série « Tête-à-tête avec… » sont publiés le dimanche sur LNH.com. Nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d'en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l'extérieur.

L'édition de cette semaine met en vedette l'attaquant des Maple Leafs de Toronto William Nylander.
HAMILTON, Ontario - William Nylander est l'un des plus grands supporters d'Auston Matthews quand vient le temps de mousser sa candidature pour l'obtention du trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe dans la LNH.
Les deux sont coéquipiers avec les Maple Leafs de Toronto depuis que Matthews a été repêché au premier rang total en 2016. Le fait que Nylander considère que Matthews a porté son jeu à un autre niveau en dit long sur la saison que connait actuellement le joueur de centre de 24 ans.
« Je ne l'ai jamais vu être aussi bon, a affirmé Nylander. Il est le meilleur joueur avec et sans la rondelle. Et on dirait qu'il ne fait que continuer à s'améliorer. »
Matthews a établi un sommet en carrière de 46 buts et il est le meneur des Maple Leafs avec 79 points. Mais c'est son jeu en zone défensive qui impressionne le plus Nylander.
« Il a toujours été en mesure de jouer de la sorte, a-t-il indiqué. Et en ce moment, même en marquant tous ces buts, il continue de le faire, ce qui est encore plus impressionnant. »
Nylander est impressionnant lui aussi. Il a amassé 58 points (23 buts, 35 passes) en 62 matchs, trois de moins que son sommet en carrière établi dans la LNH en 2016-17 et 2017-18. Toronto (39-18-5) est troisième dans la section Atlantique.
LNH.com s'est entretenu avec Nylander, le fils de l'ancien attaquant de la LNH Michael Nylander, pour parler de sa saison, de sa volonté de dominer sur la glace, de John Tavares et de la possibilité de remporter une série pour la première fois de sa carrière.
Tu ne taris pas d'éloges à l'endroit d'Auston, mais tu connais toi aussi la meilleure saison de ta carrière et tu t'approches de ton sommet personnel pour les points. Lors de la tournée européenne des médias des joueurs de la LNH à Stockholm, en Suède, tu avais dit à LNH.com que tu voulais « dominer » lors de chaque présence. Crois-tu être proche d'atteindre ton but?
« Je trouve que j'étais à mon mieux lors des 45 premiers matchs de la saison, puis j'ai ralenti un peu, pendant environ 10 matchs, avant de revenir au niveau où j'étais en début de saison. Parfois, tu connais des moments un peu plus difficiles pendant la saison et tu veux t'en sortir le plus rapidement possible. »

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Comment composes-tu avec ces passages à vide dans une ville comme Toronto, où l'équipe est constamment sous la loupe?
« Je ne porte pas vraiment attention à ces choses-là. Si je joue bien, je n'écoute pas ce qui se dit sur moi et je m'en fiche. Si je joue mal, c'est la même chose. Tu dois essayer de garder le même état d'esprit en tout temps. »
Tu ne te fichais certainement pas d'essayer de vaincre les Canadiens de Montréal en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley l'année dernière. On pouvait lire la douleur sur ton visage après votre élimination dans le match no 7. Combien de temps t'a-t-il fallu pour te remettre de tes émotions?
« C'est très, très difficile. Après la saison, tu te sens vraiment mal. Je pense que nous avons perdu trois matchs no 7 durant mon passage ici. C'est très difficile, particulièrement contre Boston (en 2019) quand nous menions la série 3-2. Quand tu mènes et que tu finis par perdre, ça montre à quel point la lutte est serrée. Et bien entendu, il faut apprendre de ça et nous souvenir de ce qui s'est produit dans les dernières années. Chaque année, on en apprend un peu plus sur ce dont l'équipe a besoin. »
Les Maple Leafs n'ont pas gagné une série depuis 2004. Est-ce que l'adversité en séries depuis que tu es à Toronto a contribué à unir l'équipe?
« Notre groupe est le même depuis quelques années maintenant, et je pense que tout le monde sait comment réagir dans ces situations maintenant. Nous savons qu'il ne faut pas s'inquiéter si nous perdons quelques matchs. Nous mettons les efforts pour revenir à notre style de jeu. Et même si nous gagnons, nous devons quand même être en mesure de franchir la première ronde. C'est l'objectif ultime, puis nous verrons à partir de là. »
Comment faites-vous pour regarder vers l'avant quand on vous rappelle constamment les insuccès de l'équipe en séries?
« Le passé, c'est le passé. Tu apprends du passé, et ensuite, tu oublies. C'est ce qu'il faut faire. Tu prends les aspects négatifs et positifs, et tu essaies de bâtir là-dessus, afin que ces choses-là ne se reproduisent pas l'année suivante. Tout ce que nous avons vécu ne fait que nous donner de l'expérience de plus. »
Tu as passé la majeure partie de la saison sur le même trio que John Tavares. Qu'as-tu appris du capitaine des Maple Leafs?
« Il est un compétiteur acharné et il est tellement fort avec la rondelle. Qu'il marque ou non, il fait toutes les bonnes choses chaque soir, et c'est ce que tu veux voir d'un leader. Il est évidemment un excellent joueur. C'est extraordinaire de jouer avec lui, et j'ai beaucoup appris de lui. »