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Après avoir connu une campagne en deçà des attentes, Pekka Rinne profite maintenant de la pause de la saison de la LNH pour recharger ses batteries et espérer rebondir si retour au jeu il y a.

Le gardien des Predators de Nashville a affiché un dossier de 18-14-4 et trois blanchissages cette saison en 36 matchs (35 départs). Sa moyenne de buts accordés de 3,17 et son pourcentage d'arrêts de ,895 sont les pires depuis qu'il est devenu un joueur régulier dans la LNH en 2008-09. Pourtant, il y a à peine deux ans, Rinne avait remporté le trophée Vézina à titre de meilleur gardien du circuit. Mais cette saison, il a divisé la tâche devant le filet avec Juuse Saros, dont la fiche a été de 17-12-4 avec une m.b.a. de 2,70, un pourcentage d'arrêts de ,914 et quatre blanchissages en 40 parties (34 départs).

« Je réalise que je n'ai pas eu une bonne saison jusqu'à présent, mais en même temps, j'essaye d'utiliser le temps libre que nous avons à mon avantage, a expliqué Rinne, lundi. Lors des premières semaines, j'ai relaxé et j'ai passé en revue la saison. Puis, j'ai recommencé à me préparer pour être prêt pour cette saison. Si on ne revient pas au jeu, je pense qu'au moins, je vais avoir une longueur d'avance dans mon entraînement pour la prochaine année.

« Peu importe ce qui arrive, j'essaye de rester positif. J'essaye d'en profiter au maximum. Je pense et je souhaite qu'on revienne sur la glace plus tôt que tard. »

Si la saison de la LNH devait reprendre, et si les Predators participent aux séries éliminatoires, il pourrait s'agir pour Rinne de sa dernière chance de remporter la Coupe Stanley. Nashville (35-26-8) est à égalité avec les Canucks de Vancouver pour la deuxième place dans l'Association de l'Est. Les Predators ont repris du poil de la bête depuis la nomination de John Hynes comme entraîneur-chef avec un dossier de 16-11-1 lors des 28 matchs depuis le congédiement de Peter Laviolette, le 7 janvier. Rinne avait atteint la Finale de la Coupe Stanley en 2017, mais avait été éliminé par les Penguins de Pittsburgh en six parties.

« C'est mon objectif, notre objectif, a-t-il souligné. Je continue d'espérer. Je demeure optimiste qu'on va recommencer à jouer et qu'on pourra tenter notre chance à nouveau. C'est certain que ça nous manque, mais en ce moment, tout le monde dans la Ligue est dans cette situation. On fait face à ce défi différemment, mais on doit tous y faire face. »

Rinne avait été repêché en huitième ronde (258e) par les Predators en 2004. Il détient les records de l'organisation pour les matchs disputés (659), les victoires (359) et les blanchissages (58). Il maintient qu'il n'a pas réfléchi à son avenir s'il devait devenir joueur autonome sans compensation au terme de la saison 2020-21, la dernière année d'un contrat de deux ans d'une valeur annuelle de 5 millions $.

Si les Predators obtiennent une autre chance de remporter la Coupe Stanley, Rinne maintient qu'il n'aura pas besoin de beaucoup de temps pour se préparer.

« On a déjà joué beaucoup de hockey, donc ça aide. Nous avons été sur la glace durant toute la saison. En ce moment, on a cette pause de cinq semaines. J'imagine que tout le monde trouve le moyen de s'entraîner à la maison. Je pense que ce serait bénéfique pour tous les joueurs si on pouvait se regrouper et avoir quelques semaines en équipe, et peut-être même en étant en plus petits groupes une semaine avant.

« On va reprendre le rythme assez rapidement si on réussit à faire cela. Avec la situation actuelle et le temps que nous avons de disponible devant nous, on doit être prêt mentalement pour une reprise des activités rapide. »