Robert Thomas Blues

ST. LOUIS – Lorsque les Blues de St. Louis ont décidé d’échanger Ryan O’Reilly il y a presque exactement un an – le 17 février 2023 – ils ont mis en œuvre un changement de garde. 

Mais ce changement s’était entamé sept mois plus tôt, le 13 juillet 2022, quand le centre Robert Thomas a apposé sa signature au bas d’un contrat de huit ans d’une valeur de 65 millions $ (moyenne annuelle de 8,125 millions $). Il s’agissait en quelque sorte d’une  passation des pouvoirs à St. Louis. 

Ça signifiait que l’heure était venue pour le jeune homme de 24 ans d’obtenir les minutes importantes, d’être sur la glace contre les meilleurs éléments adverses dans un rôle plus défensif, tout en trouvant une façon d’afficher les statistiques offensives qu’espère voir l’organisation avec un tel contrat. 

Quand les Blues (29-23-2) accueilleront les Maple Leafs de Toronto (29-16-8) et le meilleur buteur de la LNH, Auston Matthews, lundi (13 h HE; ESPN, SNO), Thomas aura une autre chance de donner raison aux Blues de lui avoir fait confiance en s’entendant avec lui à long terme. 

« Nous aimons tous la pression », a lancé Thomas, qui a participé au Match des étoiles pour la première fois de sa carrière, il y a un peu plus de deux semaines. « C’est pour cette raison qu’on joue au hockey. La pression est sur toi et tu te dois d’aimer ça. Ce n’est pas sur un ou deux gars. Certes, quand on regarde les salaires, ç’a du sens de voir ça comme ça. Nous aimons le défi et nous en prenons la responsabilité. Je pense que nous avons fait du bon travail pour répondre aux attentes. »

Thomas parlait de lui et de son coéquipier Jordan Kyrou, qui a signé un contrat identique au sien le 13 septembre 2022. Kyrou a prouvé la valeur de son entente en réussissant un sommet personnel de 37 buts la saison dernière. Maintenant, ça semble être au tour de Thomas de se mettre en évidence. 

Le choix de première ronde (20e) en 2017 mène les Blues avec 61 points (19 buts, 42 passes) et il est en voie de surpasser sa marque personnelle de 77 points établie en 2021-22. 

Il affiche également le meilleur différentiel de son équipe (plus-13) et il est utilisé en moyenne 20:59 par match, un sommet en carrière. 

« Il excelle des deux côtés de la patinoire. Il affronte les meilleurs joueurs des autres équipes, il maintient un bon différentiel et il crée de bonnes choses aux deux extrémités de la glace présentement, a noté le capitaine Brayden Schenn. Il a vraiment transporté l’équipe sur son dos dès le premier match. 

« Il lit toujours bien le jeu, il est très bon en protection de la rondelle. En ce moment, il trouve des façons de conserver la rondelle, il ne force pas les jeux. Il attend de trouver le bon jeu à faire, et ça fait en sorte que ses compagnons de trio obtiennent des chances et amassent des points. »

NSH@STL: Kyrou crée l'égalité en A.N.

Le trio composé de Thomas, Kyrou et Pavel Buchnevich est celui sur lequel s’appuie l’entraîneur Drew Bannister pour les missions importantes, et il n’y aura pas d’exception à la règle lundi lorsque Matthews, auteur de 48 buts en 52 matchs cette saison, débarquera à St. Louis. Thomas a aidé les Blues à réduire Matthews au silence lorsque les deux équipes se sont affrontées mardi – Toronto l’a néanmoins emporté 4-1. 

Ces situations deviennent de plus en plus récurrentes : le centre de l’Avalanche du Colorado Nathan MacKinnon a vu sa séquence de 19 matchs consécutifs avec au moins un point prendre fin contre les Blues le 29 décembre. Thomas a également aidé les siens à écarter de la feuille de pointage Elias Pettersson dans un gain de 4-3 en prolongation contre les Canucks de Vancouver le 24 janvier, puis il a fait de même avec Connor McDavid dans une victoire de 6-3 aux dépens des Oilers d’Edmonton jeudi. 

Il y a parfois des embûches en cours de route; O’Reilly s’est fait plaisir avec un but et une passe dans une victoire des Predators de Nashville à St. Louis, samedi. Mais Thomas et les Blues demeurent résilients. 

« Notre ligne fait bien contre plusieurs des meilleurs trios, a-t-il estimé. C’est un défi qu’on apprécie chaque match. On tente de limiter leur offensive tout en marquant quelques buts nous-mêmes. C’est un défi que nous prenons très au sérieux les trois et c’est excitant, surtout quand tu affrontes des gars comme McDavid et [Leon] Draisaitl. Tu veux affronter ce genre de joueurs. […]

« Je suis un compétiteur, et c’est vraiment ce qui me motive cette année. »

À l’époque où Bannister était entraîneur pour Sault Ste. Marie dans la Ligue de hockey de l’Ontario, il devait composer avec Thomas en tant qu’adversaire lors des matchs contre London. Il n’est pas surpris par la qualité du jeu de son protégé. 

« Pour être un joueur élite et affronter les meilleurs joueurs, tu dois savoir bien jouer défensivement, et c’est ce qu’il fait, a dit Bannister. Que ce soit en plaçant bien son bâton, en bougeant ses pieds ou en utilisant son corps, c’est ce qui va lui permettre de transposer ça en offensive. 

« Quand il est envoyé sur la glace contre ces joueurs-là, il se doit de faire un bon travail. »

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