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Une rentrée tapageuse en séries pour Samuel Blais

Le « train de Montmagny » fait sentir sa présence chez les Blues

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - Quatre matchs, 30 mises en échec. Samuel Blais connaît une rentrée tapageuse en séries de la Coupe Stanley, c'est le moins qu'on puisse dire.

L'attaquant des Blues de St. Louis a fait sentir sa présence dans les deux derniers matchs de la série de deuxième tour contre les Stars de Dallas et il continue d'user ses épaulières depuis le début de la finale de l'Association de l'Ouest contre les Sharks de San Jose.

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S'il continue à ce rythme, Blais va s'approcher du groupe des meneurs dans la LNH avant la fin de la série. Avant mardi, Jordan Staal des Hurricanes de la Caroline et Timo Meier des Sharks partageaient la tête, avec 62 mises en échec chacun. Déjà, Blais trône au sommet pour la moyenne de coups d'épaule par match, avec 7,5. Matt Martin des Islanders de New York le suit, avec 6,8 - 54 mises en échec en huit matchs.

Du haut de ses 6 pieds 2 pouces, Blais cogne très dur. Parlez-en à Jamie Benn des Stars, qu'il a fait se plier en deux dans le match no 7, et à Erik Karlsson des Sharks qu'il a vissé dans la bande dans la première rencontre.

Le « train de Montmagny » n'est pas qu'un joueur unidimensionnel. Il possède de belles aptitudes à l'attaque. Évoluant à la gauche de Ryan O'Reilly et de David Perron, il a marqué à son premier match en séries éliminatoires et il a récolté une passe dans le match no 1 de la finale d'association.

Video: STL@DAL, #6: Blais bat Bishop en échappée

Lundi, dans la victoire de 4-2 des Blues qui leur a permis de créer l'égalité 1-1 dans la série, il n'a pas amassé de point, mais l'écran qu'il a fait devant le gardien Martin Jones a permis au défenseur Vince Dunn de toucher la cible en tirant de loin, tôt en deuxième période.

« J'ai toujours été un joueur à caractère offensif. Dans les rangs juniors, je n'avais pas besoin de jouer physique, a souligné Blais. C'est quand tu fais le saut dans les rangs professionnels, tu réalises que les joueurs sont gros et talentueux et que tu dois te distinguer des autres en ajoutant un ingrédient à ton jeu. Moi j'ai ajouté l'élément robustesse et, jusqu'à maintenant, ça fonctionne. Je vais donc continuer. »

Celui qui l'a convaincu d'ajouter cette corde à son arc n'est nul autre que Craig Berube, l'entraîneur des Blues qui a dirigé Blais à ses débuts chez les pros en 2016-17 à la barre des Wolves de Chicago, dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

« "Chiefs" est vraiment bon avec les jeunes », a-t-il avancé en appelant Berube par son surnom. « Il m'a beaucoup aidé à améliorer mon jeu et c'est un peu grâce à lui si je suis avec les Blues. Il m'a fait comprendre l'importance d'être un joueur fiable dans toutes les situations. Il me répétait qu'il ne fallait pas que les entraîneurs craignent de m'utiliser dans les fins de matchs.

« J'ai beaucoup travaillé sur mon jeu sur toute la longueur de la patinoire. Avant cette saison, je voulais améliorer ma constance et j'estime avait fait un pas vers l'avant. »

Blais a encore fait la navette entre la LAH et la LNH en saison régulière. Il a récolté 18 points en 26 matchs dans l'uniforme du Rampage de San Antonio et quatre points en 32 rencontres avec les Blues. Il a subi une blessure en mars qui est venue freiner un bel élan, selon Berube.

« J'apprécie Samuel depuis que je l'ai eu sous mes ordres. Il avait réussi près de 30 buts à sa première saison (26 en 75 matchs). C'est un joueur habile », a-t-il noté.

« Il jouait très bien cette saison avant de se blesser. Il n'était pas disponible pour jouer au début des séries. Il préconise un style physique et il est très bon avec la rondelle. Il complète bien Ryan (O'Reilly) et David (Perron). Les trois font très bien ensemble. »

Video: MTL@STL: Superbe effort individuel de Blais

Blais ne demande pas mieux que de leur créer plus d'espace afin de manœuvrer en territoire offensif.

« Ce sont deux très bons joueurs dans la ligue, les a-t-il décrits. C'est facile de jouer avec eux. Ils sont très intelligents avec la rondelle. J'essaie simplement d'être le premier en échec-avant, de remporter mes batailles et leur donner la rondelle. Ils vont s'occuper du reste. »

L'ancien des Tigres de Victoriaville et des Islanders de Charlottetown dans la LHJMQ a souligné que ça lui facilite la tâche d'avoir le Sherbrookois Perron à ses côtés parce qu'ils peuvent échanger dans leur langue maternelle.

« C'est plus facile de nous comprendre, a-t-il dit. Et Ryan est un bon vétéran, ce n'est pas compliqué de jouer avec lui. »

Blais a peaufiné le volet robustesse à la suite de la métamorphose physique qu'il a opérée après avoir été un choix de sixième tour des Blues (176e au total) en 2014. À l'âge de 17 ans, il mesurait 5 pieds 9 pouces et il pesait 165 livres. Il dit avoir connu une forte poussée de croissance à 19 ans. Maintenant rendu à 22 ans, il dit même croire avoir encore grandi un peu au cours de la dernière année.

Il a indiqué avoir accueilli avec beaucoup de joie l'arrivée de Berube à la barre des Blues, le 19 novembre.

« Nous avons toujours entretenu une bonne relation ensemble. Il me connaissait, je savais ce que je devais faire et ce qu'il s'attendait de moi. J'avais juste à jouer mon style, dans le fond », a-t-il conclu.

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