MONTRÉAL – Alexandre Carrier n’aura pas eu besoin d’épater la galerie d’un bout à l’autre de cet affrontement face aux Canucks de Vancouver pour mériter le titre de première étoile du match et avoir l’honneur de porter le fameux chapeau de loup, remis par ses pairs dans le vestiaire.
Le défenseur québécois a touché la cible deux fois en l’espace de 20 secondes, récoltant son 100e point en carrière au passage, pour mettre son grain de sel dans cette victoire de 6-3.
« Tout le monde est content pour lui, a souligné l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Une bonne présence, et il est la première étoile (rires). Quand des joueurs qui respectent la game et qui travaillent tout le temps sont récompensés, c’est bon pour l’enthousiasme de l’équipe. »
Il fallait voir les expressions faciales de ses coéquipiers Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov, Oliver Kapanen et Lane Hutson après sa deuxième réussite pour comprendre ce qu’avançait le pilote. Les quatre l’ont rejoint avec un large sourire qui trahissait un certain étonnement.
Carrier ne les a pas habitués à de telles prouesses offensives. Il n’avait qu’un but en 45 matchs, et n’avait jamais réussi de doublé dans la LNH. Il l’avait réalisé une fois à sa première saison dans la Ligue américaine, et une autre fois dans la LHJMQ, avec les Olympiques de Gatineau.
L’arrière de 29 ans est d’ailleurs passé à une seconde d’égaler la marque de Larry Robinson pour les deux buts les plus rapides par un défenseur dans l’histoire du Tricolore.
« C’est incroyable, a lancé le principal intéressé devant son casier. Je suis super reconnaissant. Je ne me souviens pas trop de la dernière fois que c’était arrivé. De le faire ici, à la maison, au Centre Bell, et d’aller chercher les deux points, c’est spécial. […] Être à une seconde de Larry Robinson, je vais le prendre! »
Ces deux buts ont été le simple reflet de l’amélioration constante de Carrier, cette saison. Parce qu’il a connu des passages à vide dans les premiers mois de la campagne, et il a eu droit à des points de presse moins plaisants lors desquels il devait répondre aux questions sur ses propres difficultés.





















